Saint-Cyprien – Étangs, cours d’eau – Also in english 14/07/2026

Belle balade à travers de superbes paysages lagunaires du Golfe du Lion au plus près des eaux avec une petite prise de hauteur du côté des Falaises de la Franqui.

Entre eau douce, eau salée, vignes, garrigue, caillasse, sable, flamants roses et oiseaux migrateurs, lions (ceux de la réserve de Sigean), salines anciennes ou toujours en activité, villages de pêcheurs, stations balnéaires, plages fréquentées, parcs ostréicoles, ce territoire est très riche sur le plan naturel, historique et culturel, tout ce que je cherche quand je me balade à vélo … Avec en toile de fond le Canigou au Sud et le Massif de la Clape au Nord. Le vent a lui aussi façonné à travers les siècles (ou les millénaires) ces paysages … Et il peut rendre la progression à vélo plus exigeante malgré le faible dénivelé. Pour le vigneron, la Tramontane est une alliée précieuse. Elle sèche rapidement les grappes après les pluies, réduit le développement des champignons et permet souvent de limiter les traitements. Ce vent contribue directement à la qualité des raisins.

Sans oublier les odeurs et les sons, senteurs de Méditerranée, de garrigue, cigales (un véritable vacarme !), etc.

Chaque étang, chaque cours d’eau, a sa personnalité.

L’Étang de Canet-Saint-Nazaire, d’environ 8 km² est une lagune littorale séparée de la Méditerranée par un cordon de sable. Alimenté par la Têt et de nombreuses sources, il mêle eaux douces et saumâtres. Classé Natura 2000, il constitue un refuge pour plus de 240 espèces d’oiseaux : flamants roses, hérons, aigrettes, sternes ou encore avocettes. Les anciens marais ont longtemps fourni roseaux, poissons et pâturages.

La Têt, longue d’environ 115 km, prend sa source près du lac des Bouillouses avant de traverser le Conflent puis Perpignan. Elle se jette dans la Méditerranée au Barcarès. Son delta a largement participé à la formation des lagunes du Roussillon. Jadis utilisée pour les moulins et l’irrigation, elle demeure aujourd’hui un axe écologique majeur.

L’Agly naît dans les Corbières et parcourt plus de 80 km avant de rejoindre la Méditerranée près du Barcarès. Son nom viendrait du latin Aquila. Elle traverse des paysages très contrastés : gorges, vignobles réputés de Fitou et Rivesaltes, puis les plaines littorales.

L’Étang de Salses-Leucate, avec près de 5 400 hectares, est l’une des plus vastes lagunes méditerranéennes françaises. Alimenté par de puissantes résurgences karstiques, il possède une eau particulièrement claire. Les traditions ostréicoles y sont très anciennes : huîtres, moules et tellines font partie de son identité. La richesse de sa faune attire flamants roses, grèbes, sternes et nombreux limicoles.

L’Étang de La Palme est une lagune réputée pour son caractère très sauvage. Les vents fréquents, notamment la Tramontane, en font un haut lieu du kitesurf. Les anciens salins témoignent d’une activité économique qui a perduré durant plusieurs siècles. Les flamants roses y sont presque permanents.

L’Étang de Bages-Sigean est la deuxième plus grande lagune du Languedoc, elle couvre près de 5 500 hectares. Bordée de villages pittoresques comme Bages, Peyriac-de-Mer ou Portel-des-Corbières, elle est réputée pour ses anciens pêcheurs, ses cabanes sur pilotis et ses élevages de coquillages. Le paysage mêle sans cesse eau, garrigue et vignobles.

L’Étang de l’Ayrolle, peu profond, fut longtemps exploité pour la production de sel. Son environnement très ouvert accueille une importante avifaune. Les salins abandonnés offrent aujourd’hui un paysage minéral remarquable, où les couleurs changent au fil des saisons.

Le Canal de la Robine relie Narbonne à Port-la-Nouvelle. Son nom vient du mot occitan robina, signifiant « canal ». Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO avec le Canal du Midi, il fut essentiel au commerce régional, notamment pour le vin, les céréales et le sel.

L’Étang du Charlot qui ne l’est pas – Charlot, fait partie du complexe lagunaire narbonnais. Peu connu du grand public, il constitue un espace privilégié pour les oiseaux d’eau et participe à l’équilibre écologique de l’ensemble des lagunes.

L’Étang de Saint-Paul, peu profond, communique avec les autres lagunes du secteur. Il est entouré de sansouïres, de prés salés et d’anciens marais. Son intérêt réside essentiellement dans la biodiversité qu’il accueille.

L’Étang du Doul est unique sur le littoral français. Cette lagune fermée est beaucoup plus salée que la mer, atteignant parfois une salinité proche de celle de la Mer Morte. Cette concentration en sel permet une flottabilité exceptionnelle. Les couleurs de l’eau varient du turquoise au rose selon les saisons et les micro-organismes présents.

L’Étang de Peyriac-de-Mer est célèbre pour ses passerelles en bois qui permettent de traverser les anciens salins. Les tables salantes, les digues et les bassins rappellent plusieurs siècles d’exploitation du sel. C’est aujourd’hui un site majeur pour l’observation des flamants roses.

Lagune, étang, les deux termes sont ici mélangés, vous me le pardonnerez. Un étang est un plan d’eau peu profond (le lac est plus profond et présente des « couches » d’eau qui ne se mélangent pas), quelle que soit son origine ou son eau. La lagune est un terme de géographie côtière, elle définit une étendue d’eau séparée de la mer par un cordon littoral, tout en restant reliée à celle-ci par un ou plusieurs passages naturels (graus, d’où le Grau-du-roi et autres …).

Les vignobles ne manquent pas, chacun aussi avec son caractère : Fitou, Clape, Peyriac, etc. Ils façonnent aux aussi les paysages et font partie intégrante de l’identité de ce territoire.
Ils occupent les coteaux calcaires qui dominent les lagunes, là où les sols sont pauvres et bien drainés. Ils bénéficient d’un climat exceptionnel : plus de 300 jours de soleil par an, des influences maritimes qui tempèrent les chaleurs estivales et surtout de vents fréquents – la Tramontane et le Marin – qui limitent naturellement les maladies de la vigne.



L’A.O.C. Fitou est la plus ancienne A.O.C. de vins rouges du Languedoc (1948). Les vignes s’étendent entre les étangs de Leucate, de Salses et les premiers reliefs des Corbières. Les sols mêlent calcaires, schistes et galets.
Les vins sont dominés par le Carignan, accompagné de Grenache, Syrah et Mourvèdre. Ils offrent souvent des notes de fruits noirs, de garrigue, de thym, de romarin et parfois une légère touche iodée apportée par la proximité de la mer.

Autrefois une île, la Clape est aujourd’hui reliée au continent par les alluvions de l’Aude. Son massif calcaire domine les étangs de Bages-Sigean et la Méditerranée. Ce terroir produit de grands rouges structurés mais aussi des blancs réputés, souvent à base de Bourboulenc, avec une remarquable fraîcheur malgré le climat méditerranéen.

Depuis les hauteurs, les panoramas sur les lagunes sont parmi les plus beaux du littoral occitan.

Il faut aussi citer l’I.G.P. Pays d’Oc autour de Peyriac-de-Mer où les producteurs profitent d’une grande liberté dans le choix des cépages, ce qui donne une belle diversité de vins, des rouges puissants aux rosés très appréciés l’été et l’A.O.C.Côtes du Roussillon plus au sud, entre Canet, Saint-Nazaire et les Albères. Les paysages viticoles changent progressivement. Les influences catalanes deviennent très présentes et les vins prennent souvent davantage de caractère minéral sous l’effet des sols schisteux ou calcaires.

Le vin n’est pas seulement une boisson, mais l’expression d’un climat, d’une géologie, de vents, d’un savoir-faire … À consommer avec modération, et plutôt après avoir pédalé …

Histoire … Le territoire a une histoire très riche, et ce depuis l’Antiquité. Deux sites à mettre en valeur lors de cette balade : la forteresse de Salses-le-Château et le camp de Rivesaltes, deux témoins de notre Histoire.
Le camp est impressionnant pour l’atmosphère qui y règne (il est aussi le témoignage de pages peu glorieuses de l’Histoire, sans tomber dans le mea-culpa ou l’autoflagellation collective, il est bon de ne pas oublier ces moments sombres de notre politique d’asile) et la forteresse est unique en son genre.

Dominant le passage naturel entre les Corbières et les étangs de Salses-Leucate, la forteresse de Salses constitue l’un des plus remarquables ouvrages militaires de la fin du XVe siècle.
À la suite de la destruction du château médiéval par les Français, les Rois Catholiques, Ferdinand d’Aragon et Isabelle de Castille, ordonnent la construction d’une nouvelle forteresse entre 1497 et 1503. Son rôle est de verrouiller la frontière entre les royaumes d’Espagne et de France, à une époque où ce passage est stratégique pour les armées comme pour le commerce.
Son architecture est révolutionnaire : bâtie très bas, protégée par des fossés profonds et des murs pouvant atteindre près de dix mètres d’épaisseur, elle est conçue pour résister à l’artillerie naissante. Elle marque la transition entre le château fort médiéval et les fortifications modernes.
Prise et reprise lors des guerres franco-espagnoles, elle devient définitivement française après le Traité des Pyrénées de 1659, lorsque la frontière est déplacée jusqu’à la chaîne des Pyrénées. Elle perd alors sa fonction militaire essentielle mais demeure aujourd’hui l’un des monuments les mieux conservés de cette période.

Créé en 1935 comme camp militaire, le camp de Rivesaltes connaît au fil du XXᵉ siècle plusieurs affectations. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il devient un camp d’internement où sont retenus des réfugiés espagnols, des Juifs étrangers, des Tsiganes et d’autres personnes considérées comme « indésirables » par le régime de Vichy. Plusieurs milliers de Juifs y sont ensuite transférés vers le camp de Drancy avant leur déportation. Après la guerre, le camp accueille successivement des prisonniers de guerre, puis des harkis et leurs familles à partir de 1962, avant d’être utilisé comme centre de rétention administrative jusque dans les années 2000.

Chaud … Risques d’incendie …

Il a fait chaud encore aujourd’hui même si le ciel était un peu couvert ce matin, il s’est bien dégagé par la suite, 35 °C au plus chaud de la journée, quelques passages ont pu être à l’ombre mais la balade a été le plus souvent exposée au soleil. Suffisamment de haltes à l’ombre pour ne pas surchauffer, je me suis bien hydraté, bien mouillé la tête et le cou quand j’ai pu trouver des points d’eau.
Tous les massifs sont fermés à cause des risques d’incendie, je n’ai pas pu prendre un peu de hauteur au-dessus de Port-la-Nouvelle vers les éoliennes et le Parc Naturel de la Narbonnaise et au-dessus de Fort-Fitou pour profiter du panorama sur l’Étang de Salses (ou de Leucate), j’ai jonglé autour de la D6009 plutôt passante mais la portion que j’ai suivie a un accotement large et bitumé, roulant et sécurisant.

Il a fait chaud, j’ai réduit la balade qui devait dépasser les 200 km et ne suis pas passé (malheureusement peut-être) au centre cosmique de l’univers, le soleil ne m’a pas tapé sur la tête, je n’ai pas non plus viré mystique, c’est Salvador Dali qui a affirmé que la gare de Perpignan était le centre cosmique de l’univers en 1963, le point où toutes les forces du monde convergent. Il aurait, alors qu’il attendait un train, ressenti une révélation cosmique d’une intensité exceptionnelle. Il déclara : « À la gare de Perpignan, j’ai eu une véritable éjaculation mentale. »
Cette affirmation relevait bien sûr moins de la science que de sa démarche artistique, mêlant provocation, mysticisme, humour et surréalisme.
Il immortalisa cette vision dans son immense toile « La Gare de Perpignan » où la gare apparaît comme l’axe de l’univers, entourée de symboles religieux, scientifiques et personnels.

À Saint-Laurent-de-la-Salanque, j’ai repris la Voie verte de l’Agly pour rejoindre le bord de mer au lieu de partir vers Perpignan puis Villeneuve-de-la-Raho pour faire le tour du lac (ou de l’étang) et rentrer.

Le Lac de Villeneuve-de-la-Raho, contrairement aux lagunes précédentes, est un lac artificiel créé dans les années 1970. Sa fonction première est de constituer une réserve d’eau destinée à l’irrigation et au soutien des débits de la Têt. Il est devenu un important lieu de loisirs : voile, aviron, randonnée, cyclisme et observation des oiseaux.

Encore (et toujours) une belle et longue balade à vélo à travers des terroirs, à travers des paysages, à travers les temps, plus que le kilométrage parcouru c’est le plaisir de (re)découvrir des territoires qui anime mes sorties à vélo et le plaisir que je prends à me documenter avant et après et à partager à travers mes compte-rendu … Et toujours quelques passages bien sauvages trouvés, de quoi surprendre même les habitants du coin …

Épizoochorie … Je ne suis pas sûr que cette plante assez commune est bien une Torilis mais vous y avez eu affaire certainement vous aussi. Je suivais une sente où la nature reprend ses droits quand j’en ai repéré de nombreux pieds tout au long, secs mais couverts de petites graines velues qui accrochent bien aux vêtements ou aux poils … Je suis descendu de vélo et l’ai poussé devant moi en espérant ne pas trop en ramasser … En vain, je me suis retrouvé couvert de graines et j’ai passé une bonne vingtaine de minutes ensuite à les enlever … Certaines plantes produisent des graines velues qui s’accrochent aux poils de animaux qui passent, assurant ainsi leur dissémination, c’est cela l’épizoochorie, j’étale ma science …

Mention spéciale au village de Bages, très pittoresque sur son éperon rocheux.

Le vent a aussi été de la partie, c’est de coutume dans ce coin. Marin aujourd’hui, « humide » mais qui donne une sensation de moiteur pas très agréable …

Matériel … J’écris peu sur le matériel que j’utilise, il y a tellement de sites, blogs, vidéos sur les réseaux qui parlent très bien de cela.
Je viens de changer les pneus sur le vélo, je voulais des pneus marrons, à flancs beiges. Je voulais aussi, ce qui pour moi est logique, deux pneus différents, la roue avant étant directrice et la roue arrière motrice. J’ai choisi les Vittoria Terreno pro en 45 mm, le T50 pour l’arrière et le T60 pour l’avant, pneux assez cramponnés mais ça ne sent pas sur du très roulant. J’en suis très content, je les ai testés sur du roulant et sur du bien caillouteux.
Mais je veux citer l’entreprise Vittoria pour une autre raison encore : sa démarche écoresponsable dans le recyclage des pneumatiques de vélo. Peu d’industriels du pneumatique vélo font la démarche de recycler et d’utiliser du recycler pour la confection des pneus : Schwalbe et Vittoria (je ne pense pas en oublier), bravo à eux. Les Vittoria sont recyclables ou recyclés à 92 %, messieurs Michelin et Hutchinson, qu’en dites-vous ?

La trace / The track : https://www.visugpx.com/qePIJ9DNAI

Saint-Cyprien – Ponds, watercourses – Also in French

A lovely walk through the stunning lagoon landscapes of the Gulf of Lion, right by the water’s edge, with a brief climb up to the Franqui Cliffs.

From freshwater, salt water, vineyards, garrigue, scree, sand, flamingos and migratory birds, lions (those from the Sigean reserve), salt pans – both historic and still in use – fishing villages, seaside resorts, busy beaches and oyster farms, this area is incredibly rich in natural, historical and cultural terms – everything I look for when I’m out cycling … With the Canigou to the south and the Massif de la Clape to the north as a backdrop. The wind, too, has shaped these landscapes over the centuries (or millennia)… And it can make cycling more challenging despite the gentle gradient. For the winegrower, the Tramontane is a valuable ally. It quickly dries the grapes after rain, reduces the growth of fungi and often helps to limit the need for treatments. This wind contributes directly to the quality of the grapes.

Not to mention the smells and sounds: the scents of the Mediterranean and the garrigue, the cicadas (a real clamour!), and so on.

Every lake and every stream has its own character.

The Canet-Saint-Nazaire Lagoon, covering an area of around 8 km², is a coastal lagoon separated from the Mediterranean by a sandbar. Fed by the River Têt and numerous springs, it is a mixture of fresh and brackish water. Designated a Natura 2000 site, it provides a refuge for over 240 species of birds, including flamingos, herons, egrets, terns and avocets. The former marshes have long provided reeds, fish and grazing land.

The River Têt, approximately 115 km long, rises near Lake Bouillouses before flowing through the Conflent region and then Perpignan. It flows into the Mediterranean at Barcarès. Its delta played a major role in the formation of the Roussillon lagoons. Once used to power mills and for irrigation, it remains a major ecological corridor today.

The Agly rises in the Corbières and flows for over 80 km before joining the Mediterranean near Le Barcarès. Its name is thought to derive from the Latin ‘Aquila’. It flows through landscapes of great contrast: gorges, the renowned vineyards of Fitou and Rivesaltes, and then the coastal plains.

The Salses-Leucate Lagoon, covering nearly 5,400 hectares, is one of the largest Mediterranean lagoons in France. Fed by powerful karst springs, its waters are exceptionally clear. Oyster farming traditions here date back a very long time: oysters, mussels and tellins are an integral part of its identity. The richness of its wildlife attracts flamingos, grebes, terns and numerous waders.

The Étang de La Palme is a lagoon renowned for its wild, unspoilt character. Frequent winds, particularly the Tramontane, make it a mecca for kitesurfing. The old salt pans bear witness to an economic activity that endured for several centuries. Flamingos are almost permanently resident there.

The Étang de Bages-Sigean is the second-largest lagoon in the Languedoc, covering nearly 5,500 hectares. Bordered by picturesque villages such as Bages, Peyriac-de-Mer and Portel-des-Corbières, it is renowned for its traditional fishermen, its huts on stilts and its shellfish farms. The landscape is a constant blend of water, garrigue and vineyards.

The shallow Étang de l’Ayrolle was long used for salt production. Its very open environment is home to a rich variety of birdlife. The abandoned salt pans now form a striking mineral landscape, where the colours change with the seasons.

The Canal de la Robine links Narbonne to Port-la-Nouvelle. Its name comes from the Occitan word ‘robina’, meaning ‘canal’. Listed as a UNESCO World Heritage Site alongside the Canal du Midi, it was vital to regional trade, particularly for wine, cereals and salt.

The Étang du Charlot – which is not actually called ‘Charlot’ – forms part of the Narbonne lagoon system. Little known to the general public, it is a prime habitat for waterbirds and contributes to the ecological balance of the lagoons as a whole.

The Étang de Saint-Paul, which is shallow, connects with the other lagoons in the area. It is surrounded by sansouïres, salt meadows and former marshes. Its main attraction lies in the biodiversity it supports.

The Étang du Doul is unique on the French coast. This enclosed lagoon is much saltier than the sea, sometimes reaching a salinity close to that of the Dead Sea. This high salt concentration allows for exceptional buoyancy. The colour of the water varies from turquoise to pink depending on the season and the microorganisms present.

The Peyriac-de-Mer Lagoon is famous for its wooden footbridges, which allow visitors to cross the old salt marshes. The salt pans, dykes and basins bear witness to several centuries of salt production. Today, it is a major site for observing flamingos.

Lagoon, pond – the two terms are used interchangeably here; I hope you’ll forgive me. A pond is a shallow body of water (a lake is deeper and has ‘layers’ of water that do not mix), regardless of its origin or the nature of its water. A lagoon is a term used in coastal geography; it refers to a body of water separated from the sea by a coastal strip, whilst remaining connected to it by one or more natural channels (known as ‘graus’, hence the name Grau-du-Roi and others…).

There is no shortage of vineyards, each with its own character: Fitou, Clape, Peyriac, etc. They also shape the landscape and form an integral part of this region’s identity.
They are situated on the limestone hillsides overlooking the lagoons, where the soils are poor and well-drained. They benefit from an exceptional climate: over 300 days of sunshine a year, maritime influences that temper the summer heat and, above all, frequent winds – the Tramontane and the Marin – which naturally limit vine diseases.
The Fitou AOC is the oldest AOC for red wines in the Languedoc (1948). The vineyards stretch between the lakes of Leucate and Salses and the foothills of the Corbières. The soils are a mixture of limestone, schist and pebbles.
The wines are dominated by Carignan, complemented by Grenache, Syrah and Mourvèdre. They often offer notes of black fruit, garrigue, thyme and rosemary, and sometimes a slight hint of the sea brought by the proximity of the coast.
Once an island, La Clape is now connected to the mainland by alluvial deposits from the River Aude. Its limestone massif overlooks the Bages-Sigean lagoons and the Mediterranean. This terroir produces great, structured reds as well as renowned whites, often based on Bourboulenc, with remarkable freshness despite the Mediterranean climate.

From the heights, the panoramic views over the lagoons are amongst the most beautiful on the Occitan coast.

We should also mention the Pays d’Oc PGI around Peyriac-de-Mer, where producers enjoy considerable freedom in their choice of grape varieties, resulting in a fine diversity of wines, ranging from powerful reds to rosés that are very popular in summer, and the Côtes du Roussillon AOC further south, between Canet, Saint-Nazaire and the Albères. The vineyard landscapes change gradually. Catalan influences become very pronounced, and the wines often take on a more mineral character due to the schist or limestone soils.
Wine is not just a drink, but the expression of a climate, a geology, winds and expertise… To be enjoyed in moderation, and preferably after a bike ride…

History … The region has a very rich history, dating back to antiquity. Two sites worth visiting on this walk are the fortress at Salses-le-Château and the Rivesaltes camp, both of which bear witness to our history.
The camp is striking for the atmosphere that pervades it (it also bears witness to some inglorious chapters of history; without resorting to self-reproach or collective self-flagellation, it is important not to forget these dark moments in our asylum policy), whilst the fortress is truly one of a kind.
Overlooking the natural passage between the Corbières and the Salses-Leucate lakes, the fortress of Salses is one of the most remarkable military structures of the late 15th century.
Following the destruction of the medieval castle by the French, the Catholic Monarchs, Ferdinand of Aragon and Isabella of Castile, ordered the construction of a new fortress between 1497 and 1503. Its purpose was to secure the border between the kingdoms of Spain and France, at a time when this passage was of strategic importance for both armies and trade.
Its architecture is revolutionary: built very low to the ground, protected by deep moats and walls up to nearly ten metres thick, it was designed to withstand the nascent art of artillery. It marks the transition from the medieval fortified castle to modern fortifications.


Captured and recaptured during the Franco-Spanish wars, it became definitively French following the Treaty of the Pyrenees in 1659, when the border was moved to the Pyrenees mountain range. It then lost its primary military function but remains today one of the best-preserved monuments of that period.
Established in 1935 as a military camp, the Rivesaltes camp served various purposes throughout the 20th century. During the Second World War, it became an internment camp where Spanish refugees, foreign Jews, Roma and other people considered ‘undesirable’ by the Vichy regime were held. Several thousand Jews were subsequently transferred from there to the Drancy camp prior to their deportation. After the war, the camp successively housed prisoners of war, then Harkis and their families from 1962 onwards, before being used as an administrative detention centre until the 2000s.

Hot … Fire risk …
It was hot again today; although the sky was a bit overcast this morning, it cleared up nicely afterwards. The temperature reached 35 °C at its peak; there were a few stretches in the shade, but for the most part the walk was in full sun. There were enough breaks in the shade to prevent me from overheating; I made sure to stay well hydrated and wet my head and neck whenever I could find a water source.
All the mountain ranges are closed due to the risk of wildfires, so I couldn’t get a bit of height above Port-la-Nouvelle towards the wind turbines and the Narbonnaise Nature Park, nor above Fort-Fitou to enjoy the view over the Étang de Salses (or Leucate). I weaved my way around the rather busy D6009, but the section I followed had a wide, tarmac-surfaced hard shoulder – smooth and safe to cycle on.
It was hot, so I cut short the ride, which was supposed to be over 200 km, and didn’t visit (perhaps unfortunately) the cosmic centre of the universe; the sun didn’t beat down on my head, nor did I become mystical; it was Salvador Dalí who claimed in 1963 that Perpignan railway station was the cosmic centre of the universe, the point where all the forces of the world converge. Whilst waiting for a train, he is said to have experienced a cosmic revelation of exceptional intensity. He declared: ‘At Perpignan station, I had a veritable mental ejaculation. ”
This statement, of course, had less to do with science than with his artistic approach, which blended provocation, mysticism, humour and surrealism.
He immortalised this vision in his immense painting *La Gare de Perpignan*, in which the station appears as the axis of the universe, surrounded by religious, scientific and personal symbols.

In Saint-Laurent-de-la-Salanque, I rejoined the Agly Greenway to head for the coast, rather than setting off towards Perpignan and then Villeneuve-de-la-Raho to go round the lake (or pond) and return.

The Lake at Villeneuve-de-la-Raho, unlike the previous lagoons, is an artificial lake created in the 1970s. Its primary purpose is to serve as a water reservoir for irrigation and to maintain the flow of the River Têt. It has become a major leisure destination: sailing, rowing, hiking, cycling and birdwatching.

Yet again (and as always), a lovely, long cycle ride through the countryside, through the landscapes, through the ages; more than the distance covered, it is the pleasure of (re)discovering these areas that drives my cycling trips, and the enjoyment I get from researching them before and after, and sharing my experiences through my reports … And I always manage to stumble upon a few truly wild spots – enough to surprise even the locals…

Epizoochory … I’m not sure whether this fairly common plant is actually a Torilis, but I’m sure you’ve come across it too. I was following a path where nature is reclaiming its territory when I spotted numerous clumps of it all along the way – dry, but covered in tiny hairy seeds that cling firmly to clothing or body hair … I got off my bike and pushed it along in front of me, hoping not to pick up too many … To no avail – I ended up covered in seeds and spent a good twenty minutes afterwards picking them off … Some plants produce hairy seeds that cling to the fur of passing animals, thus ensuring their dispersal; that’s what epizoochory is – just showing off my knowledge …

A special mention for the village of Bages, which is very picturesque perched on its rocky outcrop.

The wind was also in full force, as is customary in these parts. A sea breeze today – ‘damp’ but giving a rather unpleasant feeling of clamminess…

Equipment … I don’t write much about the equipment I use; there are so many websites, blogs and videos online that cover this topic very well.
I’ve just changed the tyres on my bike; I wanted brown tyres with beige sidewalls. I also wanted – which makes sense to me – two different tyres, as the front wheel steers and the rear wheel provides the drive. I chose the Vittoria Terreno Pro in 45 mm: the T50 for the rear and the T60 for the front. They’re quite knobbly tyres, but that doesn’t seem to affect their rolling efficiency on smooth surfaces. I’m very happy with them; I’ve tested them on both smooth and very stony terrain.
But I want to mention Vittoria for yet another reason: its eco-friendly approach to recycling bicycle tyres. Few bicycle tyre manufacturers take the step of recycling and using recycled material in the manufacture of tyres: Schwalbe and Vittoria (I don’t think I’ve forgotten any), well done to them. Vittoria tyres are 92 per cent recyclable or made from recycled material – what do you say to that, Michelin and Hutchinson?

Translated with DeepL.com (free version)

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