Platanes, routes bordées d’arbres … Épisode 1 … Attendez la chute … Also in english

Pas la chute de vélo ni la chute de l’arbre ou d’une branche … La chute, la fin …

Je reconnais, et c’est logique, que se payer un platane en voiture ou moto, même à faible vitesse, n’est pas agréable, certain.e.s y ont perdu la vie. Malgré tout, je persiste à plaider pour la conservation de ces routes ombragées sachant que ça pourrait m’arriver, aucune fanfaronnade dans ce propos, en continuant par contre d’aménager ces routes avec la pose de glissières de sécurité (doubles pour les motards qui glissent et passent dessous ou se payent les poteaux …), pas mal de routes sont déjà équipées.
Certaines routes l’ont été artificiellement avec les platanes, certaines le sont naturellement car tracées au milieu de forêts.

Verfeil

Le platane commun (Platanus × acerifolia ou × hispanica) est un hybride entre le platane d’Orient (Platanus orientalis) et le platane d’Occident (Platanus occidentalis). Introduit en France au XVIIᵉ siècle, il devient, à partir du XIXᵉ siècle, l’arbre d’alignement privilégié des routes, particulièrement dans le sud du pays.
Son succès repose sur plusieurs qualités remarquables. Sa croissance est rapide, sa longévité dépasse souvent deux siècles et il supporte bien la taille. Son système racinaire est puissant, son tronc résiste aux chocs et son vaste feuillage procure un ombrage dense, très apprécié à une époque où les déplacements s’effectuaient principalement à pied, à cheval ou en voiture attelée.
Sous le Second Empire, puis sous la IIIᵉ République, de vastes campagnes de plantations accompagnent l’aménagement des routes nationales et départementales. Dans le Sud-Ouest et en Occitanie, les longues avenues de platanes deviennent rapidement une composante majeure du paysage.
Au-delà de leur intérêt esthétique, ces alignements avaient plusieurs fonctions :
– offrir de l’ombre aux voyageurs et aux animaux ;
– limiter l’échauffement de la chaussée ;
– servir de repères visuels dans les plaines ou par temps de brouillard ;
– fixer les talus et réduire localement l’érosion des accotements.
Aujourd’hui encore, ces arbres constituent un patrimoine paysager et historique exceptionnel. Ils abritent une riche biodiversité (oiseaux, chauves-souris, insectes, lichens) et contribuent à rafraîchir les abords des routes durant les fortes chaleurs.
Depuis une vingtaine d’années, de nombreux alignements ont toutefois disparu en raison des travaux de sécurisation des routes, des élargissements de chaussée et surtout de la propagation du chancre coloré, une maladie fongique incurable (Ceratocystis platani) qui impose souvent l’abattage des arbres contaminés afin de limiter sa propagation.
Les routes bordées de platanes constituent ainsi un patrimoine vivant emblématique de l’Occitanie. Leur préservation, lorsqu’elle est compatible avec les impératifs de sécurité routière, participe à la conservation de l’identité des paysages du Midi.

Premier inventaire de routes ombragées autour de Toulouse, bordées de platanes ou autres, certaines voies vertes … D20 – Verfeil – D112 – Lavaur – D112 – St-Paul-Cap-de-Joux – D112 – Guitalens – Saint-Sébastien – D92 -Vielmur-sur-Agout – D112 – V819 Voie Verte du Chemin des Droits de l’Homme – Castres – Allée Alphonse Juin – Bd Maréchal Foch – Bd des Lices D612 – V819 – Rte de Campans – V819 (je la connais bien et voulais y passer pour faire la liaison Castres-Albi, presque hors-sujet : elle n’est qu’en partie bordée d’arbres) – Albi – Bd Général Sibille – Lices Georges Pompidou – D988 – Gaillac – D988 – Lisle-sur-Tarn – Rabastens – Saint-Sulpice-la-Pointe – D888 – Montastruc-la-Conseillère

Et la chute : j’ai fait ça de nuit avec départ entre chien et loup, avant le coucher du soleil, pour terminer sur la D888 de bon matin, avant que la circulation y soit trop importante… Quel intérêt de faire ça de nuit ? Tu nous parles d’ombre … Une partie de ces routes, et particulièrement celles bordées de platanes, sont assez passantes et j’essaie d’éviter les routes passantes … Celle-là, j’avoue, je suis allé la chercher loin … Éloge de l’inutile ou de l’absurde … Pas de risque de coup de Lune …

Ces routes sont assez fréquentées en journée, les autres usagers y circulent assez vite. Je n’ai rien contre le bitume mais je recherche plutôt habituellement les petites routes, si possible avec quelques touffes d’herbe traversant le goudron. Ces départementales fréquentées lors de cette sortie sont par contre recherchées pour la qualité de leur revêtement par les purs routiers (rien de péjoratif dans mon propos) ou compétiteurs à l’entraînement. Ils y roulent aussi plus vite que moi, je l’explique souvent : le danger sur route vient aussi, quand les autres usagers ne sont pas respectueux, de la différence de vitesse entre véhicules motorisés et vélos. Beaucoup de ces routes ne permettent pas non plus de dépasser si un véhicule arrive en face, certains le croient, ne respectent pas la distance de sécurité, frôlent dangereusement les cyclistes quand ils ne les envoient pas dans le décor … Je l’ai bien vérifié au petit matin sur la D888 entre Rabastens je voulais y passer avant 6h30, ça a été le cas mais pas mal de véhicules étaient déjà sur la route à cette heure-là) et Gémil et j’ai bien serré les fesses au moins trois fois : des véhicules qui me frôlent alors qu’on roule en ligne droite et qu’il n’y a aucun autre véhicule en face. Et le top du top, je n’y ai d’abord pas cru : une camionnette me double et en même temps une voiture double la camionnette … Je fuis ce type de route en journée.

Il fait très chaud aussi en ce moment, rouler de nuit permet de faire des longues sans trop souffrir … Je suis partie juste avant le coucher du soleil, par 28,5°C, agréable, la température est tombée dans la nuit autour des 20 °C et même 14,5°C au moment du lever du soleil, sensation de froid, j’ai mis mon coupe-vent léger.

Un renard croisé, c’est toujours un moment particulier.

Ce n’est pas la première fois que je passe à Castres, cette ville mérite le détour. Son histoire remonte au IXᵉ siècle avec la fondation de l’abbaye bénédictine Saint-Benoît, autour de laquelle la cité s’est développée. Au XVIᵉ siècle, Castres devient l’un des principaux bastions du protestantisme français. Après les guerres de Religion et la révocation de l’édit de Nantes, la ville perd une partie de son influence, mais conserve un patrimoine marqué par cette période.
L’image la plus emblématique de Castres est celle des maisons colorées sur l’Agout, souvent appelées les « balcons sur l’Agout ». Ces anciennes demeures de tisserands, tanneurs, teinturiers et mégissiers, construites au bord de la rivière pour profiter de sa force et de son eau, offrent aujourd’hui un panorama unique, évoquant parfois les quais de Florence.
Le centre historique invite à la découverte avec ses ruelles anciennes, ses hôtels particuliers, la place Jean-Jaurès, la cathédrale Saint-Benoît dont le clocher domine la ville, ainsi que le jardin de l’Évêché, dessiné par André Le Nôtre. Le musée Goya, installé dans l’ancien palais épiscopal, possède l’une des plus importantes collections d’art hispanique de France.
Castres est également une ville industrielle et innovante. Elle est le berceau des Laboratoires Pierre Fabre, fondés en 1962 par le pharmacien castrais Pierre Fabre. Devenus l’un des premiers groupes pharmaceutiques et dermocosmétiques français, ils emploient plusieurs milliers de personnes dans la région et constituent un acteur majeur de l’économie locale, tout en soutenant de nombreuses initiatives culturelles, sportives et scientifiques.
La ville entretient aussi un lien fort avec les armées grâce au 8ᵉ régiment de parachutistes d’infanterie de marine (8ᵉ RPIMa), installé à Castres depuis 1963. Régiment d’élite de l’armée de Terre, il participe régulièrement aux opérations extérieures et contribue largement à la vie économique et associative de la ville.
Enfin, Castres est intimement liée à Jean Jaurès, né ici en 1859. Homme politique, député du Tarn, brillant orateur et ardent défenseur de la justice sociale, de la République et de la paix, il demeure l’une des grandes figures de l’histoire française. Le musée Jean-Jaurès retrace son parcours et son héritage intellectuel.
Aujourd’hui, Castres conjugue patrimoine, nature, industrie de pointe, culture et traditions occitanes. Son célèbre marché, son club de rugby du Castres Olympique, son dynamisme économique et la douceur des berges de l’Agout en font une ville où histoire et modernité se rencontrent harmonieusement. Pas de commentaire sur l’autoroute A69 en construction …

Castres

Lucie … Mention spéciale à ces magasins installés dans le Tarn (j’ai testé à 4h du matin celui d’Albi, heureux hasard) : épiceries 24/24 où tu rentres avec ta carte bleue et le petit message du veilleur de nuit qui doit sans doute gérer toutes les caméras des différentes boutiques, tu te sers, tu poses dans un plateau qui scanne, tu payes, tu sors. Très bons produits à de bons tarifs. Pause très appréciée à Albi avec un banofee speculoos, un petit gâteau basque et un jus pomme-fraise.

Épisode 1, un épisode 2 est prêt, tout dépendra du succès en salle de l’épisode 1 … Et tracer cette balade m’a fait marrer mais je n’aime ni les longues lignes droites ni les sorties trop goudronnées, j’aime bien ce genre de sortie très introspectives mais je ne vais certainement pas trop développer ce « concept » platanes … Je n’ai compté ni les moutons (heureusement, je me serais endormi sinon), ni les platanes … Je n’ai pas vu le temps passer, je craignais de m’ennuyer sur ces longues lignes droites, la nuit a contribué à les rendre moins ennuyeuses.

Plane trees, tree-lined roads … Episode 1 … Wait for the punchline … Also in French

Not a fall from a bike, nor a tree or a branch falling … The punchline, the ending …

I recognise – and it makes sense – that crashing into a plane tree by car or motorbike, even at low speed, is certainly not pleasant; some people have lost their lives doing so. Nevertheless, I continue to argue in favour of preserving these tree-lined roads, knowing that it could happen to me – and I’m not just bragging here – whilst continuing, however, to improve these roads by installing crash barriers (double ones for motorcyclists who skid and slide underneath or crash into the posts…), as quite a few roads are already equipped with them.
Some roads have been artificially shaded with plane trees, whilst others are naturally shaded as they run through the middle of forests.

The common plane tree (Platanus × acerifolia or × hispanica) is a hybrid between the Oriental plane tree (Platanus orientalis) and the Western plane tree (Platanus occidentalis). Introduced to France in the 17th century, from the 19th century onwards it became the tree of choice for roadside planting, particularly in the south of the country.
Its success is due to several remarkable qualities. It grows rapidly, often lives for over two centuries and tolerates pruning well. It has a powerful root system, its trunk is impact-resistant and its extensive foliage provides dense shade, which was much appreciated at a time when people travelled mainly on foot, on horseback or in horse-drawn carriages.
During the Second Empire, and subsequently under the Third Republic, large-scale planting campaigns accompanied the development of national and departmental roads. In the South-West and in Occitanie, the long avenues of plane trees quickly became a major feature of the landscape.
Beyond their aesthetic appeal, these rows served several purposes:
– to provide shade for travellers and animals;
– to limit the heating of the road surface;
– to serve as visual landmarks on the plains or in foggy weather;
– to stabilise embankments and reduce local erosion of the verges.
Even today, these trees represent an exceptional part of our landscape and historical heritage. They are home to a rich variety of wildlife (birds, bats, insects, lichens) and help to cool the areas alongside roads during hot weather.
Over the past twenty years or so, however, many of these avenues have disappeared due to road safety works, road-widening projects and, above all, the spread of canker stain, an incurable fungal disease (Ceratocystis platani) which often necessitates the felling of infected trees to limit its spread.
Roads lined with plane trees thus constitute a living heritage that is emblematic of Occitanie. Their preservation, where compatible with road safety requirements, helps to preserve the identity of the landscapes of the Midi.

An initial survey of tree-lined roads around Toulouse, lined with plane trees or other species, including some greenways … D20 – Verfeil – D112 – Lavaur – D112 – St-Paul-Cap-de-Joux – D112 – Guitalens – Saint-Sébastien – D92 – Vielmur-sur-Agout – D112 – V819 ‘Voie Verte du Chemin des Droits de l’Homme’ – Castres – Allée Alphonse Juin – Boulevard Maréchal Foch – Boulevard des Lices D612 – V819 – Route de Campans – V819 (I know this one well and wanted to take it to link Castres and Albi; almost off-topic: it’s only partly lined with trees) – Albi – Boulevard Général Sibille – Lices Georges Pompidou – D988 – Gaillac – D988 – Lisle-sur-Tarn – Rabastens – Saint-Sulpice-la-Pointe – D888 – Montastruc-la-Conseillère.

And here’s the kicker: I did this at night, setting off at twilight, just before sunset, and finishing on the D888 early in the morning, before the traffic got too heavy… What’s the point of doing this at night? You mention shade… Some of these roads, particularly those lined with plane trees, are quite busy, and I try to avoid busy roads… This one, I must admit, I went out of my way to find… A tribute to the pointless or the absurd… No risk of a ‘moon glare’…

These roads are quite busy during the day, and other road users drive quite fast on them. I’ve got nothing against tarmac, but I usually prefer to seek out small roads, if possible with a few tufts of grass growing through the tarmac. The county roads I used on this ride, however, are sought after for the quality of their surface by dedicated road cyclists (I mean no offence by that) or competitors in training. They also ride faster than I do; as I often explain, the danger on the road also stems – when other road users aren’t considerate – from the difference in speed between motorised vehicles and bicycles. Many of these roads also don’t allow you to overtake if a vehicle is coming the other way; some people think they can, fail to keep a safe distance, and dangerously brush past cyclists – if they don’t send them flying off the road altogether… I found this out for myself early in the morning on the D888 between Rabastens – I wanted to get through there before 6.30 am, which I managed, though there were already quite a few vehicles on the road at that hour) and Gémil, and I had a real scare at least three times: vehicles skimming past me even though we were riding in a straight line and there were no other vehicles coming the other way. And the absolute worst of it – I couldn’t believe it at first – was when a van overtook me and, at the same time, a car overtook the van… I avoid this sort of road during the day.

Albi

It’s also very hot at the moment; cycling at night means I can cover long distances without suffering too much… I set off just before sunset, when it was a pleasant 28.5°C; the temperature dropped overnight to around 20°C and even 14.5°C at sunrise – it felt chilly, so I put on my light windcheater.

Coming across a fox is always a special moment.

This isn’t the first time I’ve visited Castres; it’s a town well worth a visit. Its history dates back to the 9th century with the founding of the Benedictine Abbey of Saint-Benoît, around which the town developed. In the 16th century, Castres became one of the main strongholds of French Protestantism. Following the Wars of Religion and the revocation of the Edict of Nantes, the town lost some of its influence, but retains a heritage shaped by that period.
The most iconic image of Castres is that of the colourful houses along the River Agout, often referred to as the ‘balconies over the Agout’. These former homes of weavers, tanners, dyers and leatherworkers, built on the riverbank to make use of its power and water, now offer a unique panorama, sometimes reminiscent of the quays of Florence.
The historic centre invites visitors to explore its ancient alleyways, its mansions, Place Jean-Jaurès, Saint-Benoît Cathedral – whose bell tower dominates the town – and the Jardin de l’Évêché, designed by André Le Nôtre. The Goya Museum, housed in the former episcopal palace, boasts one of the most significant collections of Spanish art in France.
Castres is also an industrial and innovative town. It is the birthplace of Laboratoires Pierre Fabre, founded in 1962 by Pierre Fabre, a pharmacist from Castres. Having grown to become one of France’s leading pharmaceutical and dermocosmetics groups, the company employs several thousand people in the region and is a major contributor to the local economy, whilst supporting numerous cultural, sporting and scientific initiatives.
The town also has strong links with the armed forces thanks to the 8th Marine Parachute Infantry Regiment (8th RPIMa), which has been based in Castres since 1963. An elite regiment of the Army, it regularly takes part in overseas operations and makes a significant contribution to the town’s economic and community life.
Finally, Castres is closely linked to Jean Jaurès, who was born here in 1859. A politician, Member of Parliament for the Tarn, brilliant orator and ardent defender of social justice, the Republic and peace, he remains one of the great figures of French history. The Jean-Jaurès Museum traces his life and intellectual legacy.
Today, Castres combines heritage, nature, cutting-edge industry, culture and Occitan traditions. Its famous market, its rugby club Castres Olympique, its economic dynamism and the tranquil banks of the River Agout make it a town where history and modernity come together harmoniously. No comment on the A69 motorway currently under construction…

Lisle-sur-Tarn

Lucie … A special mention for these shops in the Tarn (I tried the one in Albi at 4 am, by happy coincidence): 24-hour grocery shops where you go in with your debit card and a little message from the night watchman – who’s no doubt managing all the CCTV cameras across the various shops – help yourself, place your items on a scanning tray, pay, and head out. Excellent products at great prices. A much-appreciated break in Albi with a speculoos banoffee, a little Basque cake and an apple-strawberry juice.

Rabastens

Episode 1 – an Episode 2 is ready, but it’ll all depend on how well Episode 1 does at the box office… And mapping out this ride made me laugh, but I’m not keen on long straight stretches or rides that are too tarmac-heavy; I do like this sort of deeply introspective ride, but I’m certainly not going to overdo this ‘plane tree’ concept… I didn’t count the sheep (thank goodness – I’d have fallen asleep otherwise), nor the plane trees… I didn’t notice the time passing; I was worried I’d get bored on those long straight stretches, but the night helped make them less tedious.

Translated with DeepL.com (free version)

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