Gravel de montagne : Portet-d’Aspet, Ares, Gar, Cagire, Menté – Also in english

Gravel de montagne … Même si la balade ne passe pas au plus près et au plus haut de la ligne des crêtes pyrénéennes ou par des cols du Tour de France plus prestigieux (même si le Menté et le Portet d’Aspet ont pu marquer l’histoire du Tour, notamment en 1971 lorsque Ocana abandonna en jaune suite à une chute et, quelle poisse, après qu’il fut percuté par deux autres coureurs, et pas des moindres, ou la chute et le décès de Fabio Casartelli en 1995), la dénomination montagnarde est justifiée : de bonnes portions au-dessus de 1 000 m d’altitude, 3 cols du Tour de France, plusieurs cols par les forestières (Col du Hô, Plan de Calem, Col de Lagues, Artigascou, Col de Hontau), 3 295 m de D+ cumulé pour une belle (et longue, en tout cas pour la durée) balade.

Environ 45 % de route pour 45 % de pistes, le reste en chemins, sentiers ou sentes (et un hors-piste pour éviter une portion de piste forestière utilisée pour la coupe forestière, retournée et très collante avec les pluies des jours précédents), les pourcentages ont souvent dépassé les 10 %, bien plus dans certaines descentes … Voilà pour les chiffres. Belle alternance de portions roulantes, de pistes et de portions plus exigeantes à gérer … Ce que je recherche quand je trace … Et sans fausse modestie, je suis content d’avoir fait cette sortie avec un tel dénivelé positif cumulé, j’y ai passé du temps mais question performance moteur je ne suis pas capable de faire mieux depuis quelques temps ; je l’écris souvent la vitesse moyenne n’est pas une donnée qui m’intéresse vraiment mais c’est une donnée qui est affichée systématiquement sur les réseaux de partage, on y réfléchit donc un peu …

Si vous récupérez la trace, attention, certains sentiers nécessiteront du pousser obligatoire et seront rendus compliqués (ce fut le cas sur cette balade) s’il a bien plu avant. Je travaille beaucoup les traces que je propose avec Ô Gravel, j’essaie de tenir compte des conditions de saison dans les lesquelles les participants vont les parcourir, je vais bien y réfléchir encore pour la prochaine édition de l’Occitanie 600 (les inscriptions vont bientôt ouvrir, rendez-vous sur ogravel.com, le nombre de place est très limité), la trace est exigeante, les participants en ont pour leur argent, je leur laisse aussi beaucoup de liberté, c’est une spécificité de l’évènement, je veux qu’ils profitent de leur aventure, elle est dure mais je ne veux pas que ce soit infernal …

Au sujet des pistes forestières, certaines sont fréquentés et utilisées pour l’exploitation forestière, elles peuvent être bien défoncées, je ne sais pas si elles sont remises en état à la suite. On parle de tourisme vert, de la problématique de la disparition de la neige l’hiver, il serait peut-être intéressant de mettre en valeur ces nombreuses forestières, de créer des liaisons, d’amener les gens, même en vélo électrique, à s’y balader pour profiter des panoramas qu’elles offrent … Les sports d’hiver représentent une source d’économie non négligeable, souvent vitale, pour les vallées mais il faut revoir cette économie pour trouver des substitutions, la randonnée, le vélo sont des alternatives.

Une fois n’est pas coutume (sur la bonne dizaine de fois que j’ai passé le col, je ne l’ai fait qu’une fois par la route depuis Portet d’Aspet et deux fois par la route depuis le Pont de l’Oule, j’ai plus souvent passé ce col par les forestières de plusieurs côtés, ce que je privilégierai d’ailleurs au retour de cette balade) je grimpe au Portet d’Aspet par la route à partir de Portet-d’Aspet, via la D618. Si vous passez dans le coin, n’hésitez pas à passer les très jolis villages en hauteur de Saint-Jean-du-Castillonnais et Galey (à Galey ne pas manquer le détour par la chapelle Notre-Dame-de-Pitié, son Calvaire et son beau panorama sur la vallée de la Bellongue). Par contre pour la bascule sur la vallée d’Aspet j’ai suivi le Gr78 jusqu’à la route forestière du Picon, par où j’ai fait passer les participants de l’Occitanie 600 km 2025 (et où sont passés certains, les conditions météorologiques ayant été particulières, les autres ont pris l’option – autorisée – route). J’ai rejoint Milhas puis Aspet avant de monter au Col des Ares via la piste au-dessus d’Arbon.

Le Col de Portet d’Aspet est sur les Chemins de la Liberté, ces itinéraires qui ont permis (dans des conditions très difficiles) de faire passer vers l’Espagne de nombreux juifs, résistants ou personnes fuyant les persécutions nazies ou du régime de Vichy.

Aspet est un joli bourg, animé, marqué aussi par l’Histoire : entre 1941 et 1942, le Directeur de la Maison des Pupilles de la Nation, Henri COUVOT, accueillit et hébergea un groupe d’enfants juifs allemands, victimes des persécutions programmées par les nazis avec la complicité du régime de Vichy. Ces enfants vécurent là paisiblement. Un de ces enfants fugua pour aller voir ses parents internés au camp de Rivesaltes, il fut arrêté, déporté et assassiné à Auschwitz.

Aspet

Au-dessus d’Arbon, je suis passé devant la stèle commémorative honorant le Maquis de Campels qui fut établi là. Créé officiellement à l’automne 1943, le maquis de Campels est issu de la Résistance intérieure française, majoritairement composée de réfractaires au S.T.O. (Service du Travail Obligatoire) autour d’Arbon et de Cazaunous.
Il s’inscrit dans le cadre plus large des actions de résistance en Ariège et Haute-Garonne, parmi d’autres maquis et réseaux d’évasion vers l’Espagne ou Andorre.
Dès juin 1943, d’autres maquis ariégeois font face à la répression allemande dans divers secteurs du département.
Le 19 juillet 1944, le maquis (fort d’environ une centaine d’hommes) est la cible d’une attaque allemande organisée, comprenant 15 à 20 camions, mortiers, canons et mitrailleuses. La résistance des maquisards est rendue possible grâce à l’alerte donnée par Denise Cazes, une postière de Montréjeau. Ayant intercepté une communication allemande, elle parcourut à vélo les 28 km jusqu’à Aspet pour prévenir les maquisards de Campels. Grâce à son courage, l’attaque fut déjouée. Cet épisode témoigne du rôle vital joué par les civils, souvent au péril de leur vie, dans la survie des groupes de résistance.
Des officiers alliés, notamment un commandant américain du réseau O.S.S. (Jedburgh, équipe “Bugatti”), H. W. Fuller, furent parachutés dans la région pour coordonner les actions de la Résistance. Il opérait dans le secteur du Comminges et participa aux combats autour de Campels.
Le maquis s’était établi initialement dans une ferme près du col des Arès entre Arbon et la ferme de Saint-Frajoux, souvent dans des granges, soutenu par des familles locales offrant logistique et abri.

J’avais coché depuis un petit moment les forestières au pied du Pic du Cagire et Pic de Gar pour rejoindre ensuite le Col de Menté.

Depuis le Col des Ares, j’ai suivi la Route forestière de Casseport jusqu’au Col du Hô en direction du Pic du Gar. J’ai contourné la Pic du Gar par la piste forestière pour rejoindre celle du Job et faire le tour du Cagire. J’ai terminé ce tour Gar-Cagire par la forestière de Soulan qui mène au Col de Menté. Magnifique liaison …

De là, je voulais rejoindre le Col d’Artigascou pour descendre dans la vallée du Ger, il me restait ensuite à descendre dans la vallée pour remonter au Portet d’Aspet. Je suis passé par Couledoux et Portillon pour me retrouver au-dessus du Portet d’Aspet. La journée était bien remplie, j’ai choisi l’option la plus rapide pour revenir sur Villeneuve : le (presque) tout-droit depuis le col qui coupe la départementale et la route dans la vallée.

Le ciel est resté couvert toute la journée, je n’ai pas pu profiter des superbes panoramas du coin.

10 °C ce matin, 14 °C dans la journée, on passe en quelques jours de la canicule à un temps d’automne. Les arbres ont souffert ces dernières années de ces changements climatiques : nombreux feuillus ont déjà perdu leurs feuilles, tapis de feuilles vertes sur le sol, arbres tombés, etc.
La météo change, on passe d’alertes canicules et incendies aux alertes pluies et inondation, il est temps d’arrêter de s’en étonner et de se préoccuper vraiment et enfin de notre impact sur l’environnement … Les populations bien lointaines et moins médiatisées des îles pacifiques ou indiennes qui risquent de prendre leurs terres à cause la montée des eaux des océans ne sont pas les seules touchées par le changement climatique, nous sommes aussi directement concernés …

Je suis passé à Notre-Dame-des-Pommes au-dessus de Portet d’Aspet, même s’il y a eu et il reste quelques vergers et des pommiers dans le coin, comme dans beaucoup de coins de campagne, pas d’anecdote ou d’histoire de production de cidre local ici, La chapelle de Pomès (ou chapelle de Pomès de Portet‑d’Aspet) fait partie du patrimoine local du village, datée du XVème siècle Elle se situe sur le GR 78, qui est un ancien itinéraire de pèlerinage (chemin de Saint‑Jacques du Piémont).

Deux jeunes cerfs croisés qui ne m’avaient pas entendu, des rapaces, des sangliers …

La trace / The track : https://www.visugpx.com/BdPrSLqQaC

Mountain gravel : Portet-d’Aspet, Ares, Gar, Cagire, Menté – Also in french

Mountain gravel … Even if the route doesn’t pass close to or at the highest point of the Pyrenean ridge line or through some of the Tour de France’s more prestigious passes (even if the Menté and Portet d’Aspet may have left their mark on the Tour’s history, notably in 1971 when Ocana retired in yellow following a crash and, what a bummer, after being hit by two other riders, not the least of them, or the crash and death of Fabio Casartelli in 1995), the mountain designation is justified: good sections above 1,000 m altitude, 3 Tour de France passes, several passes through the forest (Col du Hô, Plan de Calem, Col de Lagues, Artigascou, Col de Hontau), 3,295 m of cumulative D+ for a beautiful (and long, at least for the duration) ride.

Around 45% road, 45% track, the rest on paths, tracks or trails (and one off-trail to avoid a section of forest track used for logging, which had been turned over and was very sticky from the rain of the previous few days). The gradients often exceeded 10%, and much more on some of the descents … That’s it for the figures. Nice alternation of rolling sections, trails and more demanding sections to manage … What I’m looking for when I’m tracking … And without any false modesty, I’m happy to have done this outing with such a cumulative positive altitude difference, I spent a lot of time on it but in terms of engine performance I haven’t been able to do any better for some time; I often write that average speed isn’t data that really interests me but it is data that is systematically displayed on the sharing networks, so we’ll think about it a bit …

If you pick up the track, be warned that some trails will require compulsory pushing and will be complicated (as was the case on this ride) if it has rained a lot beforehand. I put a lot of thought into the trails I propose with Ô Gravel, and I try to take into account the seasonal conditions in which the participants will be riding them. I’m going to give it a lot more thought for the next edition of the Occitanie 600 (registration will open soon, go to ogravel. com, the number of places is very limited), the route is demanding, the participants get what they pay for, but I’m also giving them a lot of freedom, that’s a specific feature of the event, I want them to enjoy their adventure, it’s hard but I don’t want it to be hellish …

On the subject of forest tracks, some of them are used for logging, they can be quite worn out, and I don’t know if they are restored afterwards. We’re talking about green tourism and the problem of the disappearance of snow in winter. It might be worthwhile to showcase these numerous forest trails, create links between them and encourage people, even on electric bikes, to take a stroll along them to enjoy the panoramic views they offer… Winter sports represent a significant, and often vital, source of income for the valleys, but we need to review this economy to find alternatives – hiking and cycling are good alternatives.

For once (of the dozen or so times I’ve crossed the pass, I’ve only done it once by road from Portet d’Aspet and twice by road from the Pont de l’Oule. I’ve crossed the pass more often by road from several sides, which is what I’ll be doing when I get back from this walk), I’m climbing to Portet d’Aspet by road from Portet-d’Aspet, via the D618. If you’re passing through the area, don’t hesitate to pass the very pretty hilltop villages of Saint-Jean-du-Castillonnais and Galey (in Galey, don’t miss the diversions to the Notre-Dame-de-Pitié chapel, its Calvaire and its beautiful panorama over the Bellongue valley). For the changeover to the Aspet valley, however, I followed the Gr78 to the Picon forest road, which is where the participants in the Occitanie 600 km 2025 passed through (and where some of them also passed through, as the weather conditions were peculiar and the others took the – authorised – road option). I reached Milhas and then Aspet before climbing to the Col des Ares via the track above Arbon.

The Col de Portet d’Aspet is on the Chemins de la Liberté, the routes that enabled many Jews, Resistance fighters and people fleeing Nazi persecution or the Vichy regime to cross to Spain (under very difficult conditions).
Between 1941 and 1942, the Director of the Maison des Pupilles de la Nation, Henri COUVOT, took in and housed a group of German Jewish children, victims of the persecution planned by the Nazis with the complicity of the Vichy regime. These children lived there peacefully. One of these children ran away to visit his parents who were interned in the Rivesaltes camp; he was arrested, deported and murdered in Auschwitz.
Above Arbon, I passed the commemorative stele honouring the Maquis of Campels, which was established there. Officially created in the autumn of 1943, the Campels maquis was part of the French Resistance, which was mainly made up of people who had refused to join the S.T.O. (Service du Travail Obligatoire) around Arbon and Cazaunous.
It was part of a wider resistance movement in Ariège and Haute-Garonne, along with other maquis and escape networks to Spain and Andorra.
From June 1943, other Ariège maquis faced German repression in various parts of the department.
On 19 July 1944, the maquis (about a hundred strong) was the target of an organised German attack, including 15 to 20 lorries, mortars, cannons and machine guns. The resistance of the maquisards was made possible by the alert given by Denise Cazes, a postwoman from Montréjeau. Having intercepted a German communication, she cycled the 28 km to Aspet to warn the maquisards at Campels. Thanks to her courage, the attack was thwarted. This episode bears witness to the vital role played by civilians, often at the risk of their lives, in the survival of resistance groups.
Allied officers, including an American commander of the O.S.S. network (Jedburgh, ‘Bugatti’ team), H. W. Fuller, parachuted into the region to coordinate Resistance actions. He operated in the Comminges sector and took part in the fighting around Campels.
The maquis had initially set up in a farm near the Arès pass between Arbon and the Saint-Frajoux farm, often in barns, supported by local families offering logistics and shelter.

I’d had my eye on the forest roads at the foot of the Pic du Cagire and Pic de Gar for a while, and then on to the Col de Menté.

From the Col des Ares, I followed the Route forestière de Casseport to the Col du Hô in the direction of the Pic du Gar. I skirted around the Pic du Gar on the forest track to join the Job track for a tour of the Cagire. I finished this Gar-Cagire tour on the Soulan forest track that leads to the Col de Menté. A magnificent link …

From there, I wanted to reach the Col d’Artigascou to descend into the Ger valley, I then had to descend into the valley to climb back up to Portet d’Aspet. I passed through Couledoux and Portillon to end up above Portet d’Aspet. It was a busy day, so I chose the quickest option to get back to Villeneuve: the (almost) straight shot from the pass that cuts across the departmental road and the road in the valley.

The sky remained overcast all day, so I wasn’t able to take advantage of the superb panoramic views in the area.

From 10°C this morning to 14°C during the day, we’ve gone from heatwave to autumn weather in just a few days. Trees have suffered in recent years from these climatic changes: many deciduous trees have already lost their leaves, with carpets of green leaves on the ground, fallen trees, etc.
The weather is changing, and we’re going from heatwave and fire alerts to rain and flood alerts. It’s time to stop being surprised by this, and to start really and finally thinking about our impact on the environment… The far-flung and less publicised populations of the Pacific and Indian islands, who are in danger of losing their land because of rising sea levels, are not the only ones affected by climate change – we are also directly concerned…

I passed through Notre-Dame-des-Pommes above Portet d’Aspet, and although there have been and still are a few orchards and apple trees in the area, as in many parts of the countryside, there is no anecdote or history of local cider production here, The chapel of Pomès (or chapelle de Pomès de Portet-d’Aspet) is part of the village’s local heritage, dating from the 15th century. It is located on the GR 78, which is an ancient pilgrimage route (route de Saint-Jacques du Piémont).

Notre-Dame des Pommes

I came across two young deer that hadn’t heard me, birds of prey, wild boar…

Translated with DeepL.com (free version)

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