Commençons par la fin et le bug du GPS : la balade fait 210 km, il en manque donc un gros morceau. C’est la deuxième fois que mon GPS plante de cette façon, il se met en veille tout seul et bug quand je le redémarre, là j’étais entre Cazères et Martres-Tolosane, il m’a fait un tracé tout droit vers Carbonne où je l’avais éteint pour manger et rallumé ensuite, étonnant car avant qu’il plante, j’avais bien la trace affichée …J’ai bien les 210 bornes au compteur mais la trace récupérée est corrompue … J’avoue que ça m’agace un peu car ça faisait un moment que je n’avais pas fait une double, mais j’ai les photos et je n’ai rien à prouver ! Dommage aussi pour Komoot, j’avais quelques incontournables à publier …

Mais pourquoi n’y avais-je pas songé plus tôt ? Je sais pourquoi, j’avais aussi la trace dans mes cartons depuis un moment (j’en ai tellement et je cherche toujours un bon prétexte à rouler : les cours d’eau, tout Toulouse, les « pour la photo » qui m’ont amené à Saint-Bertrand-de-Comminges ou Bonaguil pour des biens longues, la dernière sortie de l’année, les véloroutes mais pas trop droites car j’aime tellement les changements de direction façon je fais ce que je veux, le Covid tour, le « comment aller à Oléron en faisant 1200 bornes », j’ai aussi un Gravel littéraire à faire du côté d’Agen, etc.) mais si je l’écris de suite, ça casse l’effet du truc « Il a encore trouvé une idée farfelue pour aller rouler … » et après réflexion c’était quand même intéressant … Vous suivez ?


Gravel, gravelle chez nos cousins d’outre-atlantique (gravelle vient du vieux français gravele, « petit gravier » ou « sable », on disait aussi « route de gravelle »), gravier … Gravières ?
Gravel, c’est tout de même plus joli que vélo de route tout-terrain ou vélo toute route, ça sonne pas mal en anglais : « offroad » … Pourquoi classer ce vélo, véritable couteau suisse ou vélo passe partout ? Je croise encore des vététistes qui sont étonnés de me voir ici ou là avec mon Gravel et je croise aussi des routiers étonnés de me voir là ou ici. Voilà pourquoi ce vélo permet tous les montages, roues de 700 ou de 650b, gros pneus, cintre droit ou courbé, tige de selle télescopique, suspension, pourquoi pas ?
Mais revenons au propos de départ : le gravier et cette idée à laquelle j’aurais pu songer plus tôt.


Gravier / gravières. De nombreuses gravières, certaines encore en activité, ont été aménagées le long de l’Ariège et de la Garonne, en amont et en aval de Toulouse. La basse plaine de la Garonne qui s’étend sur 3 à 4 km de largeur autour du lit du fleuve est constituée de cailloux roulés, de graviers et de sables disséminés. Ces matériaux sont exploités pour les travaux publics et les constructions. Certaines de ces exploitations posent quelques problèmes écologiques : l’exploitation atteint les surfaces des nappes phréatiques, leur niveau baisse, asséchant aussi les petits cours d’eau alentour, diminuant les terres agricoles sur lesquelles elles empiètent.
Autre problème : le remblaiement des gravières qui ne sont plus utilisées par les déchets du BTP, théoriquement inertes …
Pour cet aspect le lien gravières/Gravel peut ne pas faire rêver mais certains sites ont été réhabilités ou réaménagés en espaces verts de loisirs ou rendus à la nature, de nombreuses espèces y sont répertoriées, c’est aussi intéressant de passer à proximité pour voir l’impact de ces activités sur l’environnement …
D’où cette idée de rallier et relier les principales gravières en activité ou non en amont et aval de Garonne et Ariège … Gravières encore en activité, abandonnées ou aménagées … Cela faisait longtemps aussi que je n’avais pas fait une double, bonne reprise de la distance avec celle-ci qui n’avait pas un gros dénivelé cumulé … Cela a été un peu laborieux, notamment côté vitesse moyenne, pas à cause du dénivelé même si les quelques montées que j’ai eu à aborder étaient plutôt raides, entre 10 et 15 % mais parce que j’ai dû en plusieurs endroits jardiner voire bartasser, chercher pour être au plus près des étendues d’eau. Dommage car le tracé réel illustrait bien cette problématique …
Malet et Denjean granulats sont bien actifs dans la région, particulièrement entre Martres-Tolosane et Carbonne, les gravières tournent ou déroulent leurs tapis de galets et graviers …
J’ai laissé de côté tous les plans d’eau du côté de Seysses, Frouzins, Villeneuve-Tolosane, je les connais bien la trace initiale y passait, j’ai privilégié les bords de Garonne à Muret … J’avais prévu au moins 200 km, je ne suis pas allé chercher les gravières ou anciennes gravières du Nord toulousain que je connais aussi très bien, j’aurais alors approché les 300 bornes …


Balade entre gravières industrielles, l’activité ne semble pas perturber les nombreux oiseaux se posant à la surface, étangs rendus à la nature, zones d’activités, zones agricoles, champs de panneaux photovoltaïques (avec des bâtiments électriques avec des climatisations qui tournent à bloc, avec quelle électricité ?), jolie portion entre Miremont et Noé en suivant le sentier de randonnée balisé « Entre Ariège et Lèze ». Et une découverte : des centrales photovoltaïques flottantes sur certains lacs, intéressant !
Il a fait chaud, pas les 45 °C d’il y a 10 jours en Alaric, mais grosse amplitude thermique sur la journée (il faisait 12 °c ce matin et 33 °C dans l’après-midi), je bois beaucoup (de l’eau) et j’ai du mal peut-être à cause de cela de manger solide … Sur du long à la journée, ça peut être problématique …

Gravières – GPS bug – Also in french
Let’s start with the end and the GPS bug: the ride is 210 km long, so there’s a big chunk missing. This is the second time my GPS has crashed like this, it goes into standby mode by itself and then bugs when I restart it. I was between Cazères and Martres-Tolosane and it gave me a straight line to Carbonne, where I turned it off to eat and then turned it back on again, which was surprising because before it crashed I had the track displayed correctly… I’ve got the 210 km on the odometer but the track I retrieved is corrupted … I admit it’s a bit annoying because it’s been a while since I did a double, but I’ve got the photos and I don’t have to prove anything! It’s a shame about Komoot too, I had a few must-haves to publish …
But why hadn’t I thought of it before? I know why, I’d also had the track in my boxes for a while (I’ve got so many and I’m always looking for a good excuse to ride: I’ve got so many and I’m always looking for a good excuse to ride: the rivers, the whole of Toulouse, the ‘for the photo’ rides that have taken me to Saint-Bertrand-de-Comminges or Bonaguil for long rides, the last ride of the year, the cycle routes but not too straight because I like the changes of direction so much I can do what I want, the Covid tour, the ‘how to get to Oléron by doing 1200 km’, I’ve also got a literary Gravel to do near Agen, etc.) but if I write it down, I’ll have to do it again. I’ve also got a literary Gravel to do near Agen, etc.) but if I write it down straight away, it’ll ruin the effect of the ‘He’s come up with yet another crazy idea to go and ride …’ thing, and on reflection it was interesting all the same … You follow?


Gravel, gravelle for our cousins on the other side of the Atlantic (gravelle comes from the old French gravele, ‘small gravel’ or “sand”, we also used to say ‘gravel road’), gravel … Gravières?
Gravel is much nicer than an all-terrain road bike, and sounds pretty good in English: “offroad”… Why classify this bike as a Swiss Army knife or a bike that goes everywhere? I still meet mountain bikers who are surprised to see me here or there with my Gravel, and I also meet road cyclists who are surprised to see me here or there. That’s why this bike is so versatile: 700 or 650b wheels, big tyres, straight or curved handlebars, telescopic seatpost, suspension, why not?
But let’s get back to where we started: gravel and this idea that I could have thought of earlier.
Gravel / gravel pits. Numerous gravel pits, some still in operation, have been developed along the Ariège and Garonne rivers, upstream and downstream of Toulouse. The low plain of the Garonne, which extends over a width of 3 to 4 km around the river bed, is made up of rolled pebbles, gravel and scattered sands. These materials are used for public works and construction. Some of these operations pose a number of ecological problems: mining affects the surface of the water table, lowering its level, drying up the small streams in the area and reducing the amount of farmland encroached upon.
Another problem is the filling in of gravel pits that are no longer used for construction and public works waste, which is theoretically inert…


The gravel pits/Gravel link may not be the stuff of dreams in this respect, but some sites have been rehabilitated or redeveloped as green leisure areas or returned to nature, and many species have been listed there. It’s also interesting to drive by to see the impact of these activities on the environment…
Hence the idea of rallying and linking the main gravel pits, active or not, upstream and downstream of the Garonne and Ariège … Gravel pits that are still active, abandoned or developed … It’s also been a long time since I’ve done a double, a good resumption of the distance with this one that didn’t have a big cumulative gradient … It was a bit tricky, particularly in terms of average speed, not because of the difference in altitude, even though the few climbs I had to tackle were rather steep, between 10 and 15%, but because in several places I had to do some gardening, or even chiselling, to get as close as possible to the bodies of water. It’s a pity, because the actual route was a good illustration of this problem…

Malet and Denjean granulats are very active in the region, particularly between Martres-Tolosane and Carbonne, where the gravel pits turn or unroll their carpet of pebbles and gravel …
I left out all the bodies of water near Seysses, Frouzins, Villeneuve-Tolosane, as I know them well – the original route passed through them – and chose the banks of the Garonne at Muret … I had planned at least 200 km, but I didn’t go looking for the gravel pits or former gravel pits in the north of Toulouse, which I also know very well, because then I would have been approaching 300 km …
A ride between industrial gravel pits, where the activity doesn’t seem to disturb the many birds that land on the surface, ponds returned to nature, industrial zones, agricultural zones, fields of photovoltaic panels (with electric buildings with air-conditioning running at full blast, using what electricity?), a pretty stretch between Miremont and Noé following the signposted hiking trail ‘Entre Ariège et Lèze’. And a discovery: floating photovoltaic power stations on certain lakes, interesting!
It’s been hot, not the 45°C of 10 days ago in Alaric, but with a big temperature range over the day (it was 12°C this morning and 33°C in the afternoon), I’m drinking a lot (water) and perhaps that’s making it hard for me to eat solid food… Over a long day, that can be problematic…
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