Balade en piémont, nulle obligation de grimper les cols en altitude pour cumuler du ou un peu de dénivelé positif et ce n’est pas le premier objectif de cette balade sur des pistes et chemins peu fréquentés … Belles pistes forestières, beaux sentiers, trois passages Gravel-enduro (lire les dernières lignes de ce compte-rendu), quelques beaux panoramas sur le massif du Valier et les sommets environnants … Quelques bons pourcentages : beaucoup entre 10 et 15 % et quelques raidards autour des 20% … Deux passages en tôle ondulée démultipliée, passages de troupeaux de bovins, des cratères juxtaposés, impossible à passer sur le vélo …


J’aime beaucoup la montée au Col de la Croix de Bourrudech depuis Argein, elle offre de beaux panoramas sur le Mont Valier et la chaîne pyrénéenne.
J’ai ensuite rejoint le très village d’Arrout en hauteur au-dessus de la vallée du Lez. Cela faisait un moment que je n’étais pas passé au Col de Belein pour basculer ensuite vers la vallée du Salat jusqu’à Prat-Bonrepaux et son château sur son éperon rocheux.
J’ai repris un peu de hauteur pour rallier Touille et un autre château.






Je ne connaissais pas le Canal d’Amenée des Salins à Touille, je suis toujours curieux, j’ai fait quelques recherches … C’est un ouvrage industriel assez méconnu mais très intéressant. Le canal d’Amenée des Salins est lié à l’ancienne exploitation des salines de Salies-du-Salat. Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, il ne servait pas au transport du sel, mais à l’alimentation en eau d’une centrale hydroélectrique desservant l’usine des Salins.
Voici son histoire.
À la fin du XIXᵉ siècle, les Salins de Salies-du-Salat modernisent leur production. Pour disposer d’une énergie régulière, ils construisent vers 1885 un long canal de dérivation prélevant une partie des eaux du Salat en amont de Touille. L’eau est conduite avec une très faible pente sur plusieurs kilomètres jusqu’à l’usine, où elle actionnait des turbines produisant l’électricité nécessaire aux pompes, aux ateliers et aux installations d’évaporation de la saumure.
Le canal est un ouvrage remarquable de génie civil : il suit fidèlement les courbes de niveau de la vallée, avec des digues, des ouvrages de régulation et plusieurs petits ponts. Son faible dénivelé permettait d’amener un débit important tout en conservant suffisamment de hauteur de chute à l’arrivée sur les turbines.
Aujourd’hui, une grande partie de ce canal est toujours visible. Il constitue même un agréable itinéraire de promenade entre Salies-du-Salat et Touille. Le lac de Touille, lui, ancienne gravière reconvertie en espace naturel.
Ce canal est ainsi un témoin de l’industrialisation de la vallée du Salat. Il rappelle qu’avant l’arrivée généralisée du réseau électrique, de nombreuses usines pyrénéennes produisaient leur propre énergie grâce à l’hydroélectricité, en dérivant les rivières par de longs canaux d’amenée.





L’origine des salines de Salies est d’abord… géologique. Sous Salies se trouve un important dépôt de sel formé il y a environ 200 millions d’années, lorsque la région était recouverte par une mer peu profonde. Lors de la formation des Pyrénées, les couches de sel, très plastiques, sont remontées vers la surface le long d’une grande faille. L’eau de pluie s’infiltre, dissout ce sel en profondeur puis ressort sous forme de sources naturellement salées.
Les fouilles archéologiques montrent que ces sources étaient déjà exploitées à l’âge du Bronze, vers le IIᵉ millénaire avant notre ère. Les populations recueillaient la saumure et la faisaient évaporer dans des récipients en céramique afin d’obtenir des pains de sel. Le sel était alors une richesse essentielle : il permettait de conserver les aliments et constituait un produit d’échange de première importance.
À l’époque romaine, l’exploitation se développe. Les Romains aménagent les sources et utilisent également les eaux salées pour leurs vertus thérapeutiques. Cette double vocation – production de sel et thermalisme – caractérise Salies jusqu’à nos jours.
Au Moyen Âge, les salines deviennent un enjeu économique majeur pour les comtes de Comminges, qui contrôlent la production et en tirent d’importants revenus. Un château est construit sur la colline dominant la vallée afin de protéger cette richesse et de surveiller la route menant vers le Couserans.
Au XIXᵉ siècle, l’exploitation entre dans une phase industrielle. Les bassins d’évaporation et les ateliers sont modernisés, puis l’usine est équipée de sa propre centrale hydroélectrique alimentée par le canal d’amenée de Touille, dont nous parlions récemment. Cette énergie permet d’actionner les pompes et les installations d’évaporation de la saumure.
Pourquoi ne pas avoir utilisé directement l’eau du Salat ? Grâce à ce canal de 3 km de long environ et qui suit les lignes de niveau et qui se retrouve donc plus haut que la rivière, une chute d’eau importante a pu être créée, eau qui tombait alors dans une conduite forcée qui faisait tourner les turbines.






Il existait aussi une passerelle suspendue franchissant le Salat.
Elle ne servait pas seulement aux ouvriers : elle portait une canalisation de saumure reliant les puits salés situés sur la rive gauche à l’usine construite sur la rive droite. Au-dessus de cette conduite circulaient également des wagonnets transportant le sel vers la gare et ramenant le charbon nécessaire aux chaudières. C’était un véritable ouvrage industriel multifonction.
Le site est occupé depuis la Préhistoire grâce à ses sources salées. Les premières traces certaines remontent à l’âge du Bronze, puis au premier âge du Fer.
Au Moyen Âge, Salies devient une petite ville fortifiée du Comminges. Son château verrouille l’entrée de la vallée du Salat, véritable porte d’accès vers le Couserans. La cité se développe entre le château et la rivière, autour des salines, des halles et de l’église Notre-Dame-de-la-Pitié.
La ville connaît aussi des périodes difficiles. Les crues du Salat sont redoutables : celle de 1705 détruit plus d’une centaine de maisons et emporte le pont. Pendant près de 130 ans, les habitants traversent la rivière grâce à un bac, jusqu’à la construction d’un pont suspendu en 1835.
Le XIXᵉ siècle est celui de la prospérité. Aux salines s’ajoutent les thermes, le casino, les hôtels et les villas. Salies devient une station thermale réputée, fréquentée pour ses eaux parmi les plus minéralisées d’Europe.
Ce sont les salins qui ont donné leur nom à Salies-du-Salat, la rivière Salat portant son nom bien avant la formation de la ville (nom connu sans doute dès l’époque pré-latine) qui s’appelait d’abord salies, puis à partir de 1927 Salies-du-Salat.


Après Salies, j’ai suivi un petit bout de la V81 Voie Verte du Piémont pyrénéen pour aller à Saleich et prendre de la hauteur par les forestières des forêts de Montreich et de l’Estélas pour arriver dans la vallée de Balagué rendue célèbre par le film « Le Retour de Martin Guerre » avec Nathalie Baye, Gérard Depardieu et Bernard-Pierre Donnadieu qui s’inspire d’une histoire qui s’est vraiment passée au XVIème siècle mais à Artigat, dans la vallée de la Lèze. Le village de Balagué avait été choisi pour son authenticité.
L’histoire : Martin Guerre quitte son village pendant plusieurs années. Un homme revient en affirmant être Martin. Il connaît la famille, les habitudes, les souvenirs d’enfance… tout semble confirmer son identité. Sa femme, Bertrande, finit par accepter cet homme. Mais des doutes apparaissent. S’ouvre alors l’un des procès les plus célèbres de la Renaissance française, présidé par le juriste Jean de Coras, professeur à l’université de Toulouse. Le rebondissement final est devenu un classique de l’histoire judiciaire française : le véritable Martin Guerre réapparaît au moment où l’imposteur est sur le point d’être reconnu comme le véritable époux.
Le Sarrat, au-dessus de Balagué (il faut y grimper, ou en descendre …), est l’exemple de ce qu’on appelle un écart pastoral.
Le toponyme Sarrat est très répandu dans les Pyrénées gasconnes. Il vient de l’occitan sarrat, lui-même issu du latin serra, qui signifie « crête », « ligne de hauteur » ou « dos de colline ». On retrouve ce nom dans des dizaines de communes de l’Ariège et de la Haute-Garonne.
Le Sarrat de Balaguères désigne donc simplement la crête située au-dessus du village.
Pourquoi autant de granges ?
Ces bâtiments ne sont pas des granges au sens où nous l’entendons aujourd’hui. Ce sont des granges foraines, caractéristiques du Couserans.
Pendant des siècles, les familles de Balagué vivaient selon un système agro-pastoral très organisé.
L’année était rythmée par plusieurs niveaux d’occupation : le village, où l’on passait l’hiver, les granges foraines, entre 700 et 1 100 mètres d’altitude, utilisées au printemps et à l’automne, les estives, plus haut en montagne, occupées pendant l’été.
Les granges du Sarrat constituaient donc un étage intermédiaire entre le village et les pâturages d’altitude.
À quoi servaient-elles ? Chaque grange appartenait généralement à une famille du village. Elle remplissait plusieurs fonctions : abriter les vaches ou les brebis, stocker le foin récolté sur les prés voisins, permettre aux agriculteurs de vivre plusieurs semaines sur place pendant les travaux agricoles, éviter les allers-retours quotidiens avec le village.
Beaucoup comportaient un petit logement très sommaire à l’étage ou dans une pièce attenante : cheminée, banc, paillasse, parfois un évier en pierre.










Ce qui est remarquable au Sarrat, c’est que les bâtiments sont éparpillés, chacun au centre des terres qu’il exploitait.
Cette dispersion permettait de limiter les déplacements, de surveiller les animaux, de récolter rapidement le foin lorsque la météo devenait menaçante.
Les granges sont construites avec les matériaux locaux : murs en schiste ou en gneiss selon les secteurs, charpente en sapin ou en hêtre, couverture en ardoises épaisses, ouvertures réduites afin de conserver la chaleur.
Le grand volume intérieur permettait de stocker plusieurs dizaines de tonnes de foin.
Certaines possèdent encore les anciennes trappes par lesquelles on faisait tomber le foin vers les animaux.
Après les années 1950, cette organisation disparaît progressivement.
Les raisons sont nombreuses : mécanisation de l’agriculture, diminution du nombre d’exploitations, exode rural, création de routes permettant d’accéder plus facilement aux estives.
Beaucoup de granges sont alors abandonnées. Plusieurs ont été restaurées, parfois comme résidences secondaires, souvent avec beaucoup de respect pour leur architecture.
Le Sarrat n’est pas un cas isolé. On retrouve ces ensembles de granges sur de nombreux versants du Couserans, notamment vers Bethmale, Sentein, Ustou ou la vallée du Biros. Ils témoignent d’une économie montagnarde où chaque mètre carré de prairie était précieux. Dans une région où les hivers étaient longs, la quantité de foin récoltée conditionnait directement le nombre d’animaux que l’on pouvait conserver jusqu’au printemps.
Piqûres … Les montées sont longues, le déplacement plus lent, entre 700 m et 1000 m d’altitude j’ai été véritablement harcelé et piqué par de petits taons, peut-être du genre Haematopota pluvialis (le taon des pluies), ou une espèce voisine. J’ai réussi à m’en débarrasser en prenant de la vitesse dans les descentes et en basculant sur Le Sarrat, au soleil et au vent (pas très fort mais suffisamment pour gêner le vol de ces bestioles).
Encore une belle balade entre nature et patrimoine …
Gravel … J’ai déjà donné ma définition du Gravel, vélo tout-en-un mauvais sur aucun terrain (contrairement à ce que j’entends souvent), bon partout.
Je pense que cette image du Gravel réservé aux larges pistes gravillonneuses ou en terre est aussi entretenue par les marques qui brident les Gravel en les équipant de groupes avec de trop petites cassettes derrière pour rouler sur de grosses pentes à moins d’avoir de grosses cuisses (40 devant, 40 derrière). Sans cela, beaucoup pourrait n’acheter qu’un seul vélo, alors qui si on vous dit « Ah, non, là c’est trop caillouteux ! » ou « Trop engagé » ou « Ah non, sur la route vous allez vous traîner et vous ennuyer ! » vous aurez tendance, si vous en avez les moyens à avoir au moins deux vélos (VTT et gravel et deux paires de roues sur le Gravel) … Je persiste à dire, à mon petit niveau de pratique, que je ne m’ennuie jamais sur mon Gravel, que ce soit sur piste, dans la caillasse ou sur route …
Il est aussi à noter tout de même que nombreux pratiquants Gravel ne roulent que sur ces larges pistes et sans trop de dénivelé, et c’est très bien comme ça s’ils y prennent plaisir.
La trace / The track : https://www.visugpx.com/glJ9PHGPts
Piedmont – Also in French



A ride in Piedmont: there’s no need to tackle high-altitude mountain passes to rack up a significant or even modest amount of elevation gain, and that isn’t the main aim of this ride along little-used tracks and paths … Lovely forest tracks, beautiful paths, three gravel-enduro sections (see the last few lines of this report), some stunning panoramic views of the Valier massif and the surrounding peaks… A few steep gradients: many between 10 and 15 per cent and a few steeper ones around 20 per cent… Two sections of corrugated metal with high gear ratios, passages through herds of cattle, craters side by side – impossible to get past on a bike…
I really like the climb up to the Col de la Croix de Bourrudech from Argein; it offers stunning panoramic views of Mont Valier and the Pyrenean range.
I then made my way to the charming village of Arrout, perched high above the Lez valley. It had been a while since I’d last passed through the Col de Belein to then head down into the Salat valley as far as Prat-Bonrepaux and its castle on its rocky outcrop.
I headed a little further up to visit Touille and another château.
I wasn’t familiar with the Salins Inlet Canal in Touille; as I’m always curious, I did a bit of research… It’s a rather little-known but very interesting industrial structure. The Salins Inlet Canal is linked to the former saltworks at Salies-du-Salat. Contrary to what its name might suggest, it was not used to transport salt, but to supply water to a hydroelectric power station serving the Salies-du-Salat saltworks.
Here is its history.
At the end of the 19th century, the Salies-du-Salat saltworks modernised their production. To ensure a steady supply of energy, around 1885 they built a long diversion canal to draw off part of the water from the River Salat upstream of Touille. The water was channelled at a very gentle gradient for several kilometres to the factory, where it powered turbines that generated the electricity needed for the pumps, workshops and brine evaporation facilities.
The canal is a remarkable feat of civil engineering: it closely follows the valley’s contour lines, featuring embankments, control structures and several small bridges. Its gentle gradient allowed a substantial flow to be conveyed whilst maintaining sufficient head upon reaching the turbines.
Today, much of this canal is still visible. It even makes for a pleasant walking route between Salies-du-Salat and Touille. Lake Touille, meanwhile, is a former gravel pit that has been converted into a nature reserve.
This canal thus bears witness to the industrialisation of the Salat Valley. It serves as a reminder that, before the widespread introduction of the electricity grid, many factories in the Pyrenees generated their own energy using hydroelectric power, diverting rivers via long headrace canals.



The origins of the Salies saltworks are, first and foremost, geological. Beneath Salies lies a large salt deposit formed around 200 million years ago, when the region was covered by a shallow sea. During the formation of the Pyrenees, the highly malleable layers of salt were pushed up towards the surface along a major fault. Rainwater seeps in, dissolves the salt deep underground and then emerges as naturally salty springs.
Archaeological excavations show that these springs were already being exploited in the Bronze Age, around the 2nd millennium BCE. Local people collected the brine and evaporated it in ceramic vessels to produce salt blocks. Salt was an essential commodity at that time: it enabled food to be preserved and was a trade good of paramount importance.
During the Roman period, salt production expanded. The Romans developed the springs and also used the salt water for its therapeutic properties. This dual purpose – salt production and thermal spa treatments – has characterised Salies to this day.
In the Middle Ages, the saltworks became a major economic asset for the Counts of Comminges, who controlled production and derived significant revenue from it. A castle was built on the hill overlooking the valley to protect this wealth and to guard the road leading to the Couserans.
In the 19th century, operations entered an industrial phase. The evaporation ponds and workshops were modernised, and the factory was then fitted with its own hydroelectric power station, fed by the Touille supply canal, which we mentioned recently. This energy was used to power the pumps and the brine evaporation facilities.
Why wasn’t water from the River Salat used directly? Thanks to this canal – approximately 3 km long, following the contour lines and therefore situated higher than the river – a significant head of water could be created; this water then fell into a penstock that turned the turbines.
There was also a suspension footbridge spanning the River Salat.
It was not used solely by the workers: it carried a brine pipeline linking the salt wells on the left bank to the factory built on the right bank. Above this pipeline, mine trolleys also ran, transporting salt to the station and bringing back the coal needed for the boilers. It was a truly multifunctional industrial structure.
The site has been inhabited since prehistoric times thanks to its salt springs. The earliest confirmed traces date back to the Bronze Age, followed by the Early Iron Age.
In the Middle Ages, Salies became a small fortified town in the Comminges region. Its castle guarded the entrance to the Salat valley, the main gateway to the Couserans. The town developed between the castle and the river, centred around the salt works, the market halls and the Church of Notre-Dame-de-la-Pitié.
The town also experienced difficult times. The floods of the River Salat were devastating: the flood of 1705 destroyed over a hundred houses and swept away the bridge. For nearly 130 years, the inhabitants crossed the river by ferry, until a suspension bridge was built in 1835.
The 19th century was a time of prosperity. The saltworks were joined by thermal baths, a casino, hotels and villas. Salies became a renowned spa resort, popular for its waters, which are among the most mineral-rich in Europe.
It was the salt pans that gave Salies-du-Salat its name; the River Salat bore this name long before the town was founded (a name known, no doubt, as far back as pre-Latin times), which was first called Salies, then, from 1927, Salies-du-Salat.

After Salies, I followed a short stretch of the V81 Greenway of the Pyrenean Piedmont to reach Saleich and climb up through the forest tracks of the Montreich and Estélas forests to arrive in the Balagué valley, made famous by the film *Le Retour de Martin Guerre* starring Nathalie Baye, Gérard Depardieu and Bernard-Pierre Donnadieu, which was inspired by a true story that took place in the 16th century, though in Artigat, in the Lèze Valley. The village of Balagué was chosen for its authenticity.
The story: Martin Guerre leaves his village for several years. A man returns claiming to be Martin. He knows the family, their habits, childhood memories… everything seems to confirm his identity. His wife, Bertrande, eventually accepts this man. But doubts begin to surface. This leads to one of the most famous trials of the French Renaissance, presided over by the jurist Jean de Coras, a professor at the University of Toulouse. The final twist has become a classic in French legal history: the real Martin Guerre reappears just as the impostor is about to be recognised as the true husband.
Le Sarrat, above Balagué (you have to climb up there, or come down from it…), is a prime example of what is known as a ‘pastoral hamlet’.
The place name ‘Sarrat’ is very common in the Gascon Pyrenees. It comes from the Occitan word ‘sarrat’, itself derived from the Latin ‘serra’, meaning ‘ridge’, ‘high ground’ or ‘hillside’. This name is found in dozens of communes in Ariège and Haute-Garonne.
The Sarrat de Balaguères therefore simply refers to the ridge situated above the village.
Why so many barns ? These buildings are not barns in the sense we understand them today. They are ‘granges foraines’, characteristic of the Couserans region.
For centuries, the families of Balagué lived according to a highly organised agro-pastoral system.
The year was marked by several stages of habitation: the village, where people spent the winter; the ‘granges foraines’, at altitudes of between 700 and 1,100 metres, used in spring and autumn; and the summer pastures, higher up in the mountains, occupied during the summer.
The Sarrat barns therefore formed an intermediate level between the village and the high-altitude pastures.
What were they used for? Each barn usually belonged to a family in the village. It served several purposes: to house cows or sheep, to store hay harvested from the neighbouring meadows, to enable farmers to live on site for several weeks during the farming season, and to avoid daily journeys back and forth to the village.
Many had a small, very basic living area upstairs or in an adjoining room: a fireplace, a bench, a straw mattress, and sometimes a stone washbasin.
What is remarkable about Le Sarrat is that the buildings are scattered, each situated in the centre of the land it farmed.
This scattered layout helped to minimise travel, keep an eye on the animals, and bring in the hay quickly when the weather turned threatening.
The barns are built using local materials: walls of schist or gneiss depending on the area, timber frames of fir or beech, thick slate roofing, and small openings to retain heat.
The large interior volume allowed for the storage of several dozen tonnes of hay.
Some still have the old hatches through which hay was dropped down to the animals.
After the 1950s, this way of life gradually disappeared.
There were many reasons for this: the mechanisation of agriculture, a decline in the number of farms, rural depopulation, and the construction of roads providing easier access to the summer pastures.
Many barns were subsequently abandoned. Several have since been restored, sometimes as holiday homes, often with great respect for their architectural heritage.
Le Sarrat is not an isolated case. These clusters of barns can be found on many slopes across the Couserans, particularly around Bethmale, Sentein, Ustou and the Biros valley. They bear witness to a mountain economy where every square metre of meadow was precious. In a region where winters were long, the amount of hay harvested directly determined the number of animals that could be kept until spring.
Bites… The climbs are long, and progress is slower; between 700 m and 1,000 m in altitude, I was thoroughly harassed and bitten by small horseflies, perhaps of the species Haematopota pluvialis (the rain horsefly), or a closely related species. I managed to shake them off by picking up speed on the descents and heading over to Le Sarrat, where I was in the sun and the wind (not very strong, but enough to disrupt the flight of these pests).


Another lovely ride through nature and heritage…
Gravel… I’ve already given my definition of a gravel bike: an all-rounder that’s not bad on any terrain (contrary to what I often hear), and performs well everywhere.
I think this perception of gravel bikes as being reserved for wide gravel or dirt tracks is also perpetuated by manufacturers who limit their performance by fitting them with groupsets that have cassettes too small at the rear to tackle steep gradients unless you’ve got powerful thighs (40 at the front, 40 at the rear). Without that, many people might buy just one bike; so when someone says to you, ‘Oh no, that’s too stony!’ or ‘Too challenging’ or ‘Oh no, on the road you’ll be plodding along and getting bored!’, you’ll tend – if you can afford it – to have at least two bikes (a mountain bike and a gravel bike, plus two sets of wheels for the gravel bike)… I still maintain, based on my own modest level of experience, that I never get bored on my gravel bike, whether on tracks, on scree or on the road…
It’s also worth noting, however, that many gravel riders only ride on these wide tracks with minimal elevation gain, and that’s perfectly fine if they enjoy it.
Translated with DeepL.com (free version)



