Jambes toujours dures (pour ceux qui m’auront fait l’amabilité de lire mon précédent compte-rendu), j’ai bien fait de changer mon programme hier et de partir sur du plus court / bucolique / plaisir (le plaisir aurait aussi été de la partie sans aucun doute si j’étais parti sur mes les deux jours avec bivouac), la balade du jour a permis d’évacuer les dernières toxines.



Repas chez Camille et Louis à Nailloux à midi, je prends le vélo dans l’idée de revenir à la maison à vélo. Le plus court emprunte des chemins que je connais bien, soit le Canal du Midi, soit les côteaux du SICOVAL, je prends une autre option : rejoindre les bords d’Ariège à Grépiac, il y longtemps que je n’ai pas roulé là jusqu’à Clermont-le-Fort puis Lacroix-Falgarde, les bords d’Ariège sont superbes, sauvages, d’ailleurs protégés dans la zone de la Réserve Naturelle Régionale de la confluence Garonne-Ariège, le vélo n’y est pas interdit. Attention, le passage que j’ai emprunté juste sous Clermont n’est peut-être plus balisé : il faut monter vers le village pour redescendre ensuite sur l’Ariège.


La mise en bouche vers Caussidières et Daujas (ou le goûter à l’heure à laquelle je suis parti) est costaude : le dénivelé positif cumulé ne sera pas important mais les pentes dépassent les 10 %, sont plus souvent à 15 % avec des pointes autour des 20 %, de quoi rapidement mettre en chauffe le moteur. Mais cela offre de superbes panoramas sur le Lauragais, l’Ariège et les Pyrénées. Le Lauragais – j’y suis – est vallonné et les pentes sont toujours conséquentes …


Gadoue … La canicule est toujours là, de gros orages ont éclaté dans la région ou ailleurs, parfois très localisés, je suis une piste herbeuse qui a reçue les eaux bien boueuses des deux versants l’encadrant, je passe à pied, trop de gadoue.
Canicules, tempêtes, grêles, etc. Tout cela devient banal sous nos latitudes, toute l’année la météo nous rappelle que nous avons peut-être légèrement perturbé nos climats …
Nos agriculteurs le subissent et l’ont bien compris : j’ai salué un monsieur qui venait surveiller un champ de jeunes oliviers. Nombreux viticulteurs arrachent leurs vignes (c’est bien triste) pour passer à autre chose.
La lavande revient dans les Quercy, j’en ai vu un champ récemment du côté de Rieumes, la viticulture se déplace vers le Nord, etc.


En parlant de salut, j’ai souvent écrit sur ces nombreux routiers ou cyclosportifs qui ne répondent pas à ton salut car ça les ralentirait sans aucun doute, un coursier m’a dépassé sur une belle portion de petite route bien droit sur un vélo aéro, appuyé sur ses prolongatuers (m’a déposé est le terme exact, il filait vite …) sans manquer de me saluer, sympa …
À Lacroix-Falgarde, j’ai repris un peu de hauteur pour rejoindre le GR 653 à Rebigue et les sentiers balisés du SICOVAL pour rejoindre Pech-David et la ville.
Je rappelle qu’une trace ne vaut que le jour où on l’a suivie même si on la partage, elle n’appartient à personne et personne ne peut tenir responsable une autre en cas de pépin sur un suivi de trace récupérée.

La trace / The track : https://www.visugpx.com/tC96hznK1A
Lauragais – Ariège – Also in French
With my legs still feeling stiff (for those who were kind enough to read my previous report), I was right to change my plans yesterday and opt for a shorter, more scenic and enjoyable ride (it would undoubtedly have been just as enjoyable had I set off on my two-day camping trip). Today’s ride helped flush out the last of the toxins.
Lunch at Camille and Louis’s in Nailloux at midday; I took my bike with the idea of cycling home. The shortest route takes you along paths I know well – either the Canal du Midi or the SICOVAL hillsides – but I opted for a different route: heading to the banks of the Ariège at Grépiac, it’s been a long time since I last cycled that way to Clermont-le-Fort and then Lacroix-Falgarde; the banks of the Ariège are stunning and unspoilt, and are in fact protected within the Garonne-Ariège Confluence Regional Nature Reserve – cycling isn’t prohibited there. Please note that the route I took just below Clermont may no longer be signposted: you’ll need to head up towards the village before descending back down to the Ariège.


The warm-up stretch towards Caussidières and Daujas (or the snack break at the time I set off) is a tough one: the total elevation gain isn’t huge, but the gradients exceed 10 per cent, are more often around 15 per cent, with peaks of around 20 per cent – enough to get the engine revving quickly. But it offers superb panoramic views of the Lauragais, the Ariège and the Pyrenees. The Lauragais – where I am now – is hilly and the gradients are always substantial …
Mud… The heatwave is still with us; heavy thunderstorms have broken out in the region and elsewhere, sometimes very localised. I’m following a grassy track that’s been flooded with muddy water from the two slopes flanking it; I’m walking instead – there’s too much mud.
Heatwaves, storms, hailstorms, and so on. All this is becoming commonplace in our part of the world; all year round, the weather reminds us that we may have slightly disrupted our climate…
Our farmers are bearing the brunt of it and have understood this all too well: I greeted a gentleman who had come to check on a field of young olive trees. Many winegrowers are grubbing up their vines (which is very sad) to move on to something else.
Lavender is making a comeback in the Quercy region; I saw a field of it recently near Rieumes, whilst wine-growing is shifting northwards, and so on.
Speaking of greetings, I’ve often written about the many long-distance cyclists and competitive cyclists who don’t return your greeting because it would undoubtedly slow them down. A courier overtook me on a lovely stretch of straight country road on an aero bike, leaning forward on his aerobars (’left me in the dust’ is the exact phrase – he was flying…) but still took the time to wave to me – nice of him…
At Lacroix-Falgarde, I climbed a little higher to join the GR 653 at Rebigue and the signposted SICOVAL trails, heading towards Pech-David and the town.
I would like to point out that a track is only as good as the day it was followed; even if it is shared, it belongs to no one, and no one can hold another person responsible in the event of a problem whilst following a retrieved track.
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