
Nulle prétention à figurer dans quelque livre des records ou à être couronné d’une façon ou une autre, le « titre » autoproclamé mais légitime (c’est prétentieux ça non ? Allez va pour le livre des records …) de celui qui aura parcouru le plus de kilomètres différents de rues, cyclables, voies vertes, piétonniers dans Toulouse et l’agglomération … Dernières balades de la post face du gros volume de mon « Tout Toulouse ou vraiment presque tout ».
Pour ces derniers kilomètres, j’ai parcouru à nouveau tous les quartiers pour aller chercher les portions manquantes, il en restera tout de même encore mais je ne vais pas y revenir pour ça, sauf si quelqu’un prétend prendre ce titre …


Rue des Saules, il n’y en a pas ou plus, Rue des Palmiers, j’y suis passé en bout mais au souvenir il n’y en a pas non plus, ni du fusain Rue du fusain … Rue des Géraniums, c’est plus facile mais ce n’est pas la saison. Je pourrai commenter ainsi un grand nombre de dénominations de rues, Rue Montségur, Rue de Gavarnie (où est le cirque ?), Rue du Tourmalet, etc. La Rue de l’Aubisque n’est pas longue mais pentue mais pentue, mais elle ne vaut pas la Rue du Canigou ou celle du Pic de la Sagette ou le mur de la Rue du Pic d’Orhy à L’Union et encore moins le Chemin des Canalets, le rue la plus pentue de Toulouse où sont passés les coureurs du Tour de France en 2025 …
Crades … C’est le seul mot qui me vient à l’esprit pour qualifier ces gens qui salissent même le devant de leur résidence ou de leur maison, je ne comprends pas … Crades, tous ces déchets qui peuvent traîner dans une ville …

J’écris souvent sur le sujet : éducation, expliquer aux autres usagers les principes de la circulation cycliste pour qu’ils comprennent et respectent. À condition que les cyclistes soient d’abord crédibles et se montrant respectueux du code de la route. Les nouvelles pistes cyclables, pas les voies partagées, sont rouges ; j’ai même vu et je ne connaissais des vélorues, les vélos y sont prioritaires, les 4 roues doivent rester derrière …
J’ai un peu débordé de Toulouse même, à Portet-sur-Garonne je suis repassé au Récébédou.
Le Récébédou, quartier « coincé » entre la Route d’Espagne, la voie ferrée et l’autoroute est chargé d’Histoire. Le Récébédou est connu des Toulousains de souche car pendant la Seconde Guerre mondiale, un camp d’internement pour les Juifs et les Républicains espagnols y avait été bâti entre 1941 et 1942. Des convois ferroviaires ont emmené les internés vers Drancy et Auschwitz … Il est à noter que ce camp était géré par la préfecture de la Haute-Garonne sur ordre de Vichy, pas les allemands …
Avant cela, en 1940, le camp accueillait les réfugiés du Nord de la France, puis des réfugiés et des évadés, puis un établissement semi-ouvert pour les Juifs et les Espagnols, avant que Vichy n’en change le fonctionnement.
Les conditions de vie étaient déplorables, des centaines d’internés mourront pendant l’hiver 1941-1942.
Un Musée de la Mémoire a été installé dans le seul baraquement du camp qui existe encore. Notre région compte quelques lieux de mémoire de ce type (Le Vernet, Rivesaltes) qui mériteraient plus de mise en lumière, pour ne pas oublier … Devoir de mémoire important à une époque où les extrémismes et les révisionnismes reprennent de l’ampleur …



Le 21 septembre 2001 l’explosion de l’usine AZF a marqué la ville et tout le pays et reste l’une des tragédies industrielles les plus marquantes de l’histoire récente de la France. À 10h17, une détonation dévastatrice secoue la ville, détruisant une grande partie de l’usine chimique et causant des dégâts considérables dans les quartiers alentours. L’explosion a été provoquée par la détonation de 300 tonnes de nitrate d’ammonium, un produit chimique utilisé comme fertilisant, mal stocké et manipulé dans des conditions de sécurité insuffisantes.
L’onde de choc a été ressentie jusqu’à 80 km de Toulouse, beaucoup ont cru d’abord à un attentat, les États-Unis venaient d’être très lourdement touchés le 11 septembre.
Le bilan humain est lourd : 31 morts, plus de 2 500 blessés et des dizaines de milliers de personnes exposées aux effets de l’explosion. Les infrastructures de la ville, notamment les habitations, écoles, et commerces, ont subi de graves dommages.
L’enquête judiciaire, ouverte peu après, a mis en lumière de multiples négligences en matière de sécurité. En 2009, l’explosion a été jugée accidentelle, ça arrangeait bien la société Grande Paroisse, une filiale de Total, qui gérait le site.
Le jugement a été prononcé en 2009, concluant que l’explosion était un accident industriel mais causée par de graves négligences. Grande Paroisse a été condamnée à 225 000 euros, une bagatelle pour « blessures involontaires » et « mise en danger de la vie d’autrui ». La société a été reconnue responsable de l’accident en raison de la mauvaise gestion du stockage du nitrate d’ammonium et du non-respect des normes de sécurité. Les dirigeants de Grande Paroisse ont également été poursuivis. Le directeur de l’usine a été condamné à 3 ans de prison, dont 18 mois avec sursis, mais il a échappé à une peine plus sévère. D’autres responsables ont été condamnés à des peines de prison avec sursis ou à des amendes.
Le jugement a jugé que l’explosion résultait de l’accumulation de plusieurs erreurs humaines, incluant la mauvaise gestion du stock de nitrate d’ammonium et des défaillances dans les procédures de sécurité.
L’État a été jugé partiellement responsable, mais aucune condamnation pénale n’a été prononcée à son encontre.
Une œuvre mémorielle a été érigée sur le lieux de l’explosion avec des panneaux informatifs relatant les évènements.

Sur l’Île du Ramier, entre le bras de Garonne et la Cité université Daniel Faucher se trouve le Jardin de la poudrerie. À l’origine, le site accueille dès le XVIIᵉ siècle une poudrerie royale, destinée à la fabrication de poudre noire pour l’armée. Ce choix d’implantation, en bord de Garonne, répondait à des besoins logistiques et de sécurité. Au fil des siècles, le site devient un vaste complexe industriel, marqué par l’activité chimique et militaire, qui façonne durablement le paysage et la vie des quartiers alentour.
Au XIXᵉ siècle, avec les progrès techniques et la révolution industrielle, la poudrerie évolue. Elle s’inscrit progressivement dans une activité chimique plus large, tout en restant liée à l’État. Le site s’agrandit, se modernise et s’intègre dans un vaste ensemble industriel au sud de Toulouse, aux côtés d’autres usines chimiques.
Au cours du XXᵉ siècle, le secteur devient un pôle majeur de la chimie française. La poudrerie cohabite avec plusieurs installations industrielles, dont l’usine AZF (Azote Fertilisants). Cette concentration d’activités à risque à proximité de zones urbaines pose progressivement des problèmes de sécurité, longtemps sous-estimés. Il a fallu l’explosion de l’AZF) pour qu’on prenne conscience des dangers de ces sites industriels implantés dans les villes, certains étant toujours bien actifs …

Tolérance
Ouverture
Universel
Loyauté
Olympique
Union
Solidaire
Equipier
Mots peints sous un pont près de l’entrée du Stadium, enceinte du T.F.C., certains supporters fanatiques et extrémistes en France et ailleurs en ont oublié le sens …




Toulouse endest 3 – Also in French

With no pretensions of appearing in any record books or being crowned in any way, the self-proclaimed but legitimate “title” (isn’t that pretentious? Okay, let’s go for the record books…) of the person who has traveled the most kilometers on different streets, bike paths, greenways, and pedestrian paths in Toulouse and its suburbs… Last walks of the post-face of the large volume of my “Tout Toulouse ou vraiment presque tout” (All of Toulouse or really almost all of it).
For these last few kilometers, I traveled through all the neighborhoods again to find the missing sections. There are still some left, but I’m not going to go back for them, unless someone claims to take this title…


Rue des Saules, there aren’t any or there aren’t any anymore, Rue des Palmiers, I passed by the end of it but as far as I can remember, there aren’t any there either, nor are there any charcoal trees on Rue du Fusain… Rue des Géraniums is easier, but it’s not the season. I could comment on a large number of street names in this way: Rue Montségur, Rue de Gavarnie (where is the cirque?), Rue du Tourmalet, etc. Rue de l’Aubisque isn’t long, but it’s steep, very steep, but it’s not as bad as Rue du Canigou or Rue du Pic de la Sagette or the wall on Rue du Pic d’Orhy in L’Union, and even less so than Chemin des Canalets, the steepest street in Toulouse, where the Tour de France cyclists passed in 2025…
Filthy… That’s the only word that comes to mind to describe these people who litter even in front of their homes. I don’t understand… Filthy, all this trash lying around in the city…
I often write about this topic: education, explaining the principles of cycling to other road users so that they understand and respect them. Provided that cyclists are credible and show respect for the rules of the road. The new bike lanes, not the shared lanes, are red; I’ve even seen and become familiar with bike streets, where bikes have priority and four-wheeled vehicles must stay behind…
I ventured a little beyond Toulouse itself, to Portet-sur-Garonne, where I stopped off at Le Récébédou.

Le Récébédou, a neighborhood “sandwiched” between the Route d’Espagne, the railroad tracks, and the highway, is steeped in history. Le Récébédou is well known to native Toulouse residents because during World War II, an internment camp for Jews and Spanish Republicans was built there between 1941 and 1942. Rail convoys took the internees to Drancy and Auschwitz… It should be noted that this camp was run by the Haute-Garonne prefecture on the orders of Vichy, not the Germans…
Before that, in 1940, the camp took in refugees from northern France, then refugees and escapees, then became a semi-open facility for Jews and Spaniards, before Vichy changed its operation.
Living conditions were deplorable, and hundreds of internees died during the winter of 1941-1942.
A Museum of Remembrance has been set up in the only barracks of the camp that still exists. Our region has a few memorial sites of this type (Le Vernet, Rivesaltes) that deserve to be highlighted, so that we do not forget… This is an important duty of remembrance at a time when extremism and revisionism are on the rise…

On September 21, 2001, the explosion at the AZF factory left its mark on the city and the entire country and remains one of the most significant industrial tragedies in France’s recent history. At 10:17 a.m., a devastating explosion shook the city, destroying a large part of the chemical factory and causing considerable damage to the surrounding neighborhoods. The explosion was caused by the detonation of 300 tons of ammonium nitrate, a chemical used as fertilizer, which had been improperly stored and handled under inadequate safety conditions.
The shock wave was felt up to 50 miles from Toulouse, and many initially believed it to be a terrorist attack, as the United States had just been severely hit on September 11.
The human toll was heavy: 31 dead, more than 2,500 injured, and tens of thousands of people exposed to the effects of the explosion. The city’s infrastructure, including homes, schools, and businesses, suffered severe damage.
The judicial investigation, launched shortly afterwards, revealed multiple safety violations. In 2009, the explosion was ruled accidental, which suited Grande Paroisse, a subsidiary of Total, which managed the site.
The judgment was handed down in 2009, concluding that the explosion was an industrial accident but caused by serious negligence. Grande Paroisse was fined €225,000, a trifling sum for “unintentional injury” and “endangering the lives of others.” The company was found liable for the accident due to poor management of ammonium nitrate storage and failure to comply with safety standards. Grande Paroisse executives were also prosecuted. The plant manager was sentenced to three years in prison, including 18 months suspended, but escaped a more severe sentence. Other officials were given suspended prison sentences or fines.
The judgment found that the explosion was the result of a series of human errors, including poor management of the ammonium nitrate stockpile and failures in safety procedures.
The state was found partially responsible, but no criminal charges were brought against it.
A memorial has been erected at the site of the explosion with information panels recounting the events.


On Île du Ramier, between the Garonne river branch and the Daniel Faucher university campus, lies the Jardin de la Poudrerie. Originally, the site was home to a royal powder mill in the 17th century, used to manufacture black powder for the army. The location on the banks of the Garonne was chosen for logistical and security reasons. Over the centuries, the site became a vast industrial complex, marked by chemical and military activity, which had a lasting impact on the landscape and life in the surrounding neighborhoods.
In the 19th century, with technical progress and the industrial revolution, the powder mill evolved. It gradually became part of a broader chemical industry, while remaining linked to the state. The site expanded, modernized, and became part of a vast industrial complex south of Toulouse, alongside other chemical plants.
During the 20th century, the sector became a major hub for the French chemical industry. The powder factory coexisted with several other industrial facilities, including the AZF (Azote Fertilisants) factory. This concentration of high-risk activities near urban areas gradually raised safety issues that had long been underestimated. It took the AZF explosion to raise awareness of the dangers of these industrial sites located in cities, some of which are still very much active today.
Tolerance
Openness
Universal
Loyalty
Olympic
Union
Solidarity
Team spirit (Team : équipe in french, E de Toulouse)
Words painted under a bridge near the entrance to the Stadium, home of T.F.C., some fanatical and extremist supporters in France and elsewhere have forgotten their meaning…
Translated with DeepL.com (free version)



