Nocturne cyclo … Pollution lumineuse – Also in english

La fenêtre météo n’était pas large : il fallait rouler samedi soir pour éviter la pluie.

Fort vent d’Ouest, je pars vers l’Est avec comme première intention de faire beaucoup plus long et de virer large vers le Nord-Est puis revenir vers le Sud-Ouest pour essayer de ne pas avoir trop le vent de face …

For vent, fortes pluies ces deniers jours dues à la tempête Nils, nombreux cours d’eau français ont débordé de leur lit, je commence en vallée du Girou, les fossés débordent aussi, certaines routes sont coupées.

Arrivé du côté de Lanta je me dis que ce serait intéressant d’aller voir la Garonne de près en ville pour prendre quelques photos de nuit. Je ne vais pas rejoindre le Canal du Midi, risque de chutes d’arbres, certains platanes se sont renversés, fatigués par les années de sécheresse, moins résistants et moins ancrés au sol avec les terrains détrempés. Je pars donc vers Préserville, Fourquevaux, Escalquens et Labège. Nombreux arbres sont couchés, des poteaux électriques ou de téléphone, nombreuses branches sur les routes, etc.

Pollution lumineuse … Même si c’est intéressant pour les photos, cette notion n’est pas trop abordée, elle constitue pourtant un véritable stress écologique : la lumière artificielle excessive ou mal orientée créant un halo lumineux dans le ciel perturbe les rythmes biologiques et les comportements de nombreux êtres vivants et particulièrement le vol des oiseaux migrateurs qui volent la nuit et s’orientent avec les étoiles. Ces halos trop puissants les font dévier de leur trajectoire ou au contraire les attirent, certains s’épuisent ou entrent en collision avec des structures lumineuses.

Un exemple flagrant est à prendre en Bretagne (la Bretagne n’est pas qu’une magnifique image de carte postale, de gros problèmes écologiques et sanitaires y existent avec l’agriculture intensive et les élevages de masse, je pourrais aussi développer sur les algues vertes, scandale écologique et politique car minimisé voire étouffé, mais je disserte sur ce que je vois quand je roule, ce n’est donc pas le cas pour ces algues) avec les immenses serres maraîchères dédiées notamment à la culture de la tomate ou d’autres légumes hors-saison (ces serres représenteraient 450 hectares de surface, le plus grand complexe occupant 277 ha dans le Finistère, 450 hectares occupent la surface de 6300 terrains de football …). Ces serres sont puissamment éclairées toute la nuit et perturbent les couloirs aériens des migrateurs : départs trop tôt ou trop tard, déviation de la trajectoire et difficulté de retrouver des sites aux ressources alimentaires disponibles suffisantes, etc.

La pollution lumineuse impacte aussi les rythmes biologiques et les cycles circadiens des animaux non migrateurs, affectant le sommeil, la reproduction, le comportement.

Les campagnes d’extinction des éclairages publics sont une solution, même si elles sont prises avant tout pour des raisons économiques, ce qui est frappant c’est la puissance et l’importance de l’éclairage industriel (privé), et aussi touristique : que la photo de ce site va être belle de nuit ! Je suis toujours très étonné de ces éclairages si nombreux des sites industriels, c’est par sécurité m’expliquera-t-on sans doute. C’est par contre intéressant pour la photo, j’avoue par contre que je m’en passerai sans problème !

J’ai traversé la zone industrielle, artisanale et commerciale de Labège, fortes odeurs de friture, d’huile de cuisson portées par le vent. Je suis aussi toujours assez impressionné (et inquiet) par le développement continu de ces zones commerciales, n’en a-t-on pas assez, il faut bien faire marcher l’économie, ça crée de l’emploi m’expliquera-t-on …

L’Hers est lui aussi très haut, la Garonne bien remontée, elle est montée de près de 9 m dans sa vallée plus basse en Lot-et-Garonne ou en Gironde, impressionnant … La nature nous rappelle régulièrement à l’ordre, nous apprenons mal et ne retenons pas les leçons, mettant en danger notre propre planète …

Le plus vieux métier du monde, c’est ce qu’on dit … Elles sont toujours là, sous la pluie, avec le froid, localisées dans certains quartiers comme du côté de la route de Paris et du Marché-gare, je les croise lors de mes balades nocturnes, je ne fréquente pas mais j’ai beaucoup de respect pour elles, ce ne doit pas être facile tous les jours … Elles mériteraient d’être mieux protégées …

Night cycling… Light pollution – Also in French

The weather window wasn’t wide: I had to ride on Saturday evening to avoid the rain.

With a strong westerly wind, I set off eastwards with the initial intention of going much further and veering sharply north-east, then returning south-west to try to avoid too much headwind…

Due to strong winds and heavy rain in recent days caused by Storm Nils, many French rivers have burst their banks. I started in the Girou valley, where the ditches were also overflowing and some roads were cut off.

When I arrived near Lanta, I thought it would be interesting to go and see the Garonne river up close in the town to take some night-time photos. I’m not going to the Canal du Midi, as there’s a risk of falling trees. Some plane trees have fallen over, weakened by years of drought, less resistant and less anchored to the ground with the soggy soil. So I head towards Préserville, Fourquevaux, Escalquens and Labège. Many trees are down, as are electricity and telephone poles, and there are lots of branches on the roads, etc.

Light pollution… Although it may be interesting for photographs, this concept is not discussed very often, yet it constitutes a real ecological stress: excessive or poorly directed artificial light creating a luminous halo in the sky disrupts the biological rhythms and behaviour of many living beings, particularly the flight of migratory birds that fly at night and navigate by the stars. These overly powerful halos cause them to deviate from their trajectory or, conversely, attract them, causing some to exhaust themselves or collide with light structures.

A striking example can be found in Brittany (Brittany is not just a beautiful picture postcard; it also has major ecological and health problems due to intensive agriculture and mass livestock farming. I could also talk about green algae, an ecological and political scandal that has been downplayed or even hushed up, but I am discussing what I see when I drive, so this is not the case for these algae) with huge vegetable greenhouses dedicated in particular to the cultivation of tomatoes and other out-of-season vegetables (these greenhouses cover an area of 450 hectares, with the largest complex occupying 277 hectares in Finistère; 450 hectares is equivalent to the surface area of 6,300 football pitches…). These greenhouses are brightly lit all night long and disrupt the flight paths of migratory birds: departures too early or too late, deviation from their trajectory and difficulty in finding sites with sufficient food resources, etc.

Light pollution also impacts the biological rhythms and circadian cycles of non-migratory animals, affecting their sleep, reproduction and behaviour.

Campaigns to switch off public lighting are one solution, even if they are primarily undertaken for economic reasons. What is striking is the power and importance of industrial (private) lighting, as well as lighting for tourism: what a beautiful photo this site will make at night! I am always very surprised by the abundance of lighting at industrial sites, which is probably for safety reasons, as I am sure I will be told. It is interesting for photography, but I must admit that I could easily do without it!

I crossed the industrial, craft and commercial area of Labège, with strong smells of frying and cooking oil carried by the wind. I am also always quite impressed (and concerned) by the continuous development of these commercial areas. Don’t we have enough? We have to keep the economy going, it creates jobs, I am told…

The Hers is also very high, and the Garonne has risen significantly, climbing nearly 9 metres in its lower valley in Lot-et-Garonne and Gironde. It’s impressive… Nature regularly reminds us to behave, but we are poor learners and fail to remember the lessons, putting our own planet at risk…

The oldest profession in the world, as they say… They are always there, in the rain, in the cold, located in certain neighbourhoods such as near the Route de Paris and the Marché-Gare. I pass them on my nightly walks. I don’t patronise them, but I have a lot of respect for them. It can’t be easy every day… They deserve better protection…

Translated with DeepL.com (free version)

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