La journée d’hier sur le tandem avec Cédric, bien remplie, m’a bien entamée, je l’ai senti aujourd’hui …

Ça faisait bien longtemps que je n’avais pas roulé la voir romaine entre Lavaur (plus précisément Massac-Séran) et Puylaurens, sensation de redécouvrir bien agréable.

Ça faisait aussi un petit moment que je n’avais roulé que pour moi, sans « travailler » à des traces pour Ô Gravel, pour l’école ou autres … Toujours un grand plaisir de partager, d’autant plus quand les retours sont positifs (grosse déception par contre quant au nombre de participants au dernier Ô Gravel Grand Tour mais très belle journée malgré tout passée avec les bénévoles de l’association, les partenaires et les participants), toujours un grand plaisir de proposer aux gamins une jolie sortie vélo, à la partager avec les adultes encadrants, toujours un grand plaisir de rouler avec la famille Ô Gravel, mais j’ai besoin aussi (comme tout le monde) de moments solo, ce n’est pas égoïste, ça fait du bien, pas de contrainte horaire, personne à encadrer, rouler en totale liberté, à la carte.


À la carte donc, l’envie de revenir sur cette superbe voie romaine jusqu’à Puylaurens, ne pas se fier aux premiers kilomètres sur une ligne de crête, le parcours va rapidement jouer aux montagnes russes, la Cocagne est vallonnée, les montées présentent très souvent des pourcentages de pente à 2 chiffres, entre 10 et 15 % voire un peu plus, il faut se la gagner, les paysages et panoramas sont magnifiques.
« Romaine » est entre guillemets, le chemin existe depuis des siècles, le coin a bien été occupée pendant l’époque gallo-romaine mais il s’agirait plutôt d’une très ancienne voie médiévale voire protohistorique réutilisée au fil des temps. Aujourd’hui elle est prisée des randonneurs en tous genres, offrant de vastes panoramas sur la Montagne Noire, le château de Magrin (où je suis passé en suivant la jolie variante du Chemin du pastel à la Serre), les coteaux tarnais et, par temps clair, les Pyrénées.



J’ai souvent écrit sur le sujet : Le Pays de Cocagne, avant d’être une expression désignant abondance et prospérité, est une région historique située principalement entre Toulouse, Castres et Carcassonne. Son nom vient de la « cocagne », une boule de feuilles de pastel séchées utilisée aux XVe et XVIe siècles pour produire une teinture bleue très recherchée en Europe.
Grâce au commerce du pastel, cette région connut une prospérité exceptionnelle avant l’arrivée de l’indigo venu d’Asie. De riches marchands firent bâtir hôtels particuliers, châteaux et pigeonniers dont plusieurs subsistent aujourd’hui. Les villes de Lavaur, Revel, Castelnaudary et Gaillac furent parmi les centres majeurs de cette richesse.
Le Pays de Cocagne correspond aujourd’hui à un paysage vallonné de coteaux fertiles dominé par les cultures agricoles, entre la vallée du Tarn, la plaine toulousaine et les contreforts de la Montagne Noire. Il se caractérise par ses bastides, ses villages perchés, ses pigeonniers et ses vastes panoramas.
À la carte, je suis parti tôt pour un Gran Fondo ou un peu plus avec l’envie de suivre la voie romaine jusqu’à Puylaurens et ensuite peut-être rejoindre Castres puis Lautrec.



Pas de vent jusqu’à Puylaurens, le vent s’est bien levé ensuite, d’Ouest-Nord-Ouest, donc de face pour le retour, j’ai donc choisi de ne pas pousser jusqu’à Castres (et un peu plus loin) et de me balader sur les sentiers balisés autour de Puylaurens (sentier d’Ardiale puis de Saint-Sébastien) puis de revenir façon cyclo par la vallée de l’Agout en essayant de ne pas trop passer pas la D112 et la D14 ou la D49 très passantes …
Très jolis sentiers, du travail d’entretien même si en certains endroits les herbes étaient un peu hautes, ça ne me pose pas problème, c’est juste plus énergivore. Belle alternance de sentiers ou pistes bien dégagées et passage plus confidentiels, pas mal de passages ombragés aussi.
Pour terminer après Lavaur et le passage à Saint-Agnan avant de suivre la D40 elle aussi assez passante, petit détour par le Lac du Laragou puis remontée à Saint-Jean par le « Petit Tourmalet » bien connu des cyclistes du coin, la journée avait commencée toujours par Saint-Jean-Lherm par la montée que je dénomme personnellement le « Petit Col », façon de bien se mettre en condition.
Pour l’anecdote historique, Puylaurens réclame l’origine de notre Marianne républicaine : la première mention écrite connue du nom « Marianne » pour désigner la République française apparaît à Puylaurens en octobre 1792 dans la chanson occitane La Garisou de Marianno (« La guérison de Marianne »), composée par le cordonnier et troubadour puylaurentais Guillaume Lavabre.
Dans cette chanson, « Marianne » symbolise la jeune République, guérie des maux de la monarchie. Le prénom, très répandu parmi les femmes du peuple dans le Midi à cette époque, a ensuite été repris et popularisé par les républicains.
La trace / The track : https://www.visugpx.com/jmJvSWuFc5
Gravel Cocagne, Agout cycle ride, à la carte – Also in French


Yesterday’s busy day out on the tandem with Cédric really took it out of me; I could feel it today …
It had been a long time since I’d ridden the Roman road between Lavaur (more precisely Massac-Séran) and Puylaurens; it was a lovely feeling to rediscover it.




It had also been a while since I’d ridden just for myself, without ‘working’ on routes for Ô Gravel, for school or anything else… It’s always a great pleasure to share, especially when the feedback is positive (a big disappointment, however, regarding the number of participants in the last Ô Gravel Grand Tour, but a lovely day nonetheless spent with the association’s volunteers, partners and participants), always a great pleasure to offer the kids a lovely bike ride, to share it with the supervising adults, always a great pleasure to ride with the Ô Gravel family, but I also need (like everyone else) some time on my own; it’s not selfish, it does you good – no time constraints, no one to look after, riding in total freedom, on my own terms.
So, if you’re up for it, you’ll want to return to this superb Roman road all the way to Puylaurens. Don’t be fooled by the first few kilometres along the ridge – the route soon turns into a rollercoaster ride. The Cocagne region is hilly, and the climbs very often have double-digit gradients, ranging from 10 to 15 per cent or even a little more; you have to earn it, but the landscapes and views are magnificent.

‘Roman’ is in inverted commas; the path has existed for centuries. The area was indeed occupied during the Gallo-Roman period, but it is more likely a very ancient medieval or even protohistoric route that has been reused over time. Today it is popular with hikers of all kinds, offering sweeping views of the Montagne Noire, Magrin Castle (which I passed on the lovely detour via the Chemin du Pastel à la Serre), the Tarn hillsides and, on a clear day, the Pyrenees.
I have often written on this subject: the Pays de Cocagne, before becoming an expression denoting abundance and prosperity, was a historical region situated mainly between Toulouse, Castres and Carcassonne. Its name derives from ‘cocagne’, a ball of dried woad leaves used in the 15th and 16th centuries to produce a blue dye that was highly sought-after in Europe.
Thanks to the woad trade, this region enjoyed exceptional prosperity before the arrival of indigo from Asia. Wealthy merchants had mansions, castles and dovecotes built, many of which still stand today. The towns of Lavaur, Revel, Castelnaudary and Gaillac were among the major centres of this wealth.
The Pays de Cocagne is now a rolling landscape of fertile hillsides dominated by agricultural crops, situated between the Tarn valley, the Toulouse plain and the foothills of the Montagne Noire. It is characterised by its fortified towns, hilltop villages, dovecotes and sweeping panoramas.


I set off early for a Gran Fondo or a bit further, keen to follow the Roman road to Puylaurens and then perhaps on to Castres and Lautrec.
There was no wind until Puylaurens, but it picked up considerably after that, blowing from the west-north-west – so head-on for the return journey – so I decided not to push on to Castres (and a bit further) and instead to explore the marked trails around Puylaurens (the Ardiale trail then the Saint-Sébastien trail) before cycling back through the Agout valley, trying to avoid the busy D112, D14 and D49 as much as possible…


Very pretty paths, well-maintained, even if the grass was a bit long in places; that doesn’t bother me, it just takes a bit more effort. A lovely mix of clear paths and tracks and more secluded sections, with plenty of shaded stretches too.
To finish, after Lavaur and the stretch through Saint-Agnan before following the D40—which is also quite busy—I took a short detour via Lac du Laragou, then climbed back up to Saint-Jean via the ‘Petit Tourmalet’, well known to local cyclists. the day had started, as always, in Saint-Jean-Lherm with the climb I personally call the ‘Petit Col’, a good way to get into shape.

As a historical anecdote, Puylaurens claims to be the birthplace of our republican Marianne: the first known written mention of the name ‘Marianne’ to refer to the French Republic appears in Puylaurens in October 1792 in the Occitan song La Garisou de Marianno (‘The Healing of Marianne’), composed by the Puylaurens-based cobbler and troubadour Guillaume Lavabre.
In this song, ‘Marianne’ symbolises the young Republic, healed of the ills of the monarchy. The name, which was very common amongst working-class women in the Midi at that time, was subsequently adopted and popularised by the Republicans.
Translated with DeepL.com (free version)









