Le meilleur sans vouloir l’impossible

Je retrouve aujourd’hui Sofiane et Cédric accompagnés de Bruno.
Je plaisante avec Cédric qui est habillé « comme pour aller au cinéma », chaussures de ville, pantalon en conséquence … Bruno a même dû lui prêter une veste, il ne fait pas si chaud que ça. Ces adultes doivent aussi apprendre à s’habiller, à acquérir une certaine autonomie, il pédalera comme ça … D’ailleurs, il laissera un bout de l’ourlet gauche du pantalon dans le pédalier, la prochaine fois je prendrai la paire de pinces pantalon que j’ai à la maison.
Cédric a des problèmes d’audition et d’élocution, on a du mal à comprendre ce qu’il dit mais ça ne l’empêche pas de communiquer. Il est d’ailleurs très bavard, et il pédale aussi !

Tous les deux sont visiblement très contents de monter sur les tandems, ils me connaissent assez bien maintenant, nous nous serrons vigoureusement la main, Sofiane est toujours aussi rieur et passionné de musculation, « Je fais des pompes ! » dira-t-il en pédalant. Pour lui, la difficulté est de garder les pieds sur les pédales. Avec Bruno, on pense à équiper le vélo de cale-pieds coques.
Bonne partie de rigolade aussi quand le deuxième tandem se couche à cause d’un flaque d’eau boueuse plus profonde que prévue ou au passage d’une branche un peu grosse au sol… Sofiane aimerait bien nous voir tomber nous aussi !
Grosse tape dans la main avec Cédric après avoir gravi une pente légère « à fond » !

« Le meilleur sans vouloir l’impossible », c’est la devise de l’Association Marie-Louise. Je suis content d’y participer peut-être avec mes tous petits moyens, je l’écris avec beaucoup d’humilité au regard de ce que font d’autres bénévoles.
On en discute avec Bruno : le tandem permet à certains d’accéder au vélo, chose qu’ils ne pourraient faire seul, ils découvrent donc un « nouveau monde ».
Et voir leurs réactions, leur plaisir ou leurs émotions quand on pédale avec eux sur ces chemins parfois pas si évidents que ça (il y a de la caillasse, des racines, ça glisse, c’est pentu …) ne peut que conforter l’idée que ça vaut le coup de faire ça.
Je donne 2 heures de mon temps une fois par mois, c’est rien et j’y prends moi aussi du plaisir.

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