En préambule …
Mis à part mes pérégrinations très urbaines mais pendant lesquelles je suis quand même arrivé à trouver des passages Gravel (si si !), je n’avais pas roulé que sur du goudron depuis un temps certain. Non pas que je n’aime pas le goudron, mais qui aime vraiment ce mélange complexe d’hydrocarbures carbones, hydrogènes, asphaltènes, résines, aromatiques et saturés ? S’y ajoute en général de l’azote, du soufre, des traces de métaux (nickel, vanadium …), en petites quantités … Sachant que la plus grosse partie d’une route est faite d’une sous-couche de granulats (gravier, sable, cailloux), le goudron proprement venant dessus.

Les routes que j’affectionne sont de petites routes au revêtement irrégulier, cabossé, où la végétation reprend ses droits mais je reconnais que ce peut être grisant de rouler sur un beau bitume, du billard, du velours, le rendement s’est ressent, on vole, on se prend pour un champion, on met les mains sur les prolongateurs. Je connais aussi de belles routes de montagne. Mais celles que je préfère sont celles qui se terminent en impasse et laissent place à une piste ou un chemin.
De temps en temps, notamment en hiver ou en automne, quand les terrains sont (un peu) gras, mes sorties deviennent cyclo-gravel ou cyclo, cela permet aussi de parcourir plus de kilomètres dans le même temps.


Je l’ai déjà écrit : quand le planning du week-end est bien chargé, aller rouler de nuit est une solution. La météo est bonne ce soir, le week-end va être bien occupé, je pars donc pour une balade semi-nocturne goudronnée : aller chercher la voie verte entre Bessières et Bressols, puis rejoindre Montech pour revenir sur Toulouse le long du canal latéral et rouler de nuit en ville et prendre quelques photos. Je prévois une balade autour des 150 km, avec la petite pause pour manger, le camping-gaz bleuet et la boîte de conserve ou le sachet cuisiné, pourquoi pas un petit cassoulet (certains ne sont pas mauvais en boîte) comme en fin 2025 du côté du Pic de Nore lors d’une longue journée sur le vélo.


Je suis un rare utilisateur des sacoches en Gravel (je pratique du Gravel qui peut secouer, on voit plus souvent des sacoches de selle ou pour les autres utilisateurs de Tailfin l’aeropack, j’ai une tige télescopique, elle m’est très utile en Gravel-enduro, donc pas de sacoche) et je m’y tiens car ça a fait pas mal rigoler quand j’en étais encore au stade rookie. Je veux être aussi un utilisateur assidu du réchaud quand je pars sur la journée, pas seulement parce que cela fait baroudeur (le frime !) mais parce que je trouve ça sympa.
Pendant et après …
Il a plu, d’abord par intermittences puis de façon continue. La fin de journée était ensoleillée, le vent était tombé, jusqu’à Villemur-sur-Tarn j’ai profité d’une accalmie même si je voyais les nuages arriver de l’Ouest et le vent se lever, il me semblait l’avoir de face, bon signe pour le retour le long du canal latéral à la Garonne, il tournera ensuite.
Il a commencé à pleuvoir à Villemur, façon bruine. Les gouttes ont été plus nombreuses à Bressols et sur la liaison vers Montech pour rejoindre le canal.
Crédibilité. Je suis équipé pour rouler sous la pluie, je m’en dispense sur mes trajets allers de véloboulot quand il pleut trop (j’aime mon véloboulot, je pratique la vélothérapie, mais quand même …), par contre quand je prends la pluie sur une sortie ou en voyage, je continue de rouler. J’organise des sorties avec Ô Gravel, des évènements comme le Grand Tour ou l’Occitanie, même si c’est du bénévolat il me semble important d’être crédible : si je propose une descente engagée, c’est que j’y suis passé sur le vélo, je sais rouler sous la pluie, je vais faire les derniers réglages de l’Occitanie en hiver ou quelques temps avant, dans les conditions que pourraient rencontrer les participants, si je propose un truc comme l’Occitanie c’est que je suis capable d’en venir à bout … J’ai donné tout récemment l’exemple d’un vélociste qui va bosser tous les jours en vélo quel que soit le temps, si ce gars te donne un conseil sur des fringues de pluie, il est bon à prendre.
Je me souviens d’un mécano et de vendeurs d’un magasin de vélo dont je tairai le nom et qui a changé de propriétaire depuis qui ne juraient que par le free-ride et les gros vélos bien suspendus et que j’avais vu sauf erreur abandonner sur une Garoutade, un truc VTT bien costaud qui se tenait à L’Ille-sur-Têt sur les terres du futur Caminade et auquel j’ai eu l’occasion de participer deux fois. Crédible …
J’ai fait un peu plus court que prévu, la pluie c’est pas super pour les photos et surtout pour l’appareil photo …
Le petit cassoulet est bien passé, je ne dénigre pas ni ne me moque de la diététique sportive : les compétiteurs doivent suivre de vrais régimes, le cassoulet n’en fait peut-être pas partie. Je m’autorise ça surtout pour rigoler un peu et parce que c’est bon. Je ne suis pas compétiteur mais je roule un peu quand même … N’oublions pas que je postule chaque année au titre de « fou de Garidech ». Je ne sais d’ailleurs toujours pas qui a lancé ça, s’il lit ces lignes, merci à lui de se manifester, je ne sais toujours pas si c’est de moi dont il parlait. Je ne connais peut-être pas tous les cyclistes de Garidech, j’en connais quelques-uns, un pourrait aussi postuler …
Un ragondin croisé ou évité le long du canal. Je les traite souvent de suicidaire, celui-ci a traversé tranquillement devant moi … Il faut noter que ces bestioles sont obligées de se planquer toute la journée et ne peuvent pas non plus être tranquilles la nuit … Pauvres ragondins ! Allez, les ragondins sont mes copains !
Deux rats tout court, des échassiers, des bruits dans l’eau, des pêcheurs nocturnes …
De beaux exemples de pollution lumineuse dans les zones industrielles bordant le canal en arrivant sur Toulouse …

Rouler sur les voies vertes (goudronnées pour celles-ci) de nuit permet de se sentir en sécurité et de rouler serein.
J’avais besoin de bien m’aérer la tête et les poumons (épidémie de grippe gastro et autres en ce moment), de transformer la fatigue intellectuelle et psychique en fatigue physique plus facile à réparer, je pense avoir bien fait de rouler ce soir, le week-end risque d’être bien humide …
Night cycling… Also in French
As a preamble…
Apart from my very urban wanderings, during which I still managed to find some gravel paths (yes, really!), I hadn’t ridden on anything but tarmac for quite some time. Not that I don’t like tarmac, but who really likes this complex mixture of carbon hydrocarbons, hydrogen, asphaltenes, resins, aromatics and saturated compounds? Added to this are generally nitrogen, sulphur and traces of metals (nickel, vanadium, etc.) in small quantities… Bearing in mind that most of a road is made up of an underlayer of aggregates (gravel, sand, stones), with the tarmac itself on top.
The roads I like are small roads with uneven, bumpy surfaces, where vegetation is reclaiming its rights, but I admit that it can be exhilarating to drive on beautiful asphalt, smooth as a billiard table, velvety, where you can feel the performance, you fly, you feel like a champion, you put your hands on the extensions. I also know some beautiful mountain roads. But my favourites are those that end in a dead end and give way to a track or path.
From time to time, especially in winter or autumn, when the ground is (slightly) muddy, my rides become cyclo-gravel or cyclo, which also allows me to cover more kilometres in the same amount of time.

I’ve already written about this: when you have a busy weekend schedule, going for a ride at night is a good solution. The weather is good tonight, the weekend is going to be busy, so I’m off for a semi-nocturnal ride on tarmac: I’ll take the greenway between Bessières and Bressols, then head to Montech to return to Toulouse along the side canal, ride through the city at night and take a few photos. I’m planning a ride of around 150 km, with a short break to eat, the blue camping gas stove and a tin or packet of ready-made food, maybe even a little cassoulet (some tinned ones aren’t bad) like at the end of 2025 near Pic de Nore during a long day on the bike.
I’m a rare user of Gravel panniers (I do gravel biking, which can be bumpy, so you see saddle bags more often, or for other Tailfin users, the Aeropack. I have a telescopic seat post, which is very useful for gravel enduro, so no panniers) and I stick to that because it made people laugh a lot when I was still a rookie. I also want to be a regular user of the stove when I go out for the day, not just because it makes me look like an adventurer (showing off!), but because I think it’s fun.
During and after…
It rained, first intermittently and then continuously. The end of the day was sunny, the wind had died down, and until Villemur-sur-Tarn I enjoyed a lull, even though I could see clouds coming in from the west and the wind picking up. It seemed to be blowing in my face, which was a good sign for the return trip along the canal alongside the Garonne, as it would then turn.



It started to rain in Villemur, a light drizzle. The drops became heavier in Bressols and on the road to Montech to rejoin the canal.
Credibility. I’m equipped to ride in the rain, but I don’t bother on my bike-to-work trips when it’s raining too hard (I love my bike-to-work routine, I practise bike therapy, but still…). However, when I get caught in the rain on an outing or trip, I keep riding. I organise rides with Ô Gravel, events such as the Grand Tour or Occitanie, and even though it’s voluntary work, I think it’s important to be credible: if I suggest a challenging descent, it’s because I’ve been there on my bike, I know how to ride in the rain, I’ll make the final adjustments for Occitanie in winter or shortly before, in the conditions that participants might encounter. If I suggest something like Occitanie, it’s because I’m capable of completing it… I recently gave the example of a bike mechanic who cycles to work every day, whatever the weather. If this guy gives you advice on rain gear, he’s good at it.
I remember a mechanic and salespeople at a bicycle shop, which I won’t name and which has since changed owners, who swore by freeriding and big bikes with good suspension, and who, if I’m not mistaken, I saw give up on a Garoutade, a tough mountain bike event held in L’Ille-sur-Têt on the grounds of the future Caminade, which I had the opportunity to participate in twice. Credible…
I made it a little shorter than planned, as rain isn’t great for photos and especially for the camera…


The little cassoulet went down well. I’m not denigrating or mocking sports nutrition: competitors have to follow strict diets, and cassoulet may not be part of that. I allow myself this mainly for a bit of fun and because it’s good. I’m not a competitor, but I do cycle a bit… Let’s not forget that I apply every year for the title of ‘Garidech madman’. I still don’t know who started that, but if they’re reading this, I’d be grateful if they could come forward, as I still don’t know if it was me they were talking about. I may not know all the cyclists in Garidech, but I know a few, and one of them could also apply…

A nutria crossed or avoided along the canal. I often call them suicidal, but this one crossed calmly in front of me… It should be noted that these creatures are forced to hide all day long and cannot rest easy at night either… Poor nutrias! Come on, nutrias are my friends!
Two rats, wading birds, noises in the water, night fishermen…
Fine examples of light pollution in the industrial areas bordering the canal as we arrive in Toulouse…


Riding on greenways (which are paved in this case) at night makes you feel safe and allows you to ride peacefully.
I needed to clear my head and lungs (there’s a flu epidemic going around at the moment, along with flu, gastroenteritis and other illnesses), to transform my mental and psychological fatigue into physical fatigue, which is easier to recover from. I think I did the right thing by going for a ride this evening, as the weekend is likely to be very wet…
Translated with DeepL.com (free version)




