Un abécédaire du voyage à vélo – Timothée Girard, Elytis

C’est en mai 2022 que Timothé Girard décide de partir effectuer une itinérance dessinée à vélo dans le massif des Alpes et le Massif central.

Ce voyage s’inscrit dans le cadre de son master de fin d’études d’architecture. Il vise à expérimenter et à raconter au travers d’un abécédaire, d’une carte et d’un carnet de dessins, que d’autres formes de voyage sont possibles, comme une alternative aux flux touristiques massifs qui modifient les espaces.

Faire ce voyage était avant tout l’expérimentation d’une pratique qui jadis existait : celle de rendre au voyage toute sa puissance et toute sa mesure, souligne Rodolphe Christin, celle où la temporalité du voyageur était libre, celle où le tourisme avait vocation de partir pour se nourrir et s’instruire sur la route.

Le vélo m’a sauvé – Kilian Bron, Flammarion

« Quand je dis que le vélo m’a sauvé, ce n’est pas seulement du climat pesant voire toxique de mon foyer, c’est aussi de moi-même, de mon désir démesuré de sensations fortes qui cherchait à s’exprimer d’une manière ou d’une autre. »
Lorsqu’il découvre le VTT à l’adolescence, Kilian Bron comble un immense désir de liberté qui l’habite depuis l’enfance. Avec son engin à deux roues, ce fils de militaire explore la forêt de Malgovert, sur les hauteurs de Bourg-Saint-Maurice, puis dévale les pistes de la station des Arcs, accessible en funiculaire depuis son quartier.
Grâce au vélo, il exauce ses premières « bulles imaginaires », ces rêves d’évasion qu’il nourrit entre les quatre murs de sa chambre, où il se réfugie pour échapper aux tourments familiaux. Un foyer entre affection et discorde, ayant façonné l’homme et le pilote qu’il est devenu.
Vététiste professionnel parmi les plus doués de sa génération, Kilian Bron s’avoue accro aux risques mais refuse d’être qualifié de « casse-cou ». S’il adore flirter avec le vide, c’est avant tout par amour des montagnes et du pilotage, un art qui le tempère et qu’il a mis des années à maîtriser. C’est aussi pour rapporter des quatre coins du monde des images à la fois spectaculaires et porteuses de sens, et faire de son vélo un passeur d’histoires.



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