Hobo Gravel – Also in english

Hobo a une étymologie incertaine : il pourrait signifier « vagabond », « chemineau » (à ne pas confondre avec « cheminot » même si les hobos aux États-Unis se déplaçaient clandestinement en train, plutôt de marchandises …), « trimardeur », pourrait résulter de la contraction de l’anglais « homeless bohemia » avec le terme slave « robotnik » (ouvrier, travailleur forcé), ou de « Hoboken », ville du New Jersey, point de départ de nombreuses lignes ferroviaires empruntées par les trimardeurs, ou de « Hoe boy », employé de ferme ou « Ho boy ! », de la contraction de « homeless boy » (garçon sans maison), « Hoe boy » aurait aussi été crié par les chauffeurs de locomotive pour avertir les routards et leur demander de dégager la voie au passage du train …
Les hobos, travailleurs sans domicile fixe, se déplaçaient de ville en ville, se cachant dans les trains de marchandise et vivaient de travaux saisonniers.
Pour les amateurs de bande dessinée (une de mes passions), je recommande chaudement la BD « O’boys » aux Éditions Dargaud.

Quel rapport avec le Gravel ? Cette idée d’errance, de liberté de déplacement, au gré des chemins rencontrés, san but fixe …

Nouvelle thématique dans mes balades gravellistiques, façon bikepacking léger : partir d’un point A vers un point B pas si éloigné mais en faisant un bon détour, en choisissant tout de même une direction, en variant ensuite en fonction du terrain et de la météo …

Première balade Hobo Gravel sur deux jours prévue samedi au départ de la maison pour aller à Fonsorbes le lendemain matin pour un repas de famille, Fonsorbes étant à une quarantaine de kilomètres de la maison. Petits calculs : je pars samedi matin vers 7 heures (peut-être plus tôt, j’ai rajouté ça après coup car la balade samedi va aller crescendo voire exponentiellement question dénivelé positif …), je roule jusqu’à la nuit et un peu plus (22 heures, soit 15 heures sur le vélo), je prévois un bivouac de 6 heures, je repars donc dimanche à 4 heures pour être à Fonsorbes avant midi, soit 8 heures de vélo … Je peux donc parcourir un bon 200 km samedi et un bon 100 km dimanche.
Maintenant le choix de la direction, je consulte les prévisions météorologiques : pourquoi pas vers l’Est puis le Sud pour voir la montagne samedi, la « fenêtre » météo semble bonne plein Sud et vers l’Ariège et le Couserans … Je prends mon compas, place la pointe sur Garidech, rayon de 200 km, je trace l’isochrone (à vol d’oiseau) ; ensuite pointe sur Fonsorbes et iscohrone de 100 km ; je dois donc trouver un point entre ces deux isochrones (donc à 150 km) pour répondre à la problématique, ça en fait des chemins possibles … Pourquoi pas un bivouac de luxe à Villeneuve, en vallée de Bellongue, dans notre maison de famille ?

Je ferai quelques balades Hobo Gravel en bikepacking très léger sur des week-ends, j’ai quelques destinations en tête, quelques cabanes ou abris … Et j’essaierai de partir de plus en plus sans trace trop définie … L’aventure tout près de chez soi !

Je traverse d’abord Toulouse vers 6h50, lendemain de soirées festives et arrosées, la Place du Capitole est déserte …
Je vais suivre la vallée de la Garonne en prenant un peu de hauteur après Muret pour suivre le Gr 861 Via Garona que je connais bien. Si vous ne le connaissez pas, ne vous arrêtez pas à cette dénomination « Garona », il surplombe souvent la Garonne, offre de superbes points de vue, et il est très vallonné, les pentes sont toutes à deux chiffres, entre 10 et 19 % …
Je me rends compte que le périple initialement prévu risque d’être très dur, je n’ai aucune obligation, rien à prouver, je vais donc pousser jusqu’à 120 bornes environ et aviserai alors si je continue ou si je fais demi-tour …
Je quitte le Gr 861 et pars sur les coteaux, pourquoi ne pas passer à Rieux-Volvestre pour la pause casse-croûte ? Je navigue avec la carte, le GPS a amené cette belle évolution de voir la carte défiler devant tes yeux, j’ai un bon nombre de cartes IGN Top25 à la maison, couvertes de tracés aux feutre …

Rieux-Volvestre est très joli bourg historique sur lequel j’ai déjà écrit et où je suis passé plusieurs fois, pittoresque par sa cathédrale imposante, ses maisons à colombage ou ses fêtes du Papogay qui se déroulent le premier dimanche de mai avec le défilé costumé et le tir des archers sur le Papogay.
Je continue en allant chercher l’itinéraire cyclable de la Garonne à Saint-Julien sur Garonne, je pousse jusqu’à Cazères, puis Boussens, je décide de continuer jusqu’à Valentine pour ensuite piquer plein Sud vers Encausse-les-Thermes où je verrai si je rejoins directement le Portet d’Aspet, passage obligatoire, à quelle heure ?

Magnifique liaison descente enduro-gravel sur Encausse-les-Thermes depuis le Cap de Lastodet, la montée par la forestière a été rude …

Je fais une pause à Encausse-les-Thermes et son eau merveilleuse … C’est en 1921 qu’Encausse-les-Bains prenait le nom d’Encausse-les-Thermes. Le village était alors une station thermale réputée dans le traitement du paludisme, des maladies hépatiques et de l’hypertension et devint station classée en 1929. L’exploitation thermale s’étant interrompu en 1968, les anciens thermes accueillent aujourd’hui le Centre National des Arts de la Rue, Pronomade(s) en Haute-Garonne.

Je reste sur les routes pour aller au plus court au Pont de l’Oule et attaquer les derniers kilomètres du Portet d’Aspet. J’aperçois les ruines du château de Plech, qui était jadis un des six châteaux qui protégeaient la vallée du Job.
Je savais que la montée du Portet d’Aspet depuis le Pont de l’Oule serait laborieuse : elle n’est pas longue (c’est long pour y arriver et ça monte), 4,4 km pour plus de 9% de pente moyenne… Cela a été très laborieux … Je me suis arrêté à la hauteur de la stèle érigée en mémoire de Fabio Casartelli, tombé dans la descente du col lors d’une grosse étape du Tour le 18 juillet 1995. Le port du casque n’était pas encore indiscutable …

Je suis arrivé à Villeneuve à 20 h, 175 km, 12 heures de vélo, + 2820 m de D+, la vitesse moyenne n’est pas fantastique mais ce n’est pas ce que je cherche (et je n’en ai pas les moyens, de faire plus vite s’entend) et quand tu navigues à la carte, même si la carte défile sous tes yeux, tu vas moins vite. J’ai de quoi manger chaud, je repartirai très tôt pour une bonne centaine de bornes beaucoup plus faciles, il risque de faire froid …

Sur le vélo à 6h, petit-déjeuner et je m’engage sur la V81 jusqu’à Roquefort-sur-Garonne. De là, je vais piquer au plus droit vers Fonsorbes : Mondavezan, Le Fousseret, le Bois-de-Pierre, Bérat, Lherm, Labastidette. Je vais souvent longer le Canal de Saint-Martory, ce canal d’irrigation est construit par la Compagnie d’irrigation entre 1866 et 1877, sur décret de Napoléon III.

Le coin est prisé des cyclotouristes ou des coureurs à l’entraînement, je vais en croiser un bon nombre.

J’arrive vers 11h30 à Fonsorbes … 285 bornes pour plus de 3000 m de D+, la quasi-totalité du dénivelé positif cumulé entre le 37ème et le 77ème km puis entre le 133ème et le 163ème

La trace :

https://www.visugpx.com/ElBKkdh1Zi

Hobo Gravel – Also in french

Hobo has an uncertain etymology: it could mean « vagabond », « chemineau » (not to be confused with « cheminot », even though hobos in the U.S. traveled clandestinely by train, rather a freight train…. ), « trimardeur », could result from the contraction of « homeless bohemia » with the Slavic term « robotnik » (worker, forced laborer), or from « Hoboken », town in New Jersey, starting point of many rail lines used by trimardeurs, or from « Hoe boy », farm employee or « Ho boy! « Hoe boy » would also have been shouted by locomotive drivers to warn backpackers to clear the track as the train passed…
Hobos, workers with no fixed abode, moved from town to town, hiding out on freight trains and living off seasonal work.
For fans of comics (one of my passions), I highly recommend the comic book « O’boys » published by Éditions Dargaud.

What does this have to do with Gravel? The idea of wandering, of freedom of movement, following the paths you come across, without a fixed goal…
A new theme in my gravel rides, light bikepacking style: setting off from point A to a not-so-distant point B, but taking a good detour, choosing a direction all the same, then varying according to the terrain and the weather …

First two-day Hobo Gravel ride planned for Saturday, starting from home and going to Fonsorbes the next morning for a family meal, Fonsorbes being about forty kilometers from home. Let’s do the math: I’ll leave Saturday morning around 7am (maybe earlier, I added that after the fact, as the ride on Saturday is going to go crescendo, even exponentially in terms of positive altitude difference…), I’ll ride until dark and a little longer (10pm, i.e. 15 hours on the bike), I’m planning a 6-hour bivouac, so I’ll leave Sunday at 4am to be in Fonsorbes before noon, i.e. 8 hours on the bike… So I can cover a good 200 km on Saturday and a good 100 km on Sunday.
Now it’s a question of direction, so I’m consulting the weather forecast: Why not head east then south to see the mountains on Saturday, as the weather « window » looks good due south and towards the Ariege and Couserans regions… I take my compass, place the point on Garidech, radius 200 km, I trace the isochrone (as the crow flies); then point on Fonsorbes and iscohrone 100 km; so I have to find a point between these two isochrones (so 150 km) to answer the problem, that makes a lot of possible paths … Why not a luxury bivouac in Villeneuve, in the Bellongue valley, in our family home?

I’ll be doing a few Hobo Gravel rides in very light bikepacking on weekends, I’ve got a few destinations in mind, a few huts or shelters … And I’ll be trying to set off more and more without too many tracks … Adventure close to home!

First, I cross Toulouse at around 6.50 am, the day after a festive, drunken evening, and the Place du Capitole is deserted…
I’m going to follow the Garonne valley, taking a little elevation after Muret to follow the Gr 861 Via Garona, which I know well. If you don’t know it, don’t let the name « Garona » stop you – it often overlooks the Garonne, offers superb views, and is very hilly, with all gradients in double figures, between 10 and 19% …

I realize that the journey I had initially planned is likely to be very tough, I have no obligations, nothing to prove, so I’ll push on to around 120 km and then decide whether to continue or turn back …
I leave Gr 861 and head for the hills, why not stop off at Rieux-Volvestre for a snack break? I navigate with the map, the GPS has brought about this wonderful evolution of seeing the map scroll before your eyes, I have a good number of IGN Top25 maps at home, covered with felt-tip tracings …

Rieux-Volvestre is a very pretty historic town, about which I’ve already written and which I’ve visited several times, picturesque for its imposing cathedral, its half-timbered houses and its Papogay festival, which takes place on the first Sunday in May with a costume parade and archers shooting at the Papogay.
I continue on to find the Garonne cycle route at Saint-Julien sur Garonne, push on to Cazères, then Boussens, decide to continue to Valentine and then head due south to Encausse-les-Thermes, where I’ll see if I can go straight to Portet d’Aspet, a compulsory passage, at what time?

Magnificent downhill enduro-gravel link to Encausse-les-Thermes from Cap de Lastodet, the climb through the forest was tough …

I take a break at Encausse-les-Thermes and its marvellous water … It was in 1921 that Encausse-les-Bains took the name of Encausse-les-Thermes. At the time, the village was a renowned spa for the treatment of malaria, liver disease and hypertension, and became a classified resort in 1929. The thermal baths ceased to operate in 1968, and are now home to the Centre National des Arts de la Rue, Pronomade(s) in Haute-Garonne.

I stay on the roads to get to the Pont de l’Oule as quickly as possible and tackle the last few kilometers to Portet d’Aspet. I can see the ruins of Château de Plech, once one of the six castles protecting the Job valley.
I knew that the climb up to Portet d’Aspet from Pont de l’Oule would be laborious: it’s not long (it’s long to get there and it’s uphill), 4.4 km with an average gradient of over 9%… It was very laborious… I stopped at the stele erected in memory of Fabio Casartelli, who fell on the descent of the pass during a major stage of the Tour on July 18, 1995. Wearing a helmet was not yet indisputable…

I arrived in Villeneuve at 8 p.m., 175 km, 12 hours of cycling, + 2820 m of D+, the average speed isn’t fantastic, but it’s not what I’m looking for (and I don’t have the means to go faster) and when you navigate by map, even if the map scrolls before your eyes, you don’t go as fast. I’ve got something to eat, and I’ll be setting off again very soon for a good hundred or so much easier kilometers, as it’s likely to be cold…

On the bike at 6am, breakfast and off I go on the V81 to Roquefort-sur-Garonne. From there, I’ll head straight for Fonsorbes: Mondavezan, Le Fousseret, Bois-de-Pierre, Bérat, Lherm, Labastidette. I often ride along the Canal de Saint-Martory, an irrigation canal built by the Compagnie d’irrigation between 1866 and 1877, by decree of Napoleon III.

The area is popular with touring cyclists and runners in training, and I’ll come across quite a few of them.

I arrive in Fonsorbes at around 11.30 am… 285 km with over 3000 m of vertical drop, almost all of it between the 37th and 77th km, then between the 133rd and 163rd km …

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