60ème sortie tandem avec Marie-Louise, joli anniversaire !

Pas évident de trouver des disponibilités communes, en semaine c’est plus simple, traditionnelle sortie avec les CM1 et CM2 de l’école entre Lapeyrouse-Fossat, Castelmaurou où nous avons pique-niqué au Bois de la Reulle pour rencontrer (c’est aussi une tradition, autour du travail de mémoire) les membres du groupe de recherche du Souvenir français sur les évènements du 27 juin 1944 dans ce bois, et Rouffiac-Tolosan.
Le 27 juin 1944, alors que la Résistance intensifie ses actions après le Débarquement de Normandie, seize résistants détenus à la prison Saint-Michel de Toulouse sont extraits de leurs cellules par la Sipo-SD (police de sécurité allemande). Ils sont conduits au bois de la Reulle, à la limite des communes de Gragnague et de Castelmaurou, au nord-est de Toulouse. Sur place, un détachement de la division SS « Das Reich » encercle la clairière. Les prisonniers sont contraints de creuser leur propre fosse. L’un d’eux, le Catalan Jaume Soldevila, parvient à s’évader avant l’exécution. Les quinze autres sont fusillés puis ensevelis sur place.
Après la Libération, les corps sont exhumés. Dix victimes sont rapidement identifiées, mais cinq demeurent inconnues pendant plusieurs décennies. Grâce aux recherches historiques et aux analyses ADN menées depuis les années 2000, quatre de ces inconnus ont finalement retrouvé leur identité : Charley de Hepcée, Marcel Joyeux, Pierre Cartelet et Jean-Baptiste Giorgetti. Un résistant reste encore non identifié aujourd’hui.
Les quinze victimes identifiées sont Claude Charvet, Pierre Cartelet, Charley de Hepcée, Jean-Baptiste Giorgetti, Joseph Guillaut, Marcel Joyeux, René Joulia, François Labrousse, André Malet, Jean Pruneta, André Raynaud, Émile Séguela, Antoine Sollier, Eugène Teisseire.
Le groupe de recherche se questionne sur la présence possible d’autres corps dans le bois, peut-être des femmes …
Sport, balade et histoire ne sont pas incompatibles, les élèves apprécient chaque fois cette rencontre, quelle meilleure leçon d’Histoire que de se déplacer sur les lieux de mémoire ?
Nous aurions dû arriver beaucoup plus tôt au Bois de la Reulle, la journée a commencé fort …
Nous avions fait la reconnaissance et le marquage du circuit lundi soir, le tracé devait passer sous les ateliers municipaux pour suivre le ruisseau de Bénas et contourner le Coustou par les bois. Il y a toujours un passage un peu gras, nous avions prévu d’y passer à pied.
Il a plu jeudi, j’envoie donc Jean-Pierre vérifier l’état su sentier le long du ruisseau, nous décidons d’éviter les lieux et de contourner par le Chemin des Prairies …
Les groupes se forment, adultes et élèves vérifient l’état des vélos, Tatiana, Émilie et Cédric, mon fidèle partenaire tandem, arrivent avec Alice et Bruno.
Nous nous retrouvons toujours avec grand plaisir, la complicité est immédiate, les trois résidents semblent ravis d’être là avec les enfants. Cédric roule avec moi, Tatiana avec Alice et Émilie avec Bruno.
Nous rejoignons le Chemin des Prairies, chemin en herbe en descente assez douce, les élèves prennent plaisir à le descendre en position descente, debout sur les pédales et reculé …
Et c’est jute après que ça va se gâter : le passage qui suivait était bien sec lundi, là c’était un véritable bourbier, nous y sommes restés 1 heure pour faire 500 m, débrayer les freins avant et arrière des vélos équipés de patins, nettoyer les roues, enlever cette glaise qui bloquaient les roues dans l’eau des flaques, etc. Heureusement, une dame très gentille nous permettra d’utiliser son jet haute-pression Chemin de Lourmet pour nettoyer un peu les vélos.







Cet épisode au départ n’a pas altéré la bonne humeur générale, on en a même plutôt rigolé …
Cédric est toujours très bavard, nous arrivons toujours à communique malgré ses grosses difficultés à articuler, les gestes, l’intonation suffisent à se faire comprendre. Nous avons plaisanté toute la journée.
Émilie, Tatiana et lui ont très bien roulé, la balade était vallonnée et il a eu quelques montées raides, dont celle que rejoint le chemin du Fort à Castelmaurou depuis la coulée verte de Rouffiac.
Tatiana est toujours amoureuse de Sofiane, nous en avons plaisanté, elle pourra lui dire qu’elle a bien pédalé et fort !
Émilie a aussi bien assuré son rôle de coéquipière, en tandem il faut vraiment être coordonnés, un seul ne peut pas pédaler pour deux, bravo à eux trois !
Belle journée partagée avec l’école et Marie-Louise !
