Repas de famille, Volvestre, Arize, Lèze – Also in english

Artigat, petite commune ariégeoise de la vallée de la Lèze en Ariège est malheureusement connue dans les médias – ses habitants en sont bien navrés – pour les supposés liens qu’a pu entretenir ou entretient « l’émir blanc », qui vit dans un hameau de la commune, avec les filières djihadistes et terroristes, Mohamed Merah est passé dans cette communauté. Je n’ai aucune prétention journalistique, je ne fais que relever cette information et laisse soin aux vrais journalistes, à la Police et à la Justice de faire leur travail sur ce sujet.

Artigat, pour ma part, est un lieu mémoriel pour ma belle-famille dont une partie des membres est inhumée dans son cimetière. Chaque année un rendez-vous familial est donné là fin octobre, j’y accompagne souvent mon épouse Sylvie et il m’est déjà arrivé de m’y rendre en vélo, souvent en venant du Couserans à travers le Volvestre, l’Arize ou le Plantaurel, territoires que je connais bien et que j’apprécie. Le coin est superbe, nous y avons souvent roulé aussi avec Ô Gravel, notamment lors d’un Surprise ride musclé entre Vallée de la Lèze et Mas-d’Azil.

Si vous avez la gentillesse de me lire régulièrement vous savez que j’aime bien me rendre aux réunions familiales à vélo et souvent par des itinéraires détournés. La palme revient à un 280 km pour rallier Fonsorbes (une quarantaine de kilomètres depuis la maison) en passant par la vallée de la Garonne et le GR 861, Encausse-les-Thermes, le Col de Portet d’Aspet, quelques heures de pause dans notre maison de Villeneuve-en-Couserand et en revenant par la V81 et en variant par rapport à l’aller dans la vallée de la Garonne pour rejoindre Fonsorbes. Deuxième marche pour un 213 km fait d’une traite le 16 décembre 2023, parti le soir dans la nuit pour arriver le dimanche matin à La Tour-du-Crieu avant tout le monde. Cette nuit avait été une des nuits les plus froides de cet hiver-là, Jacques m’avait accompagné sur une partie du départ le long du Canal du Midi, même bien équipés on avait eu bien froid …

Rendez-vous donc à Artigat samedi 31 octobre pour un hommage puis repas de famille chez les cousins Marie-Noëlle et Bertrand à Durfort, celui près du Fossat …

Je décide y aller de la maison en direction du Volvestre et du Plantaurel le vendredi pour un bivouac léger (sans tente), où ?

Départ donc vers Toulouse et la vallée de la Garonne via le GR 861 avec un petit détour du côté d’Eaunes par ses bois que j’ai découvert récemment et beaucoup apprécié.
Ne pas se fier à la dénomination garonnaise du GR qui pourrait laisser croire qu’en longeant le fleuve l’itinéraire serait plat. Il n’en est rien entre Muret et Rieux-Volvestre où le GR joue aux montagnes russes en suivant les crêtes au-dessus du fleuve, avec des belles pentes mais offrant de superbes panoramas sur le fleuve, les vallées et les Pyrénées …

Saint-Elix-le-Château

J’ai quitté le GR à Capens pour passer au plus près du château de Saint-Élix, remarquable.
Le château actuel a été construit entre 1540 et 1548 pour Pierre Potier de La Terrasse, riche notaire, secrétaire du roi François Ier, capitoul de Toulouse et maître des requête. Il fait appel à Laurent Clary, architecte toulousain auquel on attribue également le dessin du fameux donjon du Capitole.
À l’origine, l’édifice présentait une silhouette beaucoup plus spectaculaire qu’aujourd’hui : un pavillon central cantonné de tours, des fossés, des éléments défensifs et des toitures importantes. Il conservait ainsi une apparence à mi-chemin entre la demeure fortifiée médiévale et le château Renaissance, ce qui est assez caractéristique de la première Renaissance française.
Au fil des siècles, Saint-Élix change plusieurs fois de propriétaires.
Une figure particulièrement célèbre est Françoise de Rochechouart de Mortemart, marquise de Montespan, la fameuse favorite de Louis XIV. Son mari, le marquis de Montespan, compte parmi les seigneurs qui ont possédé le domaine. Celui-ci fait notamment aménager l’orangerie et les écuries.
Au XVIIIᵉ siècle, le château connaît une période particulièrement brillante avec les Ledesmé. Le baron Jean-Charles Ledesmé transforme Saint-Élix en une demeure raffinée et fait notamment intervenir le sculpteur toulousain François Lucas, connu pour son travail à Toulouse. Le parc et les décors intérieurs sont alors considérablement embellis.
Saint-Élix devient alors une résidence mondaine où se retrouve une partie de la haute société toulousaine. Des évêques, magistrats et personnalités de la région y séjournent. Des témoignages anciens décrivent même le château comme une résidence particulièrement luxueuse.
La Révolution française bouleverse évidemment cette histoire.
Les éléments les plus ouvertement féodaux ou militaires du château disparaissent : tours, créneaux et toitures sont en partie arasés et les fossés sont comblés. Le bâtiment perd donc une grande partie de sa silhouette originelle.
Le domaine passe ensuite entre différentes mains. Au XIXᵉ siècle, Saint-Élix reste une demeure importante dans la vie locale. La commune elle-même finira d’ailleurs par prendre officiellement le nom de Saint-Élix-le-Château en 1921, signe de l’importance symbolique du monument dans l’identité du village.
Le XXᵉ siècle est beaucoup plus difficile.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le château est réquisitionné. En 1945, un incendie détruit notamment la toiture et le dernier niveau sous combles, entraînant une longue période d’abandon et de dégradation.
La restauration devient ensuite une véritable aventure patrimoniale. Claude Cambon, qui acquiert le château en 1975, entreprend une restauration importante à partir des années suivantes et cherche à lui rendre l’aspect Renaissance qu’il avait perdu.
Le château est aujourd’hui protégé au titre des Monuments historiques.
Vous pourrez voir au Musée des Augustins la Statue du Grand Baron, portrait en pied de 1,93 m de haut de Jean-Charles Ledesmé, qui avait été commandée à François Lucas. La statue trônait initialement dans une loge de l’orangerie du château avant de disparaître. Elle refit surface sur le marché de l’art parisien en 2017 et fut achetée par le Musée des Augustins

Je suis ensuite reparti vers la Garonne pour retrouver le GR 861 à Saint-Julien-sur-Garonne et la jolie cyclable le long du canal d’amenée depuis Cazères qui alimente l’usine hydro-électrique de Saint-Julien.

Je suis repassé sur la Garonne à Cazères via l’Itinéraire cyclable de la Garonne en direction des Petites Pyrénées et du Volvestre. Attention Itinéraire cyclable ne signifie pas « piste cyclable tout du long », cet itinéraire, appelé encore V83 Trans-Garona, comprend de jolis passages réservés cyclables et des petites routes partagées.

Comme j’ai attaqué cette portion de nuit et comme je connaissais en partie les chemins que j’allais emprunter, j’ai choisi de rouler sur les petites routes du coin pour trouver mon point de bivouac, en privilégiant tout de même deux passages Gravel : la montée après Coularède (rude) par le sentier de randonnée et la descente sur Montardit par le sentier depuis Le Prat.

Tourtouse

Le détour par Tourtouse et son ensemble monumental (l’église Notre-Dame de l’Assomption, son donjon clocher, la résidence des évêques de Couserans, les vestiges de remparts, le château) et sa grotte, était obligatoire.

J’ai rencontré des chevreuils, plusieurs dames blanches (les chouettes Effraie) mais pas de hadas, ces fées pyrénéennes de petite taille, vêtues de blanc, qui habiteraient près des nombreuses grottes dans le secteur, avec une préférence pour les grottes près d’un cours d’eau, où elles auraient l’habitude de laver leur linge …

Notre-Dame de la Goutte, Montardit

Pause repas à Notre-Dame de la Goutte à Montardit. Comme son nom l’indique, l’endroit était humide et l’eau s’y écoulait goutte à goutte.
Cette jolie chapelle a été construite entre 1968 et 2001 par l’abbé Piquemal.
Il a d’abord restauré une chapelle romane près d’Arnave, près de Tarascon (pas celui de Tartarin, le Tarascon ariégeois) où fut construit un abri pour une pierre miraculeuse réputée pour guérir de l’épilepsie.
Il est nommé plus tard à Montardit et va s’occuper du chantier de restauration de l’église de Sainte-Croix puis va restaurer cette chapelle.
 « Je me suis mis à ramasser des cailloux, puis des pierres un peu partout, puis j’ai cherché un maçon, lui maçonnait, moi, je faisais le manœuvre … Je ramassais des galets, je taillais de belles pierres … avec l’acharnement des chercheurs d’or. Quand la chapelle fut terminée, j’avais encore des réserves de force pour édifier un chemin de croix à l’extérieur. J’avais des pierres en tête. En parcourant les bois de la région, j’ai trouvé de grandes pierres et j’ai désiré les emporter et les exposer. L’idée qu’elles pourraient rester anonymes au fond des forêts, sous le feuillage et la terre, me paraissait injuste. »
En 1985 la chapelle est devenue lieu de pèlerinage officiel.
Ce site très original dégage une jolie atmosphère, même pour des non catholiques.

Cette église est ouverte toute l’année, toute la journée et même la nuit pour accueillir pèlerins et visiteurs.

J’aime bien user du droit d’asile quand je voyage et bivouaquer sous les proches des églises quand ils sont assez grands abrités (et un peu isolés dans les villages, protégés d’une haie par exemple), j’avais repéré avec le petit bonhomme de StreetView le porche de l’église de Contrazy 4 km plus loin et aussi celui sous l’église de Camarade (mais en plein village et pas large) un peu plus loin, parti sans la tente je devais trouver un abri … Troisième possibilité d’abri avec le porche spacieux et bien abrité de l’église de Lasserre, dédiée à Saint-Martin de Tours, appelé encore Saint-Martin le Miséricordieux ou Saint-Martin-des-Champs, né en 316 et décédé en 397, célébré pour avoir partagé son manteau avec un déshérité transi de froid … Il était alors soldat dans la légion romaine. Porche où je m’étais abrité avec Julien en février 2024, nuit particulièrement froide et nous ne savions pas que l’église était dédiée à ce saint, jolie anecdote. Les cloches sonnaient toutes les demi-heures et toutes les heures deux fois, ce n’est pas problématique, par contre il devait y avoir un problème au niveau des supports des cloches car à chaque tintement les murs et le sol tremblaient, difficile donc de dormir et quelque peu inquiétant… Je préfèrerais éviter cet abri dans le cas où ce problème persisterait …

Cette tradition de la demande du droit d’asile dans les églises remonte au Haut Moyen-Âge et permettait si besoin d’échapper – provisoirement – à la justice. Le Concile d’Orléans de 511, par exemple, reconnaît et organise l’asile dans les églises franques. L’Église pouvait alors intercéder auprès de l’autorité, demander une grâce, une peine moins sévère, une composition ou une procédure régulière.
À l’origine, le système avait donc une fonction assez proche de ce que nous appellerions aujourd’hui une protection contre la justice expéditive.
Au Moyen Âge, la protection ne se limitait pas toujours à l’intérieur du bâtiment. Il existait autour des églises une zone d’immunité, appelée notamment dextrum ou dexter.
Dans certaines régions, elle pouvait être matérialisée et délimitée autour de l’église. Les sources parlent par exemple d’un espace de trente pas ecclésiastiques (passus ecclesiastici). Le concile de Tulle/Toulouse de 1041 confirma ainsi la protection des églises et des maisons situées dans leur périmètre jusqu’à cette limite.
Le terme dexter signifie littéralement « la droite » et désignait donc, dans ce contexte, l’espace placé sous la protection de l’église. Certaines enceintes monastiques ont même été construites pour matérialiser cette zone de paix. Cette demande d’asile est souvent symbolisée par un anneau au mur où à la porte de l’église.
Progressivement, les autorités royales et seigneuriales ont cherché à limiter le droit d’asile. Dès l’époque carolingienne, on essaie notamment de distinguer l’accusé du condamné : l’asile pouvait protéger quelqu’un avant son jugement, mais il ne devait pas nécessairement permettre à un condamné d’échapper indéfiniment à sa peine.
Aux XIIe-XIIIe siècles, le droit séculier commence à restreindre davantage les effets de l’asile, tout en continuant à reconnaître l’inviolabilité de certains lieux sacrés.
Et à la fin du Moyen Âge puis à l’époque moderne, l’affirmation de l’État et de la justice royale réduit progressivement cette immunité. Les conflits entre autorités civiles et ecclésiastiques autour de l’asile deviennent d’ailleurs nombreux.

Bivouac luxueux confirmé à Montardit, asile pour dormir quelques heures. Comme les chiens des voisins aboyaient, je me suis présenté à eux pour leur expliquer que j’allais dormir là sans mauvaise intention. Je ne pense pas que cela aurait déplu à l’abbé Piquemal de savoir que des voyageurs font halte dans cette église.
Par respect du lieu, j’ai mangé à l’extérieur, sur une table de l’aire de jeu attenante où la commune de Montardit a bâti des toilettes publiques spacieuses, propres, ouvertes aussi toute l’année, bravo et merci pour cela, on voit malheureusement de plus en plus souvent ces lieux délabrés, sales, fermés …
J’ai aussi brûlé un cierge et deux photophores pour honorer le lieu (et déposé un petit billet dans le tronc réservé aux offrandes), sans autre connotation pour ma part, je ne suis pas croyant mais je respecte très sincèrement toutes les religions quand on s’y réfère au nom de la fraternité et du partage. Ces photophores en plastiques sont particulièrement dangereux :  le plastique fond à la longue, faire bien attention où on les pose, je serais curieux de savoir où ils sont fabriqués …
Ces petites lueurs ont ajouté au côté apaisant du site.

Contrazy

La balade a été très introspective, au moins jusqu’à Saint-Elix je me suis demandé si je n’allais pas plutôt faire demi-tour et revenir en longeant le Canal de Saint-Martory pour boucler un 200 km, pas mal de fatigue mentale accumulée depuis la rentrée des classes (est-ce la soixantaine qui approche, fatigue aussi au boulot, pas due aux élèves, plutôt à l’environnement institutionnel et partenarial), et les vacances – c’est un comble – n’ont pas été si bénéfiques que ça …

Je suis reparti de bon matin en direction du Mas d’Azil pour passer aux dolmens de Couminge et celui de Brillaud par un itinéraire que je ne connaissais pas.
Une quinzaine de dolmens ont été recensés en Ariège dont onze sur le canton du Mas-d’Azil. Des campagnes de fouilles ont révélé un nombre important d’ossements mais de matériaux divers.
Le territoire du Mas-d’Azil est occupé par l’homme depuis la Préhistoire. La célèbre grotte du Mas-d’Azil, immense cavité naturelle traversée par l’Arize, constitue l’un des sites préhistoriques majeurs des Pyrénées. Elle a livré des traces d’occupation remontant au Paléolithique, notamment des vestiges qui ont donné leur nom à l’Azilien, culture de la fin du Paléolithique, autour de 12 000 ans avant notre ère. Les chasseurs-cueilleurs y ont laissé de nombreux objets, outils et témoignages de leur présence.
Au Néolithique, à partir du VIe millénaire avant notre ère, le territoire est progressivement occupé par des communautés d’agriculteurs et d’éleveurs. Cette période voit apparaître de nouvelles pratiques funéraires, notamment les sépultures mégalithiques. Les dolmens témoignent ainsi de l’implantation de ces populations et de leurs pratiques funéraires collectives. Le paysage du Mas-d’Azil conserve donc les traces d’une occupation humaine continue et particulièrement riche, de la Préhistoire ancienne jusqu’aux périodes plus récentes.

Cet itinéraire balisé entre Couminge, Brillaud et Mont Calbech est magnifique mais très énergivore, il suit pourtant une ligne de niveau, autour des 550 m. Très énergivore et technique. Le chemin est par endroits très minéral avec de nombreux affleurements rocheux longitudinaux difficiles à passer, très techniques, j’ai pu poser le pied pour souffler un peu et alterner entre ces portions rocheuses et les portions plus roulantes herbeuses … Magnifique pour ces affleurements rocheux, le paysage, la flore et les panoramas sur les vallées environnantes et le massif pyrénéen tout proche, notamment le Mont Valier, la vue était bien dégagée le matin …

Pour ceux – nombreux, vous connaissez mon avis sur la question – qui ont besoin de segmenter les pratiques – je note cela sans condescendance – et avant que vous ne commentiez les photos – j’aurais bien fait une vidéo pour illustrer mon propos mais mon pied d’appareil photo s’est cassé – passez y plutôt en VTT ou n’y passez pas du tout … Je suis très content d’y être passé en Gravel, plaisir du pilotage …

Le passage sous la grotte du Mas-d’Azil en suivant la route qui la traverse est toujours spectaculaire mais pour une fois je n’y suis pas passé et suis resté sur les hauteurs pour descendre sur Bordes-sur-Arize, passer au Carla-Bayle où est né Pierre Bayle, le philosophe écrivain protestant du XVIIe. Je ne suis passé directement à Artigat, très en retard sur l’horaire prévu, mais la pensée était là et je pense que cette visite à vélo aurait fait plaisir à la grand-mère de Sylvie, très malicieuse …

Je savais que cette portion d’une cinquantaine de bornes à faire le matin serait costaude, elle l’a été au-delà de mes espérances (près de 1000 m de D+ cumulé pour cette petite portion) mais a été superbe. La liaison Contrazy – Les Moulis s’est faite d’abord par un petit passage façon jungle mais très sympathique, notamment quand j’ai réussi assez facilement à basculer sur une belle forestière parallèle dans la forêt de Camarade. Exploitation forestière oblige, la piste était un peu défoncée mais la terre ne collait pas.
La Fiat Panda a pris le relais des mythiques Lada Niva dans la campagne ariégeoise (et ailleurs sans doute). J’en ai croisée une sur cette piste bien défoncée, je me demande encore comment le monsieur au volant a pu passer. Il a dû être aussi étonné que moi car je venais vraiment de nulle part et lui y allait …

Dolmen de Couminge

Les portions goudronnées ont aussi réservé quelques passages assez raides. Même chargé, des pentes entre 7 et 10 % ne sont pas trop compliquées à aborder, je le fais sur un petit rythme. Au-delà, ça devient plus compliqué, notamment entre 15 et 20 %, j’y ai eu droit plusieurs fois …

J’ai finalement atteint Durfort chez nos cousins Marie-Noëlle et Bertrand pour le repas, très bonne daube au menu et un bon verre de Corbières.

Le retour sur Toulouse était une éventualité, une centaine de kilomètres, j’étais bien entamé et surtout je voulais profiter d’une bonne nuit sans réveil entre samedi et dimanche, je suis donc rentré en voiture avec Sylvie et Bastien. Et je voulais passer par des coins que je ne connaissais pas bien, mieux à faire de jour …

Je n’écris pas souvent sur le matériel (n’hésitez pas à me questionner si ça peut vous intéresser), je savais que j’aillais dormir au moins à l’abri, je n’ai pas pris ma tente, suis parti avec mon fidèle petit réchaud bleuet et pour le couchage mon matériel d’hiver : un matelas Trinordic Ultralight, le sac de couchage Millet Light Down – 5 (quand il fait vraiment froid j’ajoute le sac à viande Millet Baikal Liner) qui a une partie oreiller intégrée.
Sacoche de guidon Zéfal (la gamme Z Aventure a un des meilleurs rapport qualité/prix du marché, j’y range tout mon couchage), sacoches de fourche Tailfin (d’un côté le bleuet et la nourriture, de l’autre les affaires de pluie et de nuit : harnais et frontale Stoots), sacoches de cadre AGU (très bon qualité/prix) et une fois n’est pas coutume sans porte-bagage Tailfin (j’ai dû le démonter suite à un problème sur l’axe arrière traversant qui le porte) mais avec la grande sacoche de selle Zéfal Z Aventure. L’expérience m’a convaincu de continuer à rouler avec un porte-bagage pour deux raisons :
– L’obligation pour moi de laisser la tige de selle libre puisqu’elle est téléscopique, très pratique dans les descentes raides ou Gravel-enduro, impossible à baisser avec une sacoche de selle volumineuse.
– Le rangement plus facile à organiser avec des sacoches.
Je sais faire exception, la sacoche de selle fait quasiment unanimité parmi les voyageurs à vélo qui veulent voyager assez léger mais les deux raisons énoncées ci-dessus sont pour moi des facteurs primordiaux. Pour la petite histoire je tiens à rouler avec sacoches et faire exception aussi car quand j’ai débuté le bikepacking les aventuriers que j’avais côtoyés s’étaient gentiment moqué de ce rookie qui roulait avec deux sacoches …

La trace / The track : https://www.visugpx.com/zQbYHSYwra

Family meals, Volvestre, Arize, Lèze – Also in French

Artigat, a small commune in the Lèze Valley in Ariège, is unfortunately well known in the media – much to the dismay of its residents – for the alleged links that the ‘White Emir’, who lives in a hamlet within the commune, may have had or may still have with jihadist and terrorist networks; Mohamed Merah passed through this community. I have no journalistic pretensions; I am merely noting this information and leaving it to the real journalists, the police and the judiciary to do their work on this matter.

For me, Artigat is a place of remembrance for my in-laws, some of whom are buried in its cemetery. Every year, a family gathering is held there at the end of October; I often accompany my wife Sylvie there, and I have even cycled there on occasion, usually coming from the Couserans region via the Volvestre, the Arize or the Plantaurel – areas I know well and enjoy. The area is superb; we’ve often cycled there with Ô Gravel too, notably during a challenging ‘Surprise Ride’ between the Lèze Valley and Mas-d’Azil.

Dolmen de Brillaud

If you’re kind enough to read my blog regularly, you’ll know that I quite like cycling to family gatherings, often taking roundabout routes. The prize goes to a 280-kilometre ride to Fonsorbes (about forty kilometres from home) via the Garonne Valley and the GR 861, Encausse-les-Thermes , the Col de Portet d’Aspet, a few hours’ break at our house in Villeneuve-en-Couserand, and on the way back via the V81, taking a different route from the outward journey through the Garonne valley to reach Fonsorbes. The second leg was a 213 km walk completed in one go on 16 December 2023; we set off in the evening, walking through the night to arrive in La Tour-du-Crieu on Sunday morning before anyone else. That night had been one of the coldest of that winter; Jacques had accompanied me for part of the way along the Canal du Midi, and even though we were well kitted out, we were really cold …

So, we’ll meet up in Artigat on Saturday 31 October for a tribute, followed by a family meal at the home of our cousins Marie-Noëlle and Bertrand in Durfort – the one near Le Fossat…

I decided to set off from home on Friday, heading towards the Volvestre and the Plantaurel for a light bivouac (without a tent). Where?

So off I set towards Toulouse and the Garonne valley via the GR 861, with a little detour near Eaunes through its woods, which I’d recently discovered and really enjoyed.
Don’t be misled by the ‘Garonne’ name of the GR, which might suggest that the route along the river would be flat. This is certainly not the case between Muret and Rieux-Volvestre, where the GR is like a rollercoaster as it follows the ridges above the river, with steep slopes but offering superb panoramic views of the river, the valleys and the Pyrenees …

I left the GR at Capens to walk as close as possible to the remarkable Château de Saint-Élix.
The present-day château was built between 1540 and 1548 for Pierre Potier de La Terrasse, a wealthy notary, secretary to King François I, a member of the Toulouse City Council and Master of Requests. He commissioned Laurent Clary, a Toulouse architect who is also credited with designing the famous keep of the Capitole.
Originally, the building had a far more spectacular silhouette than it does today: a central pavilion flanked by towers, moats, defensive features and imposing roofs. It thus retained an appearance halfway between a medieval fortified residence and a Renaissance château, which is quite characteristic of the early French Renaissance.
Over the centuries, Saint-Élix changed hands several times.
One particularly famous figure was Françoise de Rochechouart de Mortemart, Marquise de Montespan, the renowned mistress of Louis XIV. Her husband, the Marquis de Montespan, was one of the lords who owned the estate. He notably had the orangery and the stables built.
In the 18th century, the château enjoyed a particularly glorious period under the Ledesmé family. Baron Jean-Charles Ledesmé transformed Saint-Élix into a refined residence and, in particular, commissioned the Toulouse-based sculptor François Lucas, known for his work in Toulouse. The grounds and interior décor were then considerably embellished.
Saint-Élix thus became a fashionable residence where a section of Toulouse’s high society would gather. Bishops, magistrates and prominent figures from the region would stay there. Historical accounts even describe the château as a particularly luxurious residence.
The French Revolution, of course, turned this history on its head.
The castle’s most overtly feudal or military features disappeared: towers, battlements and roofs were partly levelled, and the moats were filled in. The building thus lost much of its original silhouette.
The estate subsequently passed through various hands. In the 19th century, Saint-Élix remained an important feature of local life. Indeed, the commune itself eventually took the official name of Saint-Élix-le-Château in 1921, a sign of the monument’s symbolic importance to the village’s identity.
The 20th century proved much more difficult.
During the Second World War, the château was requisitioned. In 1945, a fire destroyed, in particular, the roof and the top floor in the attic, leading to a long period of neglect and deterioration.
The restoration then became a true heritage adventure. Claude Cambon, who acquired the château in 1975, undertook a major restoration programme in the years that followed, seeking to restore the Renaissance appearance it had lost.
The château is now listed as a Historic Monument.
At the Musée des Augustins, you can see the Statue of the Grand Baron, a 1.93-metre-tall full-length portrait of Jean-Charles Ledesmé, which had been commissioned from François Lucas.
The statue originally stood in a loggia in the château’s orangery before disappearing. It resurfaced on the Paris art market in 2017 and was purchased by the Musée des Augustins

I then headed back towards the Garonne to rejoin the GR 861 at Saint-Julien-sur-Garonne and the lovely cycle path along the headrace canal from Cazères, which supplies the Saint-Julien hydroelectric power station.
I crossed the Garonne again at Cazères via the Garonne Cycle Route, heading towards the Petites Pyrénées and the Volvestre. Please note that ‘cycle route’ does not mean ‘cycle path all the way’ – this route, also known as the V83 Trans-Garona, includes some lovely dedicated cycle paths as well as small shared roads.
As I set off on this section at night and was already partly familiar with the routes I was going to take, I chose to cycle along the local back roads to find my campsite, whilst still making a point of tackling two gravel sections: the climb after Coularède (a tough one) via the footpath, and the descent to Montardit via the path from Le Prat.

A detour via Tourtouse and its historic monuments (the Church of Notre-Dame de l’Assomption, its bell-tower keep, the residence of the Bishops of Couserans, the remains of the ramparts, and the castle) and its cave was a must.

I came across roe deer and several ‘white ladies’ (barn owls), but no hadas – those small, white-clad Pyrenean fairies said to live near the many caves in the area, with a preference for those near a stream, where they are said to wash their clothes…

Notre-Dame de la Goutte, Montardit


Lunch break at Notre-Dame de la Goutte in Montardit. As its name suggests, the place was damp and water dripped from it drop by drop.
This pretty chapel was built between 1968 and 2001 by Father Piquemal.
He first restored a Romanesque chapel near Arnave, close to Tarascon (not the one from ‘Tartarin’, but the Tarascon in Ariège), where a shelter had been built to house a miraculous stone reputed to cure epilepsy.
He was later appointed to Montardit, where he oversaw the restoration of the Church of Sainte-Croix before going on to restore this chapel.
‘I started collecting pebbles, then stones from all over the place, and then I found a stonemason; he did the masonry, whilst I worked as a labourer … I gathered pebbles and hewn beautiful stones … with the tenacity of a gold prospector. When the chapel was finished, I still had enough strength left to build a Way of the Cross outside. I had stones on my mind. Whilst wandering through the local woods, I found large stones and wanted to take them away and display them. The thought that they might remain anonymous deep in the forests, beneath the foliage and the earth, seemed unfair to me. ”
In 1985, the chapel became an official place of pilgrimage.
This highly original site has a lovely atmosphere, even for non-Catholics.
This church is open all year round, all day and even at night to welcome pilgrims and visitors.

I quite like to make use of the ‘right of asylum’ when I’m travelling and camp out under church porches when they’re large enough to provide shelter (and a bit secluded in the villages, protected by a hedge, for example), I’d spotted, using Street View, the porch of the church at Contrazy, 4 km further on, and also the one beneath the church at Camarade (though right in the village and not very wide), a little further on; having set off without my tent, I needed to find some shelter … A third option for shelter was the spacious and well-sheltered porch of the church at Lasserre, dedicated to Saint Martin of Tours – also known as Saint Martin the Merciful or Saint Martin-des-Champs – who was born in 316 and died in 397, and is celebrated for having shared his cloak with a destitute man shivering with cold… At the time, he was a soldier in the Roman legion. This was the porch where Julien and I had sought shelter in February 2024, on a particularly cold night, and we didn’t know the church was dedicated to this saint – a nice little anecdote. The bells rang every half-hour and twice every hour; that in itself isn’t a problem, but there must have been an issue with the bell mounts because with every chime the walls and floor shook, making it difficult to sleep and somewhat unsettling… I’d prefer to avoid this shelter should this problem persist…
This tradition of seeking asylum in churches dates back to the Early Middle Ages and allowed people, if necessary, to escape – temporarily – from the arm of the law. The Council of Orléans in 511, for example, recognised and formalised the right of asylum in Frankish churches. The Church could then intercede with the authorities, requesting a pardon, a less severe sentence, a settlement or a fair trial.
Originally, therefore, the system served a purpose quite similar to what we would today call protection against summary justice.
In the Middle Ages, this protection was not always confined to the interior of the building. There existed a zone of immunity around churches, known in particular as the dextrum or dexter.
In some regions, this zone could be physically marked out and demarcated around the church. Sources refer, for example, to an area of thirty ecclesiastical paces (passus ecclesiastici). The Council of Tulle/Toulouse in 1041 thus confirmed the protection of churches and houses situated within their perimeter up to this boundary.
The term ‘dexter’ literally means ‘the right’ and therefore, in this context, referred to the area placed under the protection of the church. Some monastic enclosures were even built to mark out this zone of peace. This request for asylum was often symbolised by a ring on the wall or on the church door.
Gradually, the royal and seigneurial authorities sought to restrict the right of asylum. From the Carolingian period onwards, particular efforts were made to distinguish between the accused and the convicted: asylum could protect someone prior to their trial, but it did not necessarily allow a convicted person to evade their sentence indefinitely.
In the 12th and 13th centuries, secular law began to further restrict the effects of asylum, whilst continuing to recognise the inviolability of certain sacred places.
And by the end of the Middle Ages and into the modern era, the assertiveness of the state and royal justice gradually eroded this immunity. Conflicts between civil and ecclesiastical authorities over sanctuary became, moreover, numerous.



A luxurious camp-out in Montardit, a place to sleep for a few hours. As the neighbours’ dogs were barking, I went over to them to explain that I was going to sleep there with no ill intent. I don’t think Father Piquemal would have minded knowing that travellers were stopping off at this church.
Out of respect for the place, I ate outside, at a table in the adjoining playground where the Montardit council has built spacious, clean public toilets, which are also open all year round – well done and thank you for that; unfortunately, all too often these facilities are dilapidated, dirty or closed…
I also lit a candle and two tea lights to honour the place (and placed a small note in the collection box), with no other intention on my part; I am not a believer but I sincerely respect all religions when they are invoked in the name of brotherhood and sharing. These plastic tea lights are particularly dangerous: the plastic melts over time, so be very careful where you place them; I’d be curious to know where they’re made…
These little glimmers added to the site’s soothing atmosphere.

The ride was a very introspective one; at least up until Saint-Elix, I found myself wondering whether I shouldn’t just turn round and head back along the Saint-Martory Canal to make it a 200 km loop – I’d built up quite a bit of mental fatigue since the start of the new school term (is it the approaching sixties, or fatigue at work, not down to the pupils, but rather the institutional and partnership environment), and the holidays – of all things – hadn’t been all that beneficial…

I set off early in the morning towards Mas d’Azil to visit the dolmens at Couminge and Brillaud via a route I wasn’t familiar with.

Around fifteen dolmens have been recorded in Ariège, eleven of which are in the Mas-d’Azil district. Excavation campaigns have uncovered a significant number of skeletal remains as well as various artefacts.
The Mas-d’Azil area has been inhabited by humans since prehistoric times. The famous Mas-d’Azil Cave, a vast natural cavern through which the River Arize flows, is one of the major prehistoric sites in the Pyrenees. It has yielded evidence of occupation dating back to the Palaeolithic period, notably remains that gave their name to the Azilian culture, a late Palaeolithic culture dating from around 12,000 years before our era. Hunter-gatherers left behind numerous objects, tools and evidence of their presence.
During the Neolithic period, from the 6th millennium BCE onwards, the area was gradually settled by communities of farmers and herders. This period saw the emergence of new burial practices, notably megalithic tombs. The dolmens thus bear witness to the settlement of these populations and their collective burial practices. The landscape of Mas-d’Azil therefore preserves traces of continuous and particularly rich human occupation, from early prehistory right up to more recent periods.

This signposted route between Couminge, Brillaud and Mont Calbech is magnificent but very demanding; yet it follows a contour line at around 550 m. Very demanding and technical. In places, the path is very rocky, with numerous longitudinal rock outcrops that are difficult to navigate and very technical; I was able to pause for a breather and alternate between these rocky sections and the more rolling, grassy stretches … It was magnificent for those rocky outcrops, the landscape, the flora and the panoramic views over the surrounding valleys and the nearby Pyrenean massif, particularly Mont Valier; the view was clear and unobstructed that morning…

For those – and there are many of you; you know my view on the matter – who feel the need to compartmentalise their activities – I note this without condescension – and before you comment on the photos – I would have loved to have made a video to illustrate my point, but my camera tripod broke – either ride through on a mountain bike or don’t go there at all… I’m really glad I went there on a gravel bike; it was a real pleasure to ride…

Cycling through the Mas-d’Azil cave along the road that runs through it is always spectacular, but for once I didn’t go through it; instead, I stayed on the higher ground and descended to Bordes-sur-Arize, passing through Carla-Bayle, the birthplace of Pierre Bayle, the 17th-century Protestant philosopher and writer. I didn’t go straight to Artigat – I was well behind schedule – but the thought was there, and I think this cycle trip would have delighted Sylvie’s grandmother, who was quite a mischievous character…

I knew that this stretch of around fifty kilometres to be covered in the morning would be a tough one; it proved to be even tougher than I’d expected (nearly 1,000 metres of cumulative elevation gain for this short stretch) but it was superb. The stretch from Contrazy to Les Moulis began with a short, jungle-like section, which was actually quite pleasant, especially when I managed quite easily to switch onto a lovely forest track running parallel to it in the Camarade Forest. Due to logging operations, the track was a bit bumpy, but the soil wasn’t sticky.
The Fiat Panda has taken over from the legendary Lada Niva in the Ariège countryside (and no doubt elsewhere too). I came across one on this thoroughly rutted track; I’m still wondering how the chap at the wheel managed to get through. He must have been just as surprised as I was, as I’d literally come out of nowhere and he was heading that way…

The tarmac sections also had a few fairly steep stretches. Even fully laden, gradients of between 7 and 10 per cent aren’t too difficult to tackle; I just take it at a steady pace. Beyond that, it gets trickier, particularly between 15 and 20 per cent – I had to tackle those several times…

Carla-Bayle

I finally reached Durfort to join our cousins Marie-Noëlle and Bertrand for dinner; there was a delicious stew on the menu and a nice glass of Corbières.

The return journey to Toulouse was an option – about a hundred kilometres – but I was pretty knackered and, above all, I wanted to enjoy a good night’s sleep without an alarm between Saturday and Sunday, so I drove back with Sylvie and Bastien. And I wanted to go through areas I didn’t know very well – best done in daylight…

I don’t often write about kit (feel free to ask me if you’re interested), but I knew I’d at least be sleeping under cover, so I didn’t take my tent; I set off with my trusty little blue stove and, for sleeping, my winter kit: a Trinordic Ultralight mattress and the Millet Light Down – 5 sleeping bag (when it’s really cold, I add the Millet Baikal Liner sleeping bag liner), which has a built-in pillow section.
Zéfal handlebar bag (the Z Aventure range offers one of the best value for money options on the market; I pack all my sleeping gear in it), Tailfin fork bags (on one side, the ‘bleuet’ and food; on the other, my rain and night-time kit: Stoots harness and head torch), AGU frame panniers (very good value for money) and, for once, without the Tailfin luggage rack (I had to remove it following a problem with the through-axle on the rear wheel that supports it) but with the large Zéfal Z Aventure saddle bag. The experience has convinced me to continue riding with a luggage rack for two reasons:
– I need to keep the seatpost free as it’s telescopic – very handy on steep descents or for gravel-enduro riding – and it’s impossible to lower it with a bulky saddle bag.
– It’s easier to organise my storage with panniers.
I know I’m making an exception – the saddle bag is almost universally favoured amongst cycle travellers who want to travel fairly light – but the two reasons set out above are, for me, key factors. As a bit of a side note, I’m keen to ride with panniers and make an exception myself, because when I first started bikepacking, the adventurers I’d met used to gently tease this rookie who was riding with two panniers…

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2 réponses

  1. Très belle aventure et récit agréable à lire, avec des détails croustillants.
    Je me rappelle effectivement de cette fa le euse nuit où il a fait 7 degrés en-dessous de zéro. Plus encore, je me rappelle que j’ai perdu les pédales (du moins une manivelle) à Ségala. Madame est venue me chercher au milieu de nulle part à 3h00 du matin et depuis ce jour, elle te déteste 😁
    N’était ce pas cette même nuit où un ragondin t’est passé entre les deux roues et que tu as manqué de peu de rentrer à la à nage ?
    Le Mas d’Azil et Carla Bayle évoquent également quelques souvenirs inaltérables quand je suis venu vous rendre visite à Villeneuve-Couserans. Tout ça me fait réaliser que nous avons vécu ensemble quelques bons moments et j’espère en vivre quelques autres avant de devoir raccrocher.
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  2. Très belle aventure et récit agréable à lire, avec des détails croustillants.
    Je me rappelle effectivement de cette fabuleuse nuit où il a fait 7 degrés en-dessous de zéro. Plus encore, je me rappelle que j’ai perdu les pédales (du moins une manivelle) à Ségala. Madame est venue me chercher au milieu de nulle part à 3h00 du matin et depuis ce jour, elle te déteste 😁… à moins que ce ne soit moi ?
    N’était ce pas cette même nuit où un ragondin t’est passé entre les deux roues et que tu as manqué de peu de rentrer à la nage ?
    Le Mas d’Azil et Carla Bayle évoquent également quelques souvenirs impérissables quand je suis venu vous rendre visite à Villeneuve-Couserans. Tout ça me fait soudainement réaliser que nous avons vécu ensemble quelques très précieux moments et j’espère en vivre encore quelques autres avec toi avant de devoir raccrocher et de dire « c’était le bon temps ».
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