Trace sur des routes, voies vertes, ombragées, si possible par des platanes, sinon plus naturellement. En ville et en dehors …

D888 Rte d’Albi – Toulouse – Canal du Midi Bd Matabiau – Bd de la Marquette – Embouchure – Allée de Brienne – Bd Lascrosse – Bd Maréchal Leclerc – Allée de Barcelone – Bd Armand Duportal – Bd Lascrosse – Bd d’Arcole – Bd de Strasbourg – Bd Lazare Carnot – Allées Forain-François Verdier – Bouligrin – Allées Jules Guesde – Cours Dillon – Allées Charles de Fitte – Av du Château d’eau – Bd Richard Wagner – Av des Arènes romaines (que j’ai connues arborées tout le long) – Saint-Martin-du-Touch – Colomiers – Allées de Naurouze – Allées du Lauragais – Allées du Comminges – Tournefeuille – D632 – Plaisance-du-Touch – Rte de Lombez – Fonsorbes – Saint-Lys – Ste-Foy-de-Peyrolières – Rte de Savignac – D536 – Forgues – Chemin de l’Ancienne – D3 – Rieumes – D37B – Lherm – Ox – Cazaux – Muret – D817 – Roques-sur-Garonne – Bords de Garonne – Île du Ramier – Rangueil – Jules Julien – Av de l’URSS – Bd Delacourtie – Av Crampel – Av des Demoiselles – Esplanade Alain Savary – Allées des Soupirs – Bd Montplaisir – Bd de la Marne – Canal du Midi – Argoulets





Balade nocturne avec départ en fin de journée, certaines de ces routes sont très fréquentées et les autres usagers y roulent très (trop) vite, j’y suis passé de nuit ou au tout petit matin pour éviter cela. Habituellement je n’emprunte quasiment jamais ce genre de routes, je les ai empruntées là pour cette thématique du platane ou de le route ombragée ou bordée d’arbres.
Si vous avez lu le compte-rendu de l’épisode 1 vous savez que je suis très favorable à l’installation de glissières de sécurité (doubles pour les motards : ils glissent, peuvent passer dessous ou percuter un poteau de maintien, véritable guillotine) le long de ces routes pour éviter qu’une voiture percute un arbre, ce qui ne se fait pas qu’à pleine vitesse et alcoolisé, et pour éviter aussi qu’on coupe ces arbres sous prétexte de sécurité.
Comme pour l’épisode 1, je n’ai pas roulé tout du long sur des routes arborées, j’essaie de rallier et de relier des routes bordées et je me suis permis quelques digressions champêtres … Les routes bordées de platanes sont des anciennes nationales requalifiées départementales mais en journée elles sont très passantes.
Pour cet épisode proportionnellement moins de platanes mais plus de digressions gravellistiques, quelques superbes passages notamment entre Monblanc (il a fallu y grimper) et Rieumes dont un que je connais mais y passer de nuit est une aventure, surtout quand tu entends un groignement (je l’orthographie ainsi pour que vous reconnaissiez l’animal concerné) énervé et un gros bruit dans les buissons …
De jolies petites routes où l’herbe reprend ses droits, la lune était pleine mercredi, bonne luminosité dans les secteurs dégagés, entre Bragayrac, Savignac-Mona, Monblanc et Rieumes c’est très vallonné, les paysages même de nuit (bien éclairée) offre de beaux panoramas …

C’est la deuxième fois que je passe dans le bois de l’Armurier à Colomiers, le chemin qui le traverse est bordé de plusieurs citations sur la liberté, les droits, etc. Ce bois est un lieu de mémoire, consacré à l’un des épisodes les plus marquants de la vie de Léon Blum pendant la Seconde Guerre mondiale.
Au cœur du parc se trouve le château de l’Armurier, aujourd’hui propriété privée. Durant l’été 1940, après la défaite française, Léon Blum, ancien président du Conseil et figure du Front populaire, y trouva refuge chez son ami Eugène Montel. Ce dernier, proche de Blum, avait également participé à l’aide apportée aux Républicains espagnols pendant la guerre civile.
Blum y resta 82 jours avant d’être arrêté le 15 septembre 1940 par la police du régime de Vichy. Il sera ensuite interné, jugé lors du procès de Riom, puis déporté en Allemagne jusqu’à la fin de la guerre. Cet épisode fait du château un lieu symbolique de la défense des valeurs républicaines.
Les panneaux présentant les citations font partie d’une œuvre d’art permanente intitulée « 82 jours à l’Armurier », inaugurée en 2018. La Ville de Colomiers a confié ce projet à l’écrivain Arthur Dreyfus et à l’artiste Laurent Pernot. Arthur Dreyfus a imaginé une nouvelle prenant la forme d’un journal intime fictif de Léon Blum pendant son séjour à l’Armurier. Laurent Pernot en a extrait des phrases qu’il a installées dans le bois, sous forme de panneaux qui jalonnent le chemin.
Ces textes ne sont donc pas uniquement des citations historiques : certains sont inspirés des écrits de Blum, d’autres sont des phrases issues de cette création littéraire. Ils invitent le promeneur à réfléchir à des thèmes toujours actuels : la liberté, la démocratie, l’engagement politique, la résistance face à l’injustice, etc.
Le bois de l’Armurier couvre environ 8,5 hectares. Contrairement à un jardin paysager, il a été conservé dans un état assez sauvage afin de préserver la biodiversité.
Des sentiers permettent de rejoindre le parc du Cabirol et la coulée verte des Ramassiers où je suis aussi à nouveau passé, créant un véritable corridor écologique au cœur de Colomiers.
Je ne suis pas compétiteur, je ne cherche l’exploit, j’aime par contre aller chercher mes limites, si possible de temps en temps les titiller et les repousser. Je n’ai pas de programme établi, annuel, mensuel ou hebdomadaire, j’aime aller rouler mais je ne m’y oblige pas. Il peut m’arriver de prévoir une sortie et de rechigner un peu mais je ne suis jamais déçu d’être monté sur le vélo.
J’ai bien apprécié cette sortie pourtant beaucoup sur routes fréquentées, j’ai fait en sorte de limiter au maximum cette fréquentation en roulant de nuit et je n’ai effectivement pas été gêné par les conditions de circulation.
Certaines de ces routes sont de longues lignes droites, les aborder de nuit les a rendues moins monotones …
Il y aura un épisode 3 mais je m’en tiendrai à une trilogie …
Plane Trees, Shade, Episode 2 – Also in French








Routes along roads and greenways, shaded – if possible by plane trees, otherwise by more natural vegetation. In and outside the city …
D888 Albi–Toulouse Road – Canal du Midi – Boulevard Matabiau – Boulevard de la Marquette – Embouchure – Allée de Brienne – Boulevard Lascrosse – Boulevard Maréchal Leclerc – Allée de Barcelone – Boulevard Armand Duportal – Boulevard Lascrosse – Boulevard d’Arcole – Boulevard de Strasbourg – Boulevard Lazare Carnot – Allées Forain-François Verdier – Bouligrin – Allées Jules Guesde – Cours Dillon – Allées Charles de Fitte – Avenue du Château d’eau – Boulevard Richard Wagner – Avenue des Arènes romaines (which I remember being lined with trees all the way along) – Saint-Martin-du-Touch – Colomiers – Allées de Naurouze – Allées du Lauragais – Allées du Comminges – Tournefeuille – D632 – Plaisance-du-Touch – Route de Lombez – Fonsorbes – Saint-Lys – Sainte-Foy-de-Peyrolières – Route de Savignac – D536 – Forgues – Chemin de l’Ancienne – D3 – Rieumes – D37B – Lherm – Ox – Cazaux – Muret – D817 – Roques-sur-Garonne – Banks of the Garonne – Île du Ramier – Rangueil – Jules Julien – Avenue de l’URSS – Boulevard Delacourtie – Avenue Crampel – Avenue des Demoiselles – Esplanade Alain Savary – Allées des Soupirs – Boulevard Montplaisir – Boulevard de la Marne – Canal du Midi – Argoulets.
A night-time ride setting off at the end of the day – some of these roads are very busy and other road users drive very (too) fast on them, so I’ve cycled along them at night or in the early hours to avoid that. I hardly ever use this sort of road normally, but I chose them this time for the theme of plane trees, or shaded, tree-lined roads.
If you’ve read the report on Episode 1, you’ll know that I’m very much in favour of installing crash barriers (double barriers for motorcyclists: they can skid, end up sliding underneath them or crash into a support post – a veritable guillotine) along these roads to prevent cars from crashing into trees – which doesn’t only happen when driving at full speed or under the influence – and also to prevent these trees from being cut down on the pretext of safety.



As with Episode 1, I didn’t cycle the entire route along tree-lined roads; I try to link up and connect tree-lined routes, and I allowed myself a few detours through the countryside… The roads lined with plane trees are former national roads that have been reclassified as departmental roads, but during the day they’re very busy.
In this episode, there were proportionally fewer plane trees but more detours onto gravel tracks, including some superb stretches, particularly between Monblanc (which involved a bit of a climb) and Rieumes – one of which I’m familiar with, but riding through it at night is quite an adventure, especially when you hear an angry grunt (I’m spelling it like that so you’ll recognise the animal in question) and a loud rustling in the bushes…
Lovely little roads where the grass is reclaiming its territory; the moon was full on Wednesday, providing good light in the open areas. Between Bragayrac, Savignac-Mona, Monblanc and Rieumes, the terrain is very hilly, and the landscapes—even at night (when well lit)—offer beautiful panoramic views…


This is the second time I have walked through the Bois de l’Armurier in Colomiers; the path running through it is lined with several quotations on freedom, rights and so on.
This woodland is a place of remembrance, dedicated to one of the most significant episodes in Léon Blum’s life during the Second World War.
At the heart of the park stands the Château de l’Armurier, now privately owned. In the summer of 1940, following France’s defeat, Léon Blum, former Prime Minister and a leading figure of the Popular Front, found refuge there with his friend Eugène Montel. Montel, a close associate of Blum, had also been involved in providing aid to the Spanish Republicans during the Civil War.
Blum stayed there for 82 days before being arrested on 15 September 1940 by the Vichy regime’s police. He was subsequently interned, tried at the Riom trial, and then deported to Germany until the end of the war. This episode makes the château a symbolic site of the defence of republican values.
The panels displaying the quotations form part of a permanent artwork entitled ‘82 Days at L’Armurier’, unveiled in 2018. The Town of Colomiers entrusted this project to the writer Arthur Dreyfus and the artist Laurent Pernot. Arthur Dreyfus devised a short story in the form of a fictional diary kept by Léon Blum during his stay at L’Armurier. Laurent Pernot selected passages from it and installed them in the woods, in the form of panels dotted along the path.
These texts are therefore not merely historical quotations: some are inspired by Blum’s writings, whilst others are phrases drawn from this work of fiction. They invite walkers to reflect on themes that remain relevant today: freedom, democracy, political engagement, resistance to injustice, and so on.
The Bois de l’Armurier covers around 8.5 hectares. Unlike a landscaped garden, it has been kept in a fairly wild state in order to preserve biodiversity.
Paths lead to the Parc du Cabirol and the Ramassiers green corridor, which I also passed through again, creating a genuine ecological corridor in the heart of Colomiers.
I’m not competitive, I’m not looking to achieve anything spectacular, but I do like to test my limits and, if possible, occasionally challenge and push them further. I don’t have a set programme – whether annual, monthly or weekly – I enjoy going for a ride but I don’t force myself to do so. I might sometimes plan a ride and feel a bit reluctant, but I’m never disappointed once I’ve got on the bike.
I really enjoyed this ride, even though much of it was on busy roads; I made sure to minimise the traffic as much as possible by cycling at night, and I wasn’t actually bothered by the traffic conditions.
Some of these roads are long straights; tackling them at night made them less monotonous…
There’ll be an episode 3, but I’ll stick to a trilogy…
Translated with DeepL.com (free version)












