07:35, le lundi 2 février 2026 Garidech, Haute-Garonne

Véloboulot de la semaine

Toujours ces superbes couleurs dans les cieux matinaux et de fin de journée, mais, même si la durée du jour augmente depuis le Solstice d’hiver (8h55 de jour chez nous, aujourd’hui environ 10h et 7 minutes, j’ai chronométré tous les jours) je pense trop tôt matin et soir au bon endroit pour la photo pour profiter de l’embrasement du ciel …
Petit rappel scientifique sur cet allongement de la durée du jour après le Solstice d’hiver (jour le plus court) : après le solstice d’hiver, l’hémisphère nord commence à s’incliner davantage vers le Soleil, ce qui allonge progressivement la durée du jour chaque jour. La variation est plus rapide à l’approche des équinoxes, mais déjà significative en décembre-février.
Oui, même sur ces trajets de véloboulot, j’arrive à baratiner !
Et toujours ce 26,4 km/h de moyenne sur le segment Garidech ronds-points si le trafic n’est pas perturbé, un métronome !!!

07:40, le mercredi 28 janvier 2026 Garidech, Haute-Garonne

Véloboulot de la semaine – Culture du vélo ? Pluie – Also in english

L’État a sans doute bien plus important à gérer dans son budget, il renonce au Plan national vélo 2023-2027 qui devait développer les infrastructures cyclables (objectif jusqu’à 100 000 km en 2030), réduire les embouteillages en promouvant les trajets courts à vélo (environ 60 % des trajets quotidiens font moins de 10 km, il est à noter par contre que beaucoup sont obligés de s’éloigner des villes pour trouver un habitat pas trop cher) et favoriser la santé publique et une alternative à la voiture individuelle. Sans parler de la réduction des émissions carbone.

J’en discutais très récemment avec Emmanuel, membre de l’association et militant de l’association 2pieds2roues défendant les mobilités douces : la France a une histoire du vélo mais n’a pas ou plus de culture du vélo.

La France a été une vraie nation cycliste, avant la voiture, jusqu’aux années 30 : industrie très développée, courses cyclistes dont le Tour de France, vélo outil de mobilité populaire. Le vélo était à la fois un outil de travail, un outil d’émancipation et un outil de loisirs, avec une apogée culturelle avec les congés payés en 1936 (et l’essor des tandems).
La France avait donc une réelle culture du vélo : pratique massive, acceptation sociale, présence naturelle dans l’espace public.

Pendant la guerre, le vélo restera indispensable (pénurie de carburant, réquisitions) mais après 1945 il va y avoir une véritable rupture avec l’essor de l’automobile qui va devenir le symbole absolu du modernisme, de la réussite sociale et de la liberté individuelle … L’État va soutenir massivement l’industrie automobile et construire routes, autoroutes et parkings. Le vélo ne sera plus un moyen de transport légitime et se cantonnera à la compétition.
Le vélo est devenu dangereux (par l’environnement dans lequel il se pratique, pas par sa pratique elle-même), la pratique quotidienne s’est effondrée, les enfants ont moins pédalé (quand j’étais gamin, mon vélo était pour moi sujet d’aventures et de liberté, je pédalais dans ma rue et plus loin – sans la permission des parents – dès que j’avais un moment), la transmission intergénérationnelle s’est arrêtée, la culture du vélo aussi.
Contrairement aux Pays-Bas qui est le parfait contre-exemple et sur lequel je vais revenir, la France n’a pas protégé ses cyclistes et a supprimé ou négligé les infrastructures dédiées, jusqu’à ce plan national ambitieux et engagé qui vient d’être mis à la poubelle … Même si le vélo est revenu en France dans les années 2000, certains diront boboïsé … Le vélo est de nouveau là mais sans culture partagée.

Revenons aux Pays-Bas (le Danemark peut aussi être pris en exemple). Ils ne sont pas naturellement cyclistes, ils ont fait un choix politique et culturel.
Après-guerre, les Pays-Bas connaissent aussi l’essor de l’automobile mais même au pic de l’automobile la pratique utile ou de loisirs n’y a pas cessé.
Dans les années 60, Amsterdam était envahie de voitures, bien loin de l’image actuelle.
Deux « chocs » vont amener le pays à développer une politique claire et durable en faveur du vélo :
– En 1971, plus de 400 enfants meurent sur les routes néerlandaises et naît alors un mouvement familial, populaire et non technocratique, « Stop de kindermoord », la traduction est aisée.
– Le choc pétrolier de 1973.
Des décisions fortes vont suivre : la réduction de la place de la voiture, dimanches sans auto, réinvestissement massif dans les alternatives.

Les Pays-Bas assument politiquement et culturellement que la voiture est un problème en ville, définissent la rue pas seulement comme un axe de circulation et donnent priorité aux piétons, aux cyclistes et aux transports publics avec des politiques cohérentes, cette hiérarchie est inscrite dans le loi et l’urbanisme.
L’accent est mis sur des infrastructures sûres, la pratique suit.
Il est à noter aussi que les enfants vont à l’école dès 6-7 ans, la pratique est aussi familiale et transgénérationnelle. Le vélo est avant tout social, il devient banal, pas héroïque … Il n’y a pas de guerre auto/vélo, pas de discours technocratique ou culpabilisant, pas de figure du « bon citoyen cycliste », on dit « Le vélo est le choix le plus simple. » et pas « Faites du vélo malgré le danger. »

En France, cette chaîne a été rompue pendant 3 générations et les politiques ont été hésitantes et aujourd’hui arrêtées …

Pluie … Véloboulot de la semaine avec seulement 2 trajets, j’ai déjà écrit que je n’avais pas difficulté à rouler sous la pluie quand je suis en balade ou en voyage mais quand c’est pour me rendre au boulot, même si je pratique la vélothérapie, je n’insiste pas trop. Jeudi matin, j’étais en tenue quand une grosse averse est tombée, donc voiture …
Crédibilité, je ne suis pas vendeur de vélo ou de matériel dédié, même je ne suis pas forcément client ou le plus fidèle des clients, j’apprécie de voir des patrons ou employés de boutiques se rendre à leur boulot en vélo quel que soit le temps. Pas mal de membres de notre association sont clients de la boutique United bicycles à Castelnau d’Estrétefonds, j’ai eu l’occasion de m’y rendre, jolie boutique, son patron s’y rend systématiquement en vélo, bravo ! Si tu vends du matériel pour la pluie mais que tu ne roules pas sous la pluie, ce n’est pas très crédible …
Pour les trajets de boulotvélo encore faut-il que le trajet ne soit pas trop long (je ne parle pas des aménagements cyclables, s’il y en a, c’est encore mieux !)

Cycle to work of the week – Cycling culture? Rain – Also in French


The government undoubtedly has much more important things to deal with in its budget, so it is abandoning the 2023-2027 National Cycling Plan, which was intended to develop cycling infrastructure (with a target of 100,000 km by 2030), reduce traffic congestion by promoting short journeys by bicycle (around 60% of daily journeys are less than 10 km, it should be noted, however, that many people are forced to move away from cities to find affordable housing) and promote public health and an alternative to private cars. Not to mention the reduction in carbon emissions.
I was discussing this very recently with Emmanuel, a member and activist of the 2pieds2roues association, which promotes sustainable transport: France has a history of cycling but does not have, or no longer has, a cycling culture.
France was a true cycling nation before the advent of the car, until the 1930s: a highly developed industry, cycling races including the Tour de France, and the bicycle as a popular means of transport. The bicycle was a tool for work, emancipation and leisure, reaching a cultural peak with the introduction of paid holidays in 1936 (and the rise of tandems).

France therefore had a real cycling culture: widespread use, social acceptance, and a natural presence in public spaces.

During the war, the bicycle remained indispensable (fuel shortages, requisitions), but after 1945 there was a real break with the rise of the car, which became the ultimate symbol of modernism, social success, and individual freedom. The state provided massive support to the automotive industry and built roads, motorways and car parks. Cycling was no longer a legitimate means of transport and was confined to competition.

Cycling became dangerous (due to the environment in which it was practised, not the practice itself), daily cycling declined, children cycled less (when I was a kid, my bicycle was a source of adventure and freedom for me; I would cycle around my street and further afield – without my parents’ permission – whenever I had a moment), intergenerational transmission stopped, and so did cycling culture.
Unlike the Netherlands, which is the perfect counterexample and to which I will return, France has not protected its cyclists and has removed or neglected dedicated infrastructure, until this ambitious and committed national plan was recently scrapped… Even though cycling made a comeback in France in the 2000s, some would say it has become gentrified… Cycling is back, but without a shared culture.

Let’s return to the Netherlands (Denmark can also be taken as an example). They are not naturally cyclists; they made a political and cultural choice.
After the war, the Netherlands also experienced the rise of the car, but even at the peak of motoring, cycling for practical or leisure purposes did not cease.
In the 1960s, Amsterdam was invaded by cars, a far cry from its current image.
Two ‘shocks’ led the country to develop a clear and sustainable policy in favour of cycling:
– In 1971, more than 400 children died on Dutch roads, giving rise to a popular, non-technocratic family movement called ‘Stop de kindermoord’ (Stop the child murder), the translation of which is easy.
– The oil crisis of 1973.
Strong decisions followed: reducing the space allocated to cars, car-free Sundays, and massive reinvestment in alternatives.

The Netherlands politically and culturally accepts that cars are a problem in cities, defines streets as more than just traffic arteries, and gives priority to pedestrians, cyclists and public transport through consistent policies. This hierarchy is enshrined in law and urban planning.
The emphasis is on safe infrastructure, and practice follows.
It should also be noted that children start going to school at the age of 6-7, and cycling is also a family and intergenerational activity. Cycling is above all a social activity; it is becoming commonplace, not heroic… There is no car/bike war, no technocratic or guilt-inducing discourse, no figure of the “good citizen cyclist”; people say “Cycling is the simplest choice” and not “Cycle despite the danger”.
In France, this chain has been broken for three generations and policies have been hesitant and are now at a standstill…

Rain… This week’s cycle commute consisted of only two journeys. I’ve already mentioned that I don’t mind cycling in the rain when I’m out for a ride or travelling, but when it comes to getting to work, even though I practise cycle therapy, I don’t push it too much. On Thursday morning, I was all kitted up when a heavy downpour started, so I took the car…
Credibility: I’m not a bicycle or cycling equipment salesman, and I’m not necessarily a customer or the most loyal of customers, but I appreciate seeing shop owners or employees cycling to work whatever the weather. Quite a few members of our association are customers of the United Bicycles shop in Castelnau d’Estrétefonds. I’ve had the opportunity to visit it, and it’s a nice shop. The owner always cycles there, so well done! If you sell rain gear but don’t cycle in the rain, it’s not very credible…
For commuting by bicycle, the journey must not be too long (I’m not talking about cycle facilities, but if there are any, so much the better!).

Translated with DeepL.com (free version)

07:37, le mercredi 21 janvier 2026 Garidech, Haute-Garonne

Véloboulot de la semaine

Trajets tranquilles à travers, avant ou après quelques gouttes … Petit détour administratif pour porter un courrier et quelques centaines de mètres Gravel.
Marrant, la régularité sur certains segments : 3 fois Garidech jusqu’au rond-point à 26,4 km/h alors que je n’ai pas le compteur sous les yeux … J’ai vérifié, même vitesse la semaine dernière sur les 4 trajets …

07:44, le lundi 12 janvier 2026 Garidech, Haute-Garonne

Véloboulot de la semaine – Jamais content ? Rapha (encore ?) – Soldes

Je râle souvent contre ces autres usagers qui me doublent en passant très près, je ne vais tout de même pas râler si le conducteur hésite et préfère rester derrière moi pour être sûr de passer large. Mais c’est parfois un peu oppressant de sentir un véhicule derrière soi, on ressent cela peut-être parce qu’il n’est pas rare que certains jouent à ça en faisant ronfler le moteur de leur véhicule …

Je reviens sur le Rapha festive et les 20 % de réduction offert par Rapha à tous ceux qui ont réussi le challenge. Au moment de cette réduction, Rapha proposait déjà des réductions plus intéressantes et ses 20 % ne pouvait se cumuler aux réductions du site. Pour pouvoir bénéficier des 20 % il fallait s’inscrire à la liste de diffusion. J’ai reçu ce matin via cette liste un bon de réduction de 10 % qui lui peut s’ajouter aux promotions du site … J’avais envie avant de réaliser le challenge d’acheter un haut Rapha (j’ai déjà un coupe-vent), les fringues de la marque sont sobres mais classes, je n’ai plus envie, Sylvie va être contente … Je trouve ce fonctionnement des soldes multiples pas sain, tu achètes un jour et deux jours après c’est encore moins cher … Il y a aussi des soldes cachés avec des campagnes de promotion toute l’année, ça peut faire râler quand tu as acheté plein pot et que la promotion arrive le lendemain. C’est un peu comme les abonnements téléphoniques : les abonnés n’ont pas droit aux promotions offertes au nouveaux consommateurs, merci pour la récompense de la fidélité …

Profil Strava : https://strava.com/athletes/49242926

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